Lectures aidantes ….

Patricia d’Angeli: PSYCHOTHÉRAPIE – « Guérir vos blessures intérieures » ..Cet ouvrage vous parle de vous, de votre âme profonde et de ses multiples aspects : sage ou enfant intérieur, critique, masculin ou féminin. »(4e de couverture)
…il est aussi question de l’enfant intérieur, en tant « qu’enfant martyr, enfant meurtrier, enfant manipulateur, enfant affamé, enfant coffre. » (Elisabeth)

Edward PODVOLL, psychiatre et psychanalyste, a été élève d’Harold SEARLES et de Frieda FROMM-REICHMANN :

- Frieda FROMM-REICHMANN: Elle co-dirige avec Harry Stack Sullivan la clinique Chestnut Lodge où elle développe ses conceptions sur la communication des psychotiques.,
Un film avec Bibi Anderson Je ne t’ai jamais promis un jardin de roses (1977) est tiré d’un livre écrit par une de ses patiente schizophrène.

- Harold Searles Psychiatre et psychanalyste L’effort pour rendre l’autre fou (Ed Connaissance de l’inconscient) raconte ce qu’il ressent dans la rencontre avec « les psychotiques « -écrit en 1959 – parle de l’intolérable souffrance psychique
« Bateson et ses collaborateurs ont montré l’importance des injonctions parentales de nature contradictoire ou “double entrave”(double bind), dans l’étiologie de la schizophrénie. »
 » …tenter de pousser le parent à une folie évidente pour tous et pas seuleument pour lui: la famille et la collectivité partageront avec lui son fardeau. »

Roland Jaccard: L’Exil intérieur : schizoïdie et civilisation:
- insiste sur le rôle que joue  » les employés de la santé mentale (psychologues, psychiatres, ..)dans leur rôle de normalisation des conduites indispensables au bon fonctionnement de nos modernes médiocraties anonymes »-
- »Ce livre s’appuie notamment sur la pensée de Georges Devereux qui, par ses études sur la schizophrénie, en est venu à considérer nos psychoses comme étant ethniques, « nourries et entretenues par la civilisation moderne. »
- « La normalisation de nos conduites, de notre être, par la médecines et la psychiatrie, importe plus, a plus de poids que les idéologies politiques ».

A.R Damasio ; neurologue – Il a participé aux conférences du Mind and Life Institute, qui a pour but de promouvoir un dialogue entre la science et le bouddhisme.
pour lui ressentir et être conscient de la « notion d’individu unique et délimité est centrale »; il trouve dans son étude différentes sortes de Soi (Soi central, Soi autobiographique, Soi neuronal, Soi culturel…);
Le Sentiment même de soi : corps, émotions, conscience, Odile Jacob, Paris, 1999
« Enquête sur les mécanismes de la conscience au travers de l’étude neuropsychologique de cas de patients présentant des troubles de la conscience. »
Marie-Lise Labonté, “Le Déclic,” Ed de l’Homme, … à propos d l’Enfant Intérieur.
Forte de son expérience de psychothérapeute et de son expérience personnelle de la guérison, Marie Lise Labonté met en lumière le moment de grâce qui s’opère chez un individu et qui lui permet de passer de la destruction à la construction.
En expliquant les fondements de la personnalité et le processus d’individuation, elle nous permet de mieux comprendre pourquoi nous adoptons parfois des comportements autodestructeurs. Elle donne par la suite des clés pour désamorcer ces comportements et suivre la voie de la guérison.

Marie-Lise Labonté, « Accompagnement d’âmes » Edition Guy Tredaniel Editeur – Spiritualité-
Toute vie, toute histoire personnelle, est un passage. Et dans l’expérience de tout passage, il y a un mouvement et des transitions. La première de ces transitions, c’est le moment de notre naissance terrestre, de notre entrée dans le cycle de l’incarnation ; la dernière, c’est notre sortie de l’enveloppe physique et l’accès à d’autres plans de conscience.
Toutes ces transitions sont des appels de notre âme désireuse de partage. Elles entraînent la modification des flux vitaux et la libération des stases accumulées qui obstruent le mouvement de la vie. Elles nous incitent à modifier notre vision et à sortir des vieux schémas limitatifs pour retrouver un nouvel élan.(Notes de l’Editeur)

.. et puis
Don Miguel RUIZ extraits des 5 accords Toltèques – livre de poche
Faites de votre mieux : lorsque vous faites de votre mieux, vous ne laissez aucune chance à votre Juge intérieur de vous culpabiliser et de vous critiquer –
…Lorsque vous faites de votre mieux, vous apprenez à vous accepter …en étant conscient, vous pouvez apprendre de vos erreurs. Cela signifie vous exercer, regarder honnêtement les résultats de vos actions et continuer à vous exercer – cela accroît votre conscience –

p 59, quoiqu’il arrive n’en faites pas une affaire personnelle: en prenant les choses personnellement vous vous programmez à souffrir

Vous avez la possibilité de dire non quand vous voulez dire non et oui, quand vous voulez dire oui!
le jour où vous cesserez de faire des suppositions, vous communiquerez de façon propre et claire, libre de tout poison émotionnel.
p 81 -Vous avez le droit d’être vous meme – voilà une graine que vous devriez vraiment cultiver dans votre esprit
…Ne donnez pas à votre Juge intérieur la satisfaction de faire de vous une victime …Il est temps de mettre un terme à ces mauvais traitements
… Je dispose d’un jour de plus pour être moi-même

p 99- Chaque accord dont vous souffrez et que vous brisez doit être remplacé par un nouvel accord qui vous rend heureux
.. il faut y aller pas à pas et être patient avec vous-même
Au moyen de votre nouvelle perception ..j’aimerais que vous vous voyiez entrain de vivre votre nouvelle vie …dans laquelle
Vous n’avez pas à justifier votre existence, et où vous êtes libre d’être qui vous êtes vraiment
Vous avez la permission d’être heureux, votre vie est libre de tout conflit avec vous meme et avec autrui
Vous n’avez pas peur de demander, de dire oui, de dire non,à quiconque
Vivre sans crainte d’être jugé par autrui- vous n’adaptez plus votre comportement en fonction de ce que les autres peuvent penser de vous – vous n’êtes plus responsable de l’opinion d’autrui- vous n’avez plus besoin de contrôler quiconque, et personne ne vous contrôle plus non plus.
Vous pouvez vivre sans juger les autres- vous n’avez plus besoin d’avoir raison, ni de donner tord à autrui-
Vous vous respectez vous même ainsi que les autres et ceux ci vous respectent en retour
Vous n’avez plus peur d’être rejeté, ni besoin d’être accepté –
Vivre sans avoir peur d’explorer la vie- Vous n’avez plus peur d’être vivant, vous n’avez pas peur de mourir-
Vous vous aimez tel que vous êtes- Vous aimez votre corps tel qu’il est et vos émotions telles qu’elles sont. Vous savez que vous êtes parfait comme vous êtes.
p 32 Se maltraiter provient d’un rejet de soi, celui-ci résultant d’une image de la perfection à laquelle il est impossible de se conformer -l’idée qu’on se fait de la perfection est la raison du rejet de soi-meme- c’est à cause d’elle qu’on ne s’accepte pas tel qu’on est, ni les autres tels qu’ils sont.
… une parole pour créer, donner, partager, …

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L’Enfant Intérieur


Le thème de l’enfant intérieur me paraît intéressant parce qu’il me
semble qu’on a tous des parties « enfantines » bloquées dans des
expériences passées avec une part d’énergie vitale, de spontanéité, de
joie…
Ceci est sûrement encore plus vrai dans la psychose où le « clivage » est
plus grand.
………….
Je vous embrasse.
Elisabeth

* Bonjour Elisabeth, bonjour à tous,

Pour moi, c’est presque un acte de survie que de pouvoir le garder intact au
fond de moi -
le mien est le seul personnage intérieur qui peut gambader de partout – et je
m’entraine tout les jours – ! et lorsque je ne le fais pas..ça se voit!
il permet de me reconnecter à ce que j’ai de plus essentiel: entre rêverie et
espièglerie, ma/notre poésie intime -
en ce qui me concerne – j’ai pu le découvrir et le laisser agir, lui lâcher la
bride lorsque le cadre de la Sté le permet (!)
- C’est un véritable travail qui a pu se réaliser avec ma thérapeute – parce
qu’entre en parler d’une manière métaphorique et en faire une véritable
ressource- le dissocier, et être capable de se ressourcer avec – ça demande du
boulot et de voir la nécessité d’y passer du temps-
c’est devenu au fil du temps une sorte de méditation si l’on peut dire -
Je dois préciser que, pour moi, ça a été comme une sorte d’acte de
« réunification »; (je parle de la sensation) et qu’au moment des crises dites
psychotiques, (qui étaient pour moi de l’ordre du morcellement, de la
dissolution) j’en étais incapable; il a fallu trier, rassurer, unifier,
ré-intoduire le « jeu », mettre de l’espace et de la distance, en conscience -

j’avais commencé à faire un petit historique de l’enfant intérieur ….
.. On voit qu’il est présent et même depuis très longtemps, dans notre histoire
- du 1er siècle, le « puer aeternus  » chez Ovide en passant par  » L’infans qui
dévoilait l’invisible dans la tête de l’homme et dans le corps de la femme au
Moyen-âge (XIIe-XIIes); en 1958, CG Jung écrit: « Le Fripon divin: un mythe
indien  »  » il appartient aux plus anciens modes d’expression de l’humanité. Le
rire, l’humour, l’ironie bouillonnent dans tout ce que fait le Fripon ;.. »…
- il ressurgit tout le temps, heureusement – il nous semble bien nécessaire !
N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience, des résonances que ce Petit Enfant Intérieur suscite en vous
Bises à tous,
Biétrix

* Chère Biétrix, Merci pour ta présence et ce fil conducteur que tu tisses
entre nous! Le thème de l’Enfant Intérieur est pour moi un thème crucial
que j’ai déjà exploré a maintes reprise par des « visites » à l’enfant sous forme
d’Imagination Active, technique décrite dans  » Se guérir grâce a ses images
intérieures » Marie-Lise Labonté et Nicolas Bornemisza.
J’ai rencontré plusieurs âges, chaque étape porte une blessure ou un
traumatisme différent, du fœtus qui perd son jumeau, à l’enfant de deux
ans, toute repliée sur elle-même, ou l’enfant de 4 ans souffrant de ne pas avoir
un espace personnel, chaque rencontre fut une opportunité fantastique de
guérir une part de blessure, l’enfant blessé attend parfois avec inquiétude
que l’adulte que nous sommes devenus se souvienne de lui et l’apprivoise,
Mais si on va vers l’enfant avec l’attitude du persécuteur, alors il a peur
et se cache encore plus profondément.
Cela m’a pris un an pour que la petite repliée sur elle-même se retourne
vers moi, et sorte de son « autisme », il a fallu qu’un ami, qui me guidait,
me demande:  » Est-ce que tu perçois l’âme de la petite?  » Oui, dis-je, elle
est bleue, légèrement en dessus d’elle. En me mettant en contact avec la
dimension de l’âme de la petite, le changement s’est produit, elle s’est
réunifiée et s’est tournée vers moi.

J’ai créé un petit autel à l’enfant dans ma chambre a coucher, ainsi le
matin, ouvrant les yeux, je m’adresse à elle, nous avons nos rituels, nos
jeux, on fait « équipe »!

Ce qu’on peut dire c’est que au dessous de l’enfant qui porte la blessure
d’incarnation ( abandon, rejet, humiliation, trahison, injustice, non
reconnaissance) il existe  » L’Enfant de Lumière », avec qui c’est magique
de partir sur le dos d’une licorne pour explorer des univers féériques, plus
besoin de cassettes vidéo Walt Disney!!!! Je vous souhaite de le découvrir!

Dans son livre « Le Déclic, » Ed de l’Homme, Marie-Lise Labonté exprime
aussi beaucoup de choses à propos d l’Enfant Intérieur,
love
Y.

* Bonjour Y., Biétrix et tous,

Y., le complément que tu apportes à l’expérience de Biétrix est
très précieuse ainsi que les livres de Marie-Lise LABONTÉ.

J’ai bien aimé ta description des différentes réconciliations au fil du
temps. Je pense aussi que l’enfant blessé doit être approché avec
beaucoup de délicatesse et qu’il est important de lui demander « la
permission » à chaque prise de contact.
L’approche au niveau de « l’âme » paraît être une clé précieuse!
Et ton enfant de lumière à l’air génial.

Je lis l’ouvrage de PSYCHOTHÉRAPIE – Guérir vos blessures intérieures
(que nous allons diffuser), il est aussi question de l’enfant intérieur,
l’enfant martyr, l’enfant meurtrier, l’enfant manipulateur, l’enfant
affamé, l’enfant coffre.
Autant de facettes de l’enfant intérieur qui attend l’ouverture de notre
coeur.
Je vous embrasse.
Elisabeth

* Bonjour,
c’est interressant de vous lire et de constater que la synchronicité existe,
car au même moment où vous en parliez, (de l’enfant interieur) nous en
parlions aussi de notre côté avec Régine !
(on doit d’ailleurs réfléchir sur un texte concernant l’auto-manipulation en
periode de crise psychotique.)

l’enfant est certainement la partie de nous qui nous habite vraiment (dans le
sens du vérifiable), mais q’il est difficile de respecter tout le temps…ou
de le voir…

je suppose que c un travail de présence face à cette partie, qui a besoin de
confiance, pour s’exprimer, …

en art thérapie je l’observe, en atelier, la plupart du temps c le critique
intérieur qui nous rattrape, ou l’adulte désintéressé qui a tout vu, tout
fait, et que plus rien ne peut émerveiller…
l’enfant pourtant est là, s’exprime, mais amener l’adulte à l’aimer, voilà,
la difficulté.

alors comment faire ou refaire vibrer cette partie en nous, lui donner envie
de s’exprimer, sans crainte d’être jugée…?
je crois qu’il faut s’y accrocher, donner une sorte de foi, comme font les
artistes, car, ils y croient eux…en leurs œuvres…au prix de paraitre
ridicule…ils vont au bout du jeu.

je me retrouve confrontée à cela, aussi en cours, lorsque mon critique
s’agite, lorsque la psychanalyse, et les théories limitées de la psychiatrie
se dévoilent et s’agitent pour assurer un système…
alors il faut réapprendre à guider cet enfant rebelle, en rejet de tout, et
lui donner ce dont il a besoin pour grandir, tout en restant vivant, dans la
création..; et à la fois accepter les contraintes de l’histoire de la
psychiatrie pour un temps. c’est un challenge, et je ne le regrette pas,
malgré les tensions qui peuvent m’habiter temporairement durant ces moments.

Je vais devoir commencer à penser, une piste de mémoire, entre la théorie
psychanalytique, et l’alternative que propose les autres méthodes de soin,
comme ce qui est fait à la Tempérance, par exemple, (en tout cas, voilà, mon
internet ; l’alternatif, dans le collectivement accepté) et qui sort du cadre
limitant de la psychiatrie traditionnelle…
Annick de Souzenelle a un discours très concret sur ce sujet, et si vous avez
des pistes, des idées, des réflexions, j’aimerai vous lire…
Bises à tous
Stéphanie

Le 20/12/2010 10:06, N. a écrit :
* Bonjour à toutes et tous,
Je vous remercie aussi de m’avoir soutenue lorsque je n’avais pas le moral cet automne. Aujourd’hui je me sens beaucoup mieux et je réalise que passer à l’action est un remède à bien des souffrances. N’est ce pas cet état plus prononcé chez nos enfants qui les enferment dans un doute, une hésitation dans un monde où les terreurs les angoisses, les peurs les gouvernent. Est-ce cet enfant intérieur terrifié, en colère ou rebelle qui s’exprime en dehors de toute norme de la société, ce que nous appelons notre norme. Ou bien cet Enfant Intérieur est-il à ce point muselé, coincé ….
N.

* Bonjour N., bonjour à tous,

Ça me fait plaisir N. de te lire.
Nous accompagnons, en ce moment, 5 personnes qui sont venues pour régler leurs addictions (cannabis, alcool et autres) dont un jeune dit « schizophrène ».
Dans les intentions positives des addictions, ils parlent beaucoup de « se lâcher » (dérision, provoc, diverses façons d’être « hors limites »), peut-être qu’on peut voir aussi ici une quête de ‘l’enfant intérieur » joyeux, fantasque et quelque peu débridé qui a envie de refaire surface.
Comment concilier la joie et l’équilibre, la liberté et la sagesse…. sans que l’un ne soit destructeur et l’autre un peu usant ? Peut-être est-il important de retrouver et de rassurer l’enfant tous les jours pour que notre adulte reste créatif…
L’art est sans doute un bon moyen à condition d’oser et de prendre du temps.
Au plaisir de vous lire.
Je vous embrasse.

Elisabeth

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SYMPTÔME et CRISTAL

*Bonjour Anne-Sophie, Stéphanie, Biétrix, Dominique et tous,

Anne -Sophie je trouve très intéressant ce que tu écris sur l’intérêt des rites de passage qui me semblent aussi constructeurs et marquer dans notre culture occidentale d’où l’intérêt des « cercles de guérison » liés à l’assistance de base..

Oui, Stéphanie, je te suis dans l’idée que le symptôme peut être vu comme « un outil de préservation du moi en situation de grande angoisse » et qu’il est bien sûr à respecter et l’exemple des marins est pertinent.
C’est ce que nous faisons avec la PNL en parlant « d’intention » ou de « fonction positive » du symptôme (à conserver ou à recadrer). Exemple : pour une personne qui a des troubles compulsifs (tocs), le fait de se laver les mains (ou autre) est un instant de réconfort qui calme l’angoisse.
Mais que dire des « angoisses montantes », des appels au secours, un besoin d’être sécurisé, d’échapper à…? Bien sûr, c’est toujours très personnel.

Ce que j’ai aussi voulu questionner, c’est « le symptôme doit être respecté comme un trait de caractère  » : je me demandais si on pouvait voir le « défaut » apparent comme un trait potentiellement positif de la personnalité.
Exemples :
a) une personne qui sombre dans un délire de toute puissance est peut-être quelqu’un qui a un grand charisme (mais qui n’a pas encore trouvé son « thème » d’enseignement).
b) une personne plutôt schizoïde et introvertie peut-être quelqu’un de très sensible et délicat et avoir accès a beaucoup plus de profondeur que quelqu’un de plus « brut de décoffrage » et plus facilement intégré.
Qu’en pensez-vous ?
Si cette version est juste, on peut d’autant mieux valider les « ilots de clarté ».
…….
A bientôt.
Elisabeth

* Bonjour Elisabeth et toute l’équipe de l’Assistance de Base,

A la question:

Peux-tu (ou pouvez-vous) dire comment vous comprenez :
« le symptôme doit être respecté comme un trait de caractère »
Il est crée par utilité et ne doit pas être vu comme un déficit ».

Comme vous le savez, tout n’est que perspectives et concepts. En psychologie, il y a comme partout ailleurs un nombre considérable de perspectives et de concepts. En France, l’on trouve entre autres 2 grands courants: celui de la psychiatrie « officielle », qui en tant que médecine allopathique vise à éradiquer le symptôme comme étant elle même la maladie et nous trouvons sous le même toit (entre autres hopitaux psychiatriques) les psychanalystes d’obédience lacanienne entre autres (Jacques Lacan linguiste ayant redonné avec des outils linguistiques une nouvelle dynamique aux théories de Freud) qui considèrent le symptôme comme un langage symbolique de l’inconscient et une tentative d’auto-guérison. Pour essayer de simplifier: les psychanalystes estiment que l’on a soit une structure névrotique soit psychotique (les psychiatres et les psychanalystes n’ont pas les mêmes diagnostiques! il faut le savoir…) et que concernant la psychose il y ce qu’ils appellent « forclusion du Nom du Père »; terme lacanien plutôt hermétique que j’essaierai à ma petite échelle d’expliquer comme je peux (je suis une Jungienne): Lors de l’époque œdipienne, l’enfant ne vit pas symboliquement une tierce personne (généralement une figure paternelle) pour venir le « désaliéner » de la mère, le défusionner de tout ce qui représente symboliquement l’inconscient; Les peuples dits premiers ont toujours instinctivement mis en place des rites de passages à la puberté pour mettre de l’ordre dans tout ça: les mères font entre autres le deuil de leur enfant mâle car elle n’auront plus beaucoup de contact avec lui ensuite; l’enfant devient par le rite de passage encadré par des hommes, un homme et est considéré comme tel dans toute la communauté où il trouve dès lors une place légitime. Cela a une grande fonction symbolique nécessaire; dans nos civilisations, à défaut de « clair »rite de passage et d’accueil, les jeunes tentent de s’auto-guérir par des rites larvés (rave party- drogues-alcool-piercing-violence etc)pour ne trouver que rejet au bout du compte: de quoi remettre en activité les défenses psychotiques en route.

A bientôt
Anne-Sophie

* Je m’arrête juste sur l’idée de la structure psychique qui ressemblerait à un cristal…jolie image mais celle ci est-elle appropriée à tout le monde?
C’est bien expliqué le fait que nous soyons tous soumis à des angoisses, d’où la création des névroses et ensuite des psychoses.

J’apprends beaucoup de vos échanges…
Bonne soirée
Dominique

* Bonjour Elisabeth,

pendant le cours quand le prof a dit  » le symptôme doit être respecté comme un trait de caractère, il est crée par utilité et ne doit pas être vu comme un déficit  » pour compléter, il a été dit aussi ; « la structure psychique (qui se forme les 10 premières années de notre existence) ressemble à un cristal (avec ses lignes structurelles),si il tombe il se casse selon des lignes de fractures déjà présentes, invisibles à l’oeil du néophyte »

On est tous soumis à des angoisses, et on s’en protège en créeant les névroses traditionnelles, lorsque la structure sous-jacente est touchée, ce sont les psychoses, schizophrénies qui prennent forme de réponses et de solutions , ce sont les méthodes de défenses du moi (l’artillerie lourde dont parle le prof). Pour exemple : En situation de grande solitude, les marins créent des hallucinations pour répondre à l’angoisse grandissante de la situation physique.
ça s’explique comme un outil du fonctionnement psychique, de préservation du moi en situation de grande angoisse ; donc le symptôme devient la réaction naturelle qu’a trouvé l’esprit, et doit être vu comme quelque chose à respecter pour être dépassé et amené vers la santé…ce n’est pas un déficit, un manque de quelque chose, un problème à éliminer, mais bien à englober dans la part thérapeutique comme un outil avec lequel travailler, c’est peut-être évident ce que je dis, mais je relis tout ça de cette façon.
La pathologie difficile à dépasser temporairement ne doit pas être prise pour le mal à séparer de l’individu, mais bien comme une partie de lui, de la réponse donné pour palier à des angoisses archaïques, donc un processus de guérison en soi, mise en place par le moi.
Qu’en penses-tu, qu’en pensez-vous ?

à bientôt
Stéphanie

* Bonjour Stéphanie, bonjour à tous,

Tu décris bien tous ces moments de fermeture au flot de la vie, ces différents moments peuvent se retrouver selon les phases du cycle espoir/crainte.
La base repose vraiment sur la confiance à accepter pour lâcher les peurs -ou l’espoir « mégalo » et c’est bien sûr le rôle de l’équipe de rendre cette confiance possible.
Peux-tu (ou pouvez-vous) dire comment vous comprenez :
« le symptôme doit être respecté comme un trait de caractère »
Il est crée par utilité et ne doit pas être vu comme un déficit ».

Je vous embrasse.
Elisabeth

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Fusion et limites – Individu et fusion …

* Bonjour Stéphanie, bonjour à tous,
Je reprend une idée sur la « sensation de limite », que je ressens depuis quelque temps comme positive : je sens mes limites, donc je suis consciente de mon individualité et de mon identité propre- même si je me sens « séparée », et non plus dans un état ou désir de fusion, la sensation des limites peut être très agréable et je trouve que ça donne envie d’agir… « l’individualité singulière dépend de la limite » dit AR Damasio ; ressentir et être conscient de la « notion d’individu unique et délimité est centrale »; il trouve dans son étude différentes sortes de Soi (Soi central, Soi autobiographique, Soi neuronal, Soi culturel…); Je trouve cela aidant …

A bientôt
Biétrix

* Bonjour Elisabeth,
« ce quelque chose qui nous détruit »
ça pourrait être :
– la fermeture au monde, qui isole et nourrie des traits paranoïaques
– l’abandon de la confiance (celle qui profondément enracinée peut devenir compassion pour soi, et dans un second temps les autres)
- le risque du complexe égotique démesuré, qui empêche toute vraie rencontre, avec l’autre (la différence, le questionnement, le doute)
– la volonté de contrôle (garder une certaine image de soi)
– la chose qui fait croire que tout est fait, ce « je » suis seul à me comprendre, à comprendre « Ma » souffrance, qu’il n’y a plus rien à ajouter d’effort, de travail, de construction personnelle, de recherche de notre véritable identité. – se positionner face au monde en raison d’une fuite, ou d’un jugement de valeur hâtif (« ils sont méchant, je suis incompris » par exemple)
Et comme vous le faîtes, encourager, offrir la confiance perdue, et du temps, pour qu’une personne puisse se déposer, redécouvrir un intérêt réel d’aller vers le monde, avec ce qu’elle est.
je pense à une des phrases qui m’a interpellé en cours de psychopatho : « le symptôme doit être respecté comme un trait de caractère » et « il est crée par utilité, et ne doit pas être vue comme un déficit »..
Stéphanie

* Bonjour Stéphanie,

J’adhère tout à fait à ce que tu écris.
As-tu une idée sur « le quelque chose qui nous détruit ».

La formule abandonner « la fusion pour devenir un individu » est très
parlante, cette construciton de notre identité se fait au fil du temps
>avec les qualités que tu évoques (patience, discipline, compassion pour soi et les autres).

Nous sommes en formation d’assistance de base et c’est toujours
enrichissant et questionnant.

Je vous embrasse tous.
Elisabeth

* J’envoie juste quelques idées:

Est-ce à un moment donné une question de priorité sans discussion :
comme dans l’histoire du singe qui perd sa liberté et finalement la banane qui l’a rendue prisonnier, peut-être faut-il accepter de lâcher le délire comme une fausse réalité (idée d’une liberté personnelle finalement très restrictive)
conscience des risques vécus, encourus, inutiles, dont tu parles Elisabeth dans ton dernier mail « les retombées » ?

le déclencheur … LE DOUTE, LA CONVICTION peut-être que « je » ne suis pas que ça.
-la sensation profonde de la fausse réalité que l’on s’est construite, du
ressenti profond que l’on s’isole volontairement pour protéger quelque chose qui nous détruit finalement, qu’il faut repasser par un trou encore plus petit que soi, pour comprendre le fond des choses avec le temps, l’effort, la patience, celles qui nous ont fait trébucher à un moment donné…(ça c’est une vision que j’ai eu en Bourgogne après une session de peinture) : comme une deuxième naissance ; abandonner la fusion pour devenir individu

Stéphanie

* Bonjour N., bonjour à tous,

Merci N. pour ton témoignage dans lequel on se reconnaît, je crois, par moment.
Il m’est arrivé aussi de ne plus avoir envie de parler et je connais bien ce besoin de douceur, de calme et d’inactivités qui survient parfois.
L’accompagnement de J. nous a déjà fait réaliser combien la proximité de la personne en souffrance peut prendre de l’énergie et devenir épuisante… c’est parfois de l’héroïsme, tellement ça paraît inhumain.

Mais comme tu le dis O. semble progresser à son rythme (arrêt du tabac, choix des amis…) et de l’extérieur on voit bien que ce serait aidant pour lui et pour toi d’introduire d’autres personnes pour « mettre de l’espace » et de créer une équipe. Peut-être que tu pourrais exprimer « tes limites » comme tu le fais avec nous et c’est si précieux.

Je te livre deux remarques du livre « Vivre avec un malade psychique » que je suis en train de lire qui peuvent peut-être t’aider :

a) Concernant l’ambivalence des sentiments :
chaque membre de la famille peut passer par des états contradictoires
- l’envie d’aider la personne et celle de la laisser se débrouiller.
- la compréhension de sa souffrance et le besoin que l’on reconnaisse la sienne propre
- la compassion et la révolte
- l’affection et le rejet
- l’investissement et la fuite
- la patience et l’agacement

b) A propos de l’agressivité
« S’affronter, contester, redonne à la personne psychotique le sentiment de retrouver une identité. Elle retrouve une unité de soi dans la colère. Le savoir peut aider à faire face à cette agressivité et à attendre que se reconstitue peu à peu la conscience de soi ».

Et puis, comme dit Dominique, (j’aime sa formule concentrée en chaleur!), il y a toujours un rayon de soleil quelque part.
Ce qui ne veut pas dire qu’il faille pas mettre de limite comme l’a bien expliqué Anne-Sophie.
- le symptôme (phrases commentées et tous les autres.

Je vous embrasse tous.- Elisabeth

* Bonjour à toutes et tous,
Ces derniers temps je vis le silence, un silence intérieur qui peu à peu se transforme en silence extérieur. Je m’en aperçois au comportement des personnes autour de moi. Il semble qu’elles n’aient plus rien à me dire. Moi non plus je n’ai rien à leur dire et même si les mots sortent quelque fois pour tenter une conversation je sens leur manque de détermination. Il semble même que l’on n’ai pas envie de m’entendre parler comme si je dérangeais avec mes mots ma voix que seuls les autres avaient le droit de s’exprimer. Etrange sensation, d’autant plus qu’elle est arrivée au moment ou vous vous êtes toutes et tous mis à vous exprimer tellement fort tellement profondément avec un discours tellement particulier que je n’y comprenait presque plus rien. Alors je vous ai lu essayant de rentrer dans chacun de vos mondes je dois dire avec beaucoup d’étonnement et de difficulté. Moi qui ces temps-ci trouve difficilement tout le temps dont j’ai besoin pour réaliser cette formation en alternance que j’ai démarré en mars 2010. Je découvre le manque d’énergie, la fatigue, sans cesse dépasser ces limites au moment où j’ai le plus besoin de douceur, de calme et d’inactivité. Olivier a beaucoup évolué cet été il a accepté d’aller faire un stage de 10 jours à A.. Le travail lui conviendrait mais le fait d’être dans un milieu assisté médicalement et en compagnie de personnes encore « plus différentes » que lui est trop difficile à supporter. Cela lui rappelle trop l’hôpital. Il gère lui-même son traitement par injection. Il a décidé qu’il était très bien à la maison avec tout le confort matériel et l’amour de sa maman.et ne se sent pas d’aller travailler. Il a décidé d’arrêter de fumer le tabac et suis un traitement homéopathique qui semble lui réussir De mon côté j’ai adopté un profil « bas » pour éviter toute situation de crise et d’énervement. Cela m’amène en fait à réduire les personnes habilitées à rentrer à la maison. Je suis loin de mettre en place un groupe d’assistance de base. D’ailleurs O. affirme haut et fort qu’il ne veut voir personne. Il a fait le tri parmi ses copains et a compris que certaines fréquentations ne lui convenaient pas. Je réalise que la vie au quotidien avec une personne comme mon fils est épuisante. Il s’agit de négocier chaque situation, sachant que en un instant la colère peut débouler avec ses mots blessants et parfois même ses gestes violents. Son père a fait une réapparition dans le paysage familial et je n’ai pas le courage de le dissuader de venir à la maison. Alors que cela a été mon combat toutes ces années .Il veut nous aider et pense que nous devons nous entendre pour le bien d’O.. Cela fait effectivement du bien par certains côtés mais d’un autre cela provoque des tensions. Mon ex-mari faisant preuve de psychorigidité et réagissant violemment verbalement au comportement d’O.. Conclusion je suis obligé d’en calmer deux. Bref la vie n’ai pas facile. O. ne comprend pas pourquoi son père est autorisé à venir à la maison et me le reproche. Le reproche c’est au menu tous les jours : le traitement, les hospitalisations, l’incapacité à aller travailler. Je rêve de vacances et me sens découragée. Comment toujours renouveler cette patience ? Et pourtant Je réagis tout de même en m’accordant des moments avec des amis pour sortir un peu mais le coeur n’y ai pas. …J’ai enfin pu m’exprimer avec mes mots pour témoigner à ma façon. A bientôt.
N.

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Pensée-Energie

* Bonjour Stéphanie, bonjour à tous,

Je reviens sur ton texte – ça me touche ce que tu écris ;
Ce qui se construit avec la psychose, cette mise en relation psychose – folie et création -
j’aime bien la manière dont tu sors du problème avec l’histoire de la pensée en tant qu’énergie- il y a beaucoup encore à trouver avec ce travail de l’énergie en tant que tel

Garder son identité en tant qu’ »être capable » avant tout de générer, c’est regarder sous un autre angle toutes les capacités au lieu d’amputer et de restreindre; il s’agirait, avec la pensée énergie, de canaliser; ce qui est bien loin du formatage auquel on est soumis dès que l’on est un peu « différent »

La question du « Jaillissement » que tu poses : justement canaliser permettrait dans ce cas d’inscrire le geste dans la matière; une implication du corps va pouvoir inscrire l’énergie dans la durée -
Gros travail que celui d’amener la persistance du moi dans la durée, en conscience et à l’intérieur de soi, après le jaillissement – cela me semble primordial -

A bientôt,
Biétrix

Bonjour Yasmine et rebonjour Biétrix,

J’avais envie de vous répondre,

« Sortir du problème avec « la pensée en tant qu’énergie » comme tu dis Biétrix, oui ; et en même temps c un peu simplifié mon image, sachant que tout provient d’une source universelle, et est exprimé de multiples manières…peut-être à un moment donné concernant la notion de soin, faut-il l’affronter ce problème avec l’outil qui nous semble le plus cohérent…(l’art, la PNL, la psychanalyse, un regard observateur, la mise en place d’un rituel, d’un autre mode de vie …)
Dans le texte j’avais envie d’écrire quelque chose qui sorte d’une réponse un peu figée et qui ôterait la place à la partie du doute et son rôle dans l’histoire du « délire », et surtout qui avancerait une vérité pour tous…(peut-être ai-je réussi le challenge, peut-être pas ?)
Et pour rejoindre Yasmine ; dans l’écriture ; pour ma part, je trouve difficile de rester dans une suite cohérente, pour tenter de traduire la pensée, et de sortir aussi d’une tendance que je retrouve souvent, de dire une chose et de penser aussitôt l’inverse comme « un potentiellement possible » aussi…ce qui m’amène à penser que la question sur le thème du délire est en soi encore peut-être de l’ordre de la fascination ; c’est ce qui m’a frappé dans la première ligne d’Elisabeth « la question de qu’est-ce que le délire est très intérressante, voire fascinante ! »

Pour faire, agir, et rester dans le prolongement calme et serein de soi, sans tomber dans la course folle et mécanique des réactions…une certaine présence, et écoute est bien utile, cela dit je suis vite tentée de sauter dans le flot de la pensée en création qui s’envole et s’enflamme pour des contrées « inconnues »…
à bientôt à tous
« la question d’Elisabeth de l’envie de laisser la place à la sante mentale » m’interresse en ce moment,
comme thème de réflexion ; et surtout celle du partage finalement…
Stéphanie

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- Allégeance à la santé mentale et délire (échanges)

* Bonjour Stéphanie et bonjour à tous,

Oui, je trouve que le texte que as écrit, Stéphanie, n’a rien d’une réponse « figée » et laisse cette ouverture au questionnement…

J’ai pour ma part, quelque fois l’impression d’écrire des réponses figées, mais en même temps, ça me sécurise, c’est comme des repères (le côté « terre »), et je sais en même temps qu’il y a plein d’autres réponses possibles et le fait de le savoir me sécurise dans la mesure où je ne me sens pas comme quelqu’un de rigide. Je sais que c’est juste un point de vue structurant « dans l’instant » qui n’a rien d’absolu ou de totalitaire.

Le délire est fascinant, c’est une sorte de quête intempestive d’absolu, de vérité ultime, mais en même temps quant on en connaît les retombées, il peut aussi apparaître vain et dérisoire. je ne sais si vous comprenez ?

Qu’est-ce qui fait que par moment on ne peut plus rester dans la simple présence à soi et aux autres et que l’on part dans la « réaction » (émotionnelle, délire). Est-ce des mémoires, des connections à d’autres (personnes, lieux…) ?

Je suis contente que vous ayez envie de partager sur le thème de l’allégeance à la santé mentale.

Je vous embrasse.
Elisabeth

* Bonjour Stéphanie, bonjour à tous,
La question de qu’est-ce que le délire est effectivement très intéressante -voir fascinante!
Il me semble que « la peur de l’action » (ou du changement) peut être liée à un besoin de sécurité, voir d’intégrité.
Je trouve intéressant ce conseil d’E. M. de répartir l’intensité émotionnelle en choisissant plusieurs objets d’attention et en différant l’objet principal du désir -ce qui inscrit l’action et l’objet dans une temporalité.
Pour moi, je crois qu’une forme de « délire » (emballement de l’esprit) est lorsqu’on aune vison inspirante quelle qu’elle soit mais qu’on ne l’inscrit pas dans le temps, sans se permettre de voir les conséquences, les obstacles et les solutions à ces obstacles. l’idée de se laisser entraîner « tête baissée » par la vision sans prendre en compte l’écologie parce qu’on est accro à la vision (« compulsion »).
J’en arrive à la même conclusion que toi : « ce qui nous rend vivant… et avancer dans une réalité qu’on a crée, concrète ».
Avec l’idée que ce qui fait la différence c’est le partage et de tenir compte des autres pour se sentir reliés à eux et à la matière.
Pour ce que tu dis « pour les autres » c’est, tout à fait ce que nous vivons lorsque J. arrive à l’improviste (en dehors du planning établi!) et qu’on ne rien faire d’autre que s’asseoir avec lui, prendre le café ou le thé, l’écouter et parler….
En fait, c’est ce qu’il semble chercher la présence et la chaleur humaine;
……….
Je te souhaite une bonne semaine et merci.
Je lirai les autres avec plaisir.
Elisabeth

PS : Seriez-vous d’accord pour qu’on réfléchisse sur le thème : Qu’est-ce qui fait qu’à un moment donné, la personne « dite psychotique » (ou non) ait envie de « faire allégeance à la santé mentale » (avec l’idée de création, partage, intérêt pour autrui…) ?

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La schizophrénie n’est plus une maladie incurable -

Des psychiatres déclarent que 25% des personnes schizophrènes guérissent; La schizophrénie n’est plus une maladie incurable -
Vous pourrez regarder les psychiatres Dr Yann Hodet et Dr Lançon le constater dans l’émission :
« schizophrénie ennemie intime » sur la 5, réalisé par BENJAMIN BATARD

Ce documentaire sera rediffusé sur France 5 dans la nuit du 26 au 27 novembre à 0h52

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HANDICAP invisible, le handicap PSYCHIQUE

A Manosque le 18 novembre 2010

Un grand colloque sur le 1er HANDICAP en nombre,
le HANDICAP invisible,
le HANDICAP PSYCHIQUE

Colloque organisé par le Comité d’Entente Handicaps 04
et par Unafam/Espoir 04

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Psychose ou construction maladroite ….

Psychose ou construction maladroite ….

Serions-nous tous un peu psychotique sous des apparences normales ?

la seule différence est bien dans la façon de présenter la chose (soi) ; habillement, propreté, façon de communiquer, de consommer, de s’attacher, de regarder etc…

la construction maladroite se trouve dans la façon de choisir, et de sélectionner ce qui interresse, et de le rendre visible (dans le cas de la psychose). Pas de sélection organisée, ou allant vers une logique apparente de la pensée traditionnelle. je dis bien apparente…

Comment faire alors, la pensée étant ce qu’elle est, l’énergie de vie, celle du désir… la force de création est bien là, et quand ça s’emballe, comment trouver un compromis, sans se saborder, comme fou, sans troquer non plus la vérité de l’autre pour la sienne, au nom d’une guérison, ou de la pensée normale.

Accepter le phénomène comme inhérent à notre être, en acceptant un jour de s’en détacher, de lâcher la fascination pour le travail qu’effectue la pensée en création.

La peur (de lâcher) bloque dans un niveau mental (dans un monde), et de construction en déconstruction, annihile tout sens directionnel (peur de faire, on cherche le résultat tout de suite, ou simplement ça tourne en rond) ; conséquence, pas d’action, pas de résultat, pas d’inscription dans une matière quelconque. On en reste à la simple expression du jaillissement pur de l’énergie. Comme un peintre qui balance un premier coup de pinceau sans approfondir le trait, sans travailler la couleur…
Lorsqu’on a pas envie d’approfondir ça « apparait » comme une perte d’énergie.
En est-ce une ?

Pour exemple perso,
Ce que j’ai appris avec Elisabeth Masson, c’est libérer la peur d’action, en ouvrant une perspective positive, avec l’intention que je vais y mettre. C’était pour la peur de faire, de changer les choses que j’avais mystifiées dans mon quotidien (objets, pensées, activitées, etc…)

Quand une action me donne des palpitation, un achat etc, je détourne l’objet principal vers quelquechose de plus ligth, au lieu de me jeter sur l’objet de mon premier désir (auquel je pourrais m’identifier, et me sentir bloquée dans une sensation envahissante), je répartie l’intensité en choisissant plusieurs objets différents par exemple. Et ça démystifie, ça fait baisser la pression, et ça donne aussi un potentiel de futur (une prochaine fois…je reviendrais).
je peux aussi ne rien faire, mais que si je ne me stigmatise pas moi-même, dans un truc de « je fais en superficiel » par rapport à ceux qui rentre dedans…
vous me suivez ?

Avons-nous seulement le choix dans ce que nous vivons…?
choisir, démystifier, se désidentifier, ou encore, diminuer l’intensité, tenter de ne pas être absorbé dans quelques choses étrangères et non répertoriées… ?

Il me semble que nous sommes tous plus ou moins dans une forme de délire (refoulée souvent), mais comme celui-ci est organisé, il devient présentable, compréhensible, « partageable », disons même normal et accepté par le monde.
Ce qui nous rend vivant, n’est-ce pas cette saisie dans la pensée, dans la création, qui devient ensuite matière, pour finalement nous permettre de partager, de nous sentir moins seuls, et donc de devenir des êtres sociaux et avancer dans une réalité qu’on a crée, concrète.

Mais pour les autres…
Quand ce délire est mal construit, inconstructible, juste là pour poser questions, à celui qui le vit, et à ceux qui entoure la personne…
que faire ?, que dire ?, que penser ?
Dans une perspective de non jugement, et après avoir rencontré des personnes vivant dans une réalité différente…
je me demande :
qu’y a t-il à soigner lorsque la demande n’est pas verbale, peut-être seulement signifiée d’un regard…
Une simple présence bienveillante, un repas chaud,  une discussion dans la maison…n’est-ce pas cela l’assistance de base, image d’un soutien désinterressé.

Chacun détient en lui-même son propre système de guérison…
je crois que ce que nous cherchons constamment à surimposer à la réalité de ce monde, est le fruit de notre propre peur, insécurité, méconnaissance de l’impermanence.
Que ce soit face au délire du psychotique, ou face à une quelconque idée de guérir changer à tout prix ce qui est, la volonté de guérir, changer ce qui est autre vient de la même source d’inquiétude face à l’inconnu.
Alors, pris sous un autre angle, ce qui semble anormal recèle à mes yeux tous les enseignements des grands maitres de ce monde, cette fois sans mode d’emploi pour y avoir accès.
Les personnes qui vivent leur propre transformation intérieure, et qui construisent petit à petit leur propre enseignement, guérison, loin des modèles connus, sont comme les araignées qui tissent leur toiles loin des cadres reconnus, transmis et appris.

Sommes nous seulement assez humbles pour entendre le message silencieux sous-jacent ?
Continuons-nous à surimposer nos volontés à celles des autres pour mieux se conformer, se fondre dans une masse informe et peut-être encore plus douteuse ?

N’est-ce pas à nous de changer notre regard ? et d’ouvrir le cœur ?
un simple questionnement de plus… devant ce qui recèle selon moi,
( la guérison, l’action, la psychiatrie, la force, la tolérance…etc…) du mystère…

Stéphanie

* Bonjour Stéphanie,

Je viens de lire ce que tu as écrit et c’est vraiment bien décrit…si l’on était sur facebook, je mettrais simplement « j’aime » ;)
Dominique

* Bonjour Stéphanie, bonjour à tous,

Je reviens sur ton texte – ça me touche ce que tu écrits ;
Ce qui se construit avec la psychose, cette mise en relation psychose – folie et création  - j’aime bien la manière dont tu sorts du problème avec l’histoire de la pensée en tant qu’énergie- il y a beaucoup encore à trouver avec ce travail de l’énergie en tant que tel

Garder son identité comme « être »  capable avant tout de générer, c’est regarder sous un autre angle toutes les capacités au lieu d’amputer et de restreindre; il s’agirait, avec la pensée énergie, de canaliser; ce qui est bien loin du formatage auquel on est soumis dès que l’on est un peu « différent »

La question du « Jaillissement » que tu poses : justement canaliser permettrait dans ce cas d’inscrire le geste dans la matière,; une implication du corps inscrit l’énergie dans la durée -
Gros travail que celui  d’amener la persistance du moi dans la durée, en conscience et à l’intérieur de soi, après le jaillissement -  cela me semble primordial -
A bientôt,
Biétrix

Publié dans Psychose, Témoignages de vie | 3 commentaires

Qu’est ce qu’un environnement sain …?

Je voulais dire, partager mon sentiment de difficulté actuelle face à l’action, presque paralysant parfois, et devant tous ces sauts ou sursauts psychotiques qui me remontent à la figure, la réelle question de la santé, et surtout de l’environnement sain.
je crois aussi que j’apprends l’humilité même difficilement, et que cela demande une ouverture au monde que je croyais si facile. C’est la chose la plus dure aujourd’hui, d’accepter de participer au monde en acceptant de lâcher mes croyances, mes idéees sur les choses, les gens, etc… et il y en a du travail de présence et à faire…
je n’ai jamais sentie aussi fort de marcher sur le fil du rasoir entre remontées inconscientes, réalité, et désir d’action…
c’est un vrai labyrinthe, surtout un vrai travail de confiance et de lâcher prise, d’acceptation de l’autre, et par moment, j’ai du mal à voir ce qui reste de sain dans tout ça !
Stéphanie

* Bonjour Stéphanie et bonjour tout le monde,

Tu poses là, une question tellement importante. Qu’est ce qu’un environnement sain ?…
Mais oui, au fait qu’est ce qu’un environnement sain ? Comment savoir si notre environnement est sain ?
Et puis, c’est quoi au juste notre environnement ? Il commence où ? Il finit où ? Y a t-il des endroits où il est sain ? Et d’autres où il ne l’est pas ?
Des moments où il est sain ? D’autres où, il ne l’est pas ?

La réponse est évidement très personnelle……
A bientôt,
Bernard.

*
Pour moi l’environnement sain en ce moment, c’est un lieu en moi que je crée,
puisque techniquement je ne suis pas vraiment chez moi, et que la famille est
plus que présente, moi qui y suis presque allergique…présentement.
donc, je suis aussi consciente du travail que chacun a à faire, je ne
voudrais pas tout accepter non plus, et d’un autre côté, en guise de protection, car
je ne médite pas tous les matins…je surfe entre mes ilôts de clarté et
remontées inconscientes en restant consciente de ce que je fais. Donc action
consciente.
je suppose que c pas facile à vivre pour ceux qui cohabitent, car le silence
est mon copain ; je pense à ma mère…et en même temps, j’ai la profonde
conviction que c’est consctructif, jusqu’où, je sais pas ?
mais bon en attendant de déménager, c’est un peu le deal…
Stéphanie

* Bonjour à tous,

merci à vous Stéphanie et Bernard pour ces témoignages qui aident bien : on voit que l’on n’est pas tout seul à se dépatouiller dans ce genre de questionnements
…oui, ce sujet est vraiment pertinent et meme dans la façon de se  poser la
question à soi-même…

Pour moi le silence est ces temps ci bouillonnant – c’est plutot la révolte qui
a pris place – même la notion d’environnement sain m’énerve !
mais lorsque je donne mes cours alors évidemment je redeviens constructive et je fais sans effort tout pour créer un environnement doux et dynamique,
disponible  pour la personne; je suis contente « d’accueillir » – j’ai bien
travaillé cette notion, j’ai mes exercices, (le ménage de la pièce d’abord) ;
c’est très concret – visualiser la lumière, la chaleur pour qui arrive -
respiration .. J’aimais bien l’idée de la « toilette intérieure » qu’à donné
Elisabeth dans une formation -
mais pour moi toute seule ? non – rien à faire pour l’instant, c’est tout coincé
-
ça ne marche pas – je rumine – alors il faut que je sorte, que j’imagine quelque
chose, pour quelqu’un .. d’autre
..
Excellente journée à vous tous
Biétrix

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