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	<title>Psychose et Guérison</title>
	<link>http://www.psychose-guerison.com</link>
	<description>Le Chemin de la Compassion</description>
	<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 07:47:57 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
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		<title>Retrouver la Santé Mentale</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 07:36:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth FRIT</dc:creator>
		
		<category>Médias</category>

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		<description><![CDATA[Article paru dans le numéro 22 du bulletin de liaison de l&#8217;association Espoir 54.
A l’occasion de la Semaine d’Information sur la Santé Mentale le film suisse « Someone beside you » d’Edgar HAGEN, a été présenté au Forum de l’IRTS devant un public curieux, intrigué, décontenancé à certains moments, tant ce film autour de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Article paru dans le numéro 22 du bulletin de liaison de l&#8217;<a target="_blank" href="http://www.espoir54.org/spip.php?article51">association Espoir 54</a>.</p>
<p>A l’occasion de la Semaine d’Information sur la Santé Mentale le film suisse « <a href="http://www.someonebesideyou.com/fr/index_f.html">Someone beside you</a> » d’Edgar HAGEN, a été présenté au Forum de l’IRTS devant un public curieux, intrigué, décontenancé à certains moments, tant ce film autour de la pensée et de l’œuvre du psychiatre et moine bouddhiste intrigue et sort des sentiers battus.</p>
<p>Il fallait aller plus loin et se plonger dans le livre écrit par le Docteur Edward PODVOLL lui-même sous le titre original de « Retrouver la santé mentale » dans sa deuxième édition de 2003, mais dont le titre en français est devenu « Psychose et guérison : le chemin de la compassion ».</p>
<p>Ce livre imposant de près de 400 pages est donc paru en français aux Editions de la Tempérance, fin 2007. La Tempérance est un Institut de formation créé par Bernard et Elisabeth FRIT dans le Puy-de-Dôme. Lorsque ces derniers ont appris que le film allait être passé à Nancy, ils ont très gentiment adressé quelques exemplaires du livre aux organisateurs et animateurs de la soirée.</p>
<p><strong>Le travail de toute une vie</strong></p>
<p>Le Docteur PODVOLL, décédé en 2003, était psychiatre et psychanalyste, élève d’Harold SEARLES et de Frieda FROMM REICHMANN, diplômé de l’Institut Psychanalytique de Washington. Clinicien et enseignant très impliqué dans le traitement des psychoses il se tourna, parallèlement à ses recherches cliniques, vers la méditation bouddhiste afin d’approfondir sa compréhension des mécanismes de l’esprit humain.</p>
<p>Cet ouvrage parachève le travail de toute une vie au service de la guérison de la psychose.</p>
<p>La préface indique : « Tous les chapitres de ce livre démontrent que, conjointement et au sein même de la souffrance psychotique, existent toujours, en potentiel, la clarté et l’ouverture de l’esprit et du cœur », et l’épilogue ajoute : « l’intention de ce livre est d’inspirer à notre société plus de compassion dans notre manière de traiter les malades mentaux. A un degré ou un autre, ceci s’applique à chacun d’entre nous, car la folie est le souci de tout le monde : si vous avez un esprit, celui-ci peut devenir fou ; tant qu’il y a de l’égocentrisme, perdure la possibilité que la psychose s’en empare ».</p>
<p><a id="more-17"></a><br />
Deux grandes parties dans ce livre. La première, intitulée « Paraboles de folie » est une fascinante description du monde psychotique à travers plusieurs observations exceptionnelles.</p>
<p><strong>Le premier mouvement pour la défense des patients. </strong></p>
<p>La première est celle de John Thomas PERCEVAL (1803-1876), aristocrate anglais, fils de premier ministre qui se retrouva enfermé contre son gré dans un asile d’aliéné à l’âge de 29 ans. Libéré trois ans plus tard, il consacra toute sa vie à relater ce parcours solitaire de la psychose à la santé mentale en reprenant les rêves de ses propres pensées. Il écrivit son journal et dans un second volume évoqua son engagement social : il rencontre le Docteur ESQUIROL à la Salpêtrière et créa en 1846 « La Société des Amis des Aliénés Présumés ». Cette tentative structurée a été la première dans l’histoire de la psychiatrie pour la réforme des asiles par des anciens patients ! Ces patients remettaient déjà en question la légitimité des soins de longue durée pour tous les patients et préconisaient l’accueil  familial tel qu’il se pratiquait à Geel, en Belgique. Ils s’insurgeaient contre le fait de vouloir soigner de nombreux malades dans un même lieu, et contre l’étendue du pouvoir détenu par le personnel soignant.</p>
<p>« <strong>L’éveil de la compassion </strong>envers ses camarades internés avait été, pour Perceval, le moment décisif de sa guérison. Cela lui avait donné l’énergie ainsi que la résolution et le courage de retrouver sa santé, et au final, il y avait consacré toute sa vie ».</p>
<p><strong>Les risques du pouvoir</strong></p>
<p>La deuxième expérience relatée est celle de John CUSTANCE né en 1900 et atteint d’une psychose maniaco-dépressive à l’âge de 40 ans. Il écrivit lui aussi sur la nature de sa maladie. Carl JUNG - qu’il rencontra à Zurich - dira de cette étude : « Ce que l’auteur a découvert dans l’état maniaque concorde exactement avec mes propres découvertes ».</p>
<p>« La sensation d’être en communion mystique avec toute chose, écrit CUSTANCE, est la base même de l’état maniaque». « Quiconque traverse une crise maniaque est incapable d’échanges avec autrui ou de ressentir de la compassion pour les autres » ajoute-t-il plus loin.</p>
<p>« L’état maniaque est une sorte de folle plongée dans les profondeurs, un relâchement complet de toutes les contraintes bridant les grandes forces de l’instinct et de l’inconscient ». La psychose maniaco-dépressive consiste en partie à <strong>vivre dangereusement</strong>…</p>
<p>La troisième expérience relate l’épopée mégalomaniaque de Donald CROWHURST (1932-1969), ingénieur électricien qui se lança dans une compétition internationale. Marin inexpérimenté, il voulut faire le tour du monde en solitaire. « Je sui un homme courageux, disait-il, je suis capable de relever n’importe quel défi ou audace, de triompher de tout obstacle ». Au cours de ces mois de navigation solitaire sur l’océan, il devint fou. On ne retrouva plus jamais son corps…</p>
<p><strong>Henri Michaux</strong></p>
<p>Un important chapitre est consacré aux « grandes épreuves de l’esprit psychotique », inspiré de l’expérience de l’écrivain et peintre Henri MICHAUX dont neuf de ses livres explorent spécifiquement la nature de la psychose telle qu’elle se révèle sous l’emprise d’hallucinogènes. Ces écrits sont un apport essentiel en psychologie et restent pourtant assez méconnus.</p>
<p>« Au début d’une psychose, comme lorsque se déclare l’effet d’une drogue hallucinogène, on commence à perdre le contrôle volontaire sur son esprit ». Les « freins » du système lâchent… On se trouve dans un état second qui se transforme en une lutte pour la survie personnelle…</p>
<p>Henri Michaux développa une grande compassion et consacra une grande partie de son temps aux personnes se trouvant dans d’extrêmes souffrances mentales. Cette souffrance, il l’avait lui-même expérimentée tout petit, dans un climat de froideur et de repli émotionnel. Sa mère lui avait dit : « J’aurais préféré que tu ne naisses jamais ». Dès l’âge de cinq ans il s’évertua à atteindre une parfaite autosuffisance et rejeta tout contact intime avec le monde. Son enfance portait la cicatrice d’une disposition autistique. Sa guérison fut progressive et douloureuse, à travers l’écriture, la peinture, les voyages. « L’homme a besoin d’une quête lointaine, qui s’étende au-delà de la durée de sa propre vie » écrivait-il.</p>
<p><strong>Les moyens du rétablissement</strong></p>
<p>Tel est le titre de la deuxième partie de l’ouvrage. L’auteur prévient d’emblée : « A sa manière, le voyage vers la guérison est tout aussi spectaculaire et mouvementé que la descente dans la folie » car elle nous oblige à nous confronter à nous-même et nécessite « une courageuse implication personnelle et requiert de s’engager pour toute sa vie vers la santé mentale ». L’environnement thérapeutique de base consiste à réunir <strong>un cercle de personnes qui soutiennent la guérison</strong>.</p>
<p>En 1981, le Docteur PODVOLL initie le projet <strong>Windhorse</strong>, une structure d’accueil où vont être expérimentés les principes de « l’assistance de base ». Le symbole du « cheval du vent » emprunté aux mythes tibétains exprime l’énergie du corps et de l’esprit captés et mis au service de la guérison.</p>
<p>L’idée, c’est que la thérapeutique médicamenteuse ne suffit pas à traiter la psychose. Elle a d’ailleurs peu d’effet sur des phénomènes comme les voix, les visions et les délires. Les médicaments sont avant tout administrés pour exercer un contrôle sur les comportements. Ils soulagent et ont un rôle à jouer lorsqu’ils sont administrés avec grand soin, dans des doses aussi infimes que possible.</p>
<p>Ce qui est essentiel, c’est un environnement chaleureux et bienveillant apporté par une équipe de soin formée, capable de créer « une atmosphère de simplicité, de chaleur et de dignité. Lorsque les thérapeutes du groupe font des efforts concertés pour installer ce type d’environnement et d’ambiance, la guérison commence à avoir lieu ; des îlots de clarté se froment et fleurissent, et on peut se sentir à l’aise et activer la confiance en la guérison ».</p>
<p>Une équipe de base, hormis le patient, se compose d’un leader d’équipe, d’un thérapeute principal, de plusieurs autres thérapeutes et de deux compagnons de voisinage qui vivent dans la même maison. Chaque patient est accompagné par son thérapeute deux fois trois heures par semaine (trois heures, c’est le temps nécessaire pour faire des choses ensemble).</p>
<p>De nombreuses rencontres et réunions de l’équipe et des patients ponctuent la semaine. « L’équipe Windhorse est un réseau d’individus, chacun ayant une relation spécifique avec le malade, et c’est l’ensemble qui constitue le foyer thérapeutique […]</p>
<p>lorsque le thérapeute se rend compte de la richesse et de la fertilité immenses présentes dans la pathologie d’une autre personne, il s’en suit un relâchement qui permet de travailler avec les personnes telles qu’elles sont, sans qu’il y ait le moindre désir de les changer ». L’envie d’actes de compassion est constamment présente dans la vie des patients.</p>
<p><strong>Cette compassion est la clé de tout travail thérapeutique. </strong></p>
<p>A la fin des années 1800 le Docteur BLEULER, l’un des fondateurs de la psychiatrie moderne, avait lui aussi créé une communauté avec des malades mentaux chroniques. Il préconisait trois interventions thérapeutiques essentielles : élargir la communauté de personnes avec lesquelles les patients sont en relation, augmenter leur niveau de responsabilité personnelle, les aider à se détendre&#8230; Le Docteur BLEULER partagea ainsi sa vie pendant 12 ans avec ses patients : il cultiva la terre, fit la cuisine, coupa du bois… Bruno BETTELHEIM fit de même avec deux enfants autistes…</p>
<p>Maîtriser les errances de l’ego, apaiser le territoire personnel du patient et l’ouvrir à l’expérience des autres sont quelques uns des fruits d’une communauté thérapeutique.</p>
<p>Cette expérience livrée par le Docteur PODVOLL offre, on le voit, une perspective différente sur la nature de la psychose et son traitement. Si on comprend l’importance de l’environnement, « nous n’avons plus besoin de nous reposer uniquement sur les « experts » pour bannir la folie de nos vies » écrit-il dans l’épilogue de son ouvrage.</p>
<p>« Même au beau milieu de l’exaltation ou de la désolation psychotique, il est possible de s’accrocher à la terre et de conserver sa dignité. En cela réside, grâce à la proximité d’êtres humains attentionnés, la clé de la guérison ».
</p>
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		<item>
		<title>Critique dans le Bulletin des Médecins Suisses</title>
		<link>http://www.psychose-guerison.com/2008/09/09/dossier-de-presse-juillet-2008/</link>
		<comments>http://www.psychose-guerison.com/2008/09/09/dossier-de-presse-juillet-2008/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2008 08:53:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth FRIT</dc:creator>
		
		<category>Médias</category>

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		<description><![CDATA[Le soin aux patients souffrant de troubles psychotiques
reste complexe. Les traitements pharmacologiques
sont la plupart du temps indispensables,
quoique largement insuffisants. Par
conséquent, l’approche psychosociale qui l’accompagne
représente un défi pour le clinicien.
Dans ce sens, des travaux récents mettent en
exergue le principe du rétablissement, qui implique
de prendre le patient comme acteur de
son projet de vie et ce même si d’éventuels symptômes
persistent [2]. Malgré cela, de nombreux
systèmes de soins s’obstinent à perpétrer une
psychiatrie paternaliste, voire asilaire dans laquelle
le patient n’a qu’un rôle passif.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une critique assez approfondie de <a href="http://www.livre-pnl.com/titre/Psychose%20et%20Gu%E9rison%2C%20le%20Chemin%20de%20la%20Compassion">Psychose et Guérison</a> par Philippe Huguelet dans le <a target="_blank" href="http://www.saez.ch/html_f/2008/2008-30.Html">&#8220;<strong><em>Bulletin des Médecins Suisses</em></strong>&#8221; de Juillet 2008</a>.</p>
<p>Voici la première page de l&#8217;article :</p>
<p><img title="Article 1ere page" alt="Article 1ere page" src="http://www.psychose-guerison.com/pict/1325-1327%20Windhorse%20d%2030_31%20netz_Page_1.jpg" /></p>
<p>Le soin aux patients souffrant de troubles psychotiques<br />
reste complexe. Les traitements pharmacologiques<br />
sont la plupart du temps indispensables,<br />
quoique largement insuffisants. Par<br />
conséquent, l’approche psychosociale qui l’accompagne<br />
représente un défi pour le clinicien.<br />
Dans ce sens, des travaux récents mettent en<br />
exergue le principe du rétablissement, qui implique<br />
de prendre le patient comme acteur de<br />
son projet de vie et ce même si d’éventuels symptômes<br />
persistent [2]. Malgré cela, de nombreux<br />
systèmes de soins s’obstinent à perpétrer une<br />
psychiatrie paternaliste, voire asilaire dans laquelle<br />
le patient n’a qu’un rôle passif.</p>
<p><strong>Le rétablissement</strong><br />
C’est dans ce contexte que s’inscrit le livre<br />
d’Edward M. Podvoll. Ce médecin fut formé au<br />
traitement des psychoses par Harold Searles à<br />
Chesnut Lodge, aux Etats-Unis [3]. Fort de cet<br />
enseignement psychanalytique, il se tourna ensuite<br />
vers la méditation bouddhiste puis créa en<br />
1981 le projet Windhorse dans le but de soigner<br />
des patients souffrant de psychose, en impliquant<br />
notamment des préceptes bouddhistes. Le présent<br />
ouvrage décrit cette démarche. Il consiste en<br />
la traduction d’un livre paru en 1990, complété<br />
dans cette édition par deux annexes.</p>
<p><strong>Phénoménologie</strong><br />
Une première partie expose les situations de personnages<br />
historiques ayant décrit leurs propres<br />
épisodes psychotiques, spontanés ou consécutifs<br />
à la prise de substances. L’auteur nous amène<br />
à une compréhension phénoménologique intime<br />
de ces expériences. De manière très convaincante,<br />
il décrit le début de la psychose, caractérisée par<br />
la perte de contrôle. «On ne peut ni s’arrêter, ni<br />
commencer; une sorte de vaste système d’inertie<br />
a disparu […]. C‘est une zone de choc, l’expérience<br />
universelle, […] l’état second» (p. 157). De<br />
cet «état second» naissent ce que l’auteur appelle<br />
les micro-opérations, p. ex. l’accélération des<br />
idées, leur répétition, multiplication, prolifération<br />
… Dans cet état subsistent des «îlots de<br />
clarté», desquels la reprise de contact avec le<br />
monde va être envisagée dans le traitement. «Il<br />
n’est pas sot de dire que c’est l’hallucination qui<br />
rend fou et non pas la folie qui donne l’hallucination<br />
…» (p. 152). Très justement, l’auteur<br />
observe que ce tableau clinique impose deux<br />
réponses possibles: celle de se déchaîner ou celle<br />
de devenir apathique.<br />
C’est à cette phénoménologie que le thérapeute<br />
va être confronté dans son contact aux patients.<br />
«Le retour à la santé ne peut se produire<br />
qu’au sein d’un environnement sain, dans une<br />
atmosphère de compassion et de respect, qui<br />
peut favoriser le déroulement des étapes de la<br />
transformation» (p. 139). Podvoll mentionne<br />
une situation illustrative au XIXe siècle: «[…]<br />
pour atténuer cette influence médicale, [le patient]<br />
milita de plus en plus pour que les prêtres<br />
participent aux soins des aliénés» (p. 83).</p>
<p><a id="more-15"></a><br />
<strong>Le projet Windhorse</strong><br />
La deuxième partie du livre décrit le développement,<br />
puis les principes de la prise en charge<br />
Windhorse. La synchronisation entre le corpset l’esprit en est la notion clé. «En quelques<br />
mots, la synchronisation corps-esprit consiste<br />
à être conscient du corps, de l’esprit et, en même<br />
temps, de l’activité que l’on entreprend» (p. 249).<br />
L’auteur appelle cela la «méditation en action»,<br />
laquelle peut consister en des exercices respiratoires.<br />
Podvoll introduit également le concept<br />
«d’assistance de base», accompagnement des<br />
patients organisé sous forme de plages de trois<br />
heures où le soignant accomplit diverses démarches.<br />
Cela dans le contexte d’une équipe où<br />
les intervenants se consacrent au rétablissement<br />
du patient, en relation directe avec les «îlots de<br />
clarté». L’action thérapeutique consiste principalement<br />
à «être présent», donc à être attentif<br />
et en même temps discret. Cette pratique s’inspire<br />
de la compassion enseignée dans la tradition<br />
thérapeutique bouddhiste (donner et recevoir).<br />
«En inspirant, on ‹prend› sous forme d’obscurité,<br />
de solitude et de claustrophobie, la souffrance<br />
d’une ou de plusieurs personnes. Sur l’expiration,<br />
on envoie généreusement vers l’extérieur la notion<br />
de santé fondamentale, en l’accompagnant<br />
d’une sensation de fraîcheur, de légèreté et de<br />
présence amicale» (p. 277). Dans ce contexte<br />
thérapeutique, l’amitié peut apparaître entre le<br />
thérapeute et le patient, d’une manière peu en<br />
phase avec les techniques occidentales, mais tout<br />
en même temps semble-t-il très bien maîtrisée.<br />
Ces démarches favorisent la responsabilité<br />
des patients, en les faisant avancer dans leur chemin<br />
vers le rétablissement. Destinée aux thérapeutes,<br />
mais aussi aux familles de patients, cette<br />
prise en charge s’appuie donc sur la tradition<br />
bouddhiste, notamment par la «dissolution de<br />
l’égocentrisme» et de sa territorialité, sa possessivité.<br />
«Enlever progressivement les oeillères restrictives<br />
de l’ego apporte une meilleure perception<br />
du monde sensoriel et permet de reconnaître<br />
le sens du sacré et de la dignité dans la vie<br />
ordinaire. En cela, j’ai découvert le traitement le<br />
plus puissant pour la guérison de la psychose,<br />
ainsi qu’une inspiration majeure pour impulser<br />
chez quelqu’un un mouvement d’allégeance<br />
vers la santé» (p. 316).</p>
<p><strong>L’approche psychothérapeutique</strong><br />
Dans la dernière partie de l’ouvrage, l’auteur<br />
décrit son analyse personnelle avec Searles, qui<br />
dura sept ans. Il nous donne des clés intéressantes<br />
sur la manière dont il a modifié la cure<br />
pratiquée par son Maître pour l’appliquer dans<br />
son projet, qui implique aussi un suivi psychothérapeutique.<br />
Il peut ainsi faire un lien entre<br />
l’expérience du transfert en jeu dans le traitement<br />
analytique et «l’interpénétration émotionnelle<br />
» décrite par les bouddhistes. S’ensuit enfin<br />
une discussion sur cette dialectique «identité vs.<br />
transcendance du sentiment de soi».<br />
Pour un psychiatre habitué aux traitements<br />
«bio-psycho-sociaux» contemporains, maniant<br />
donc à la fois la psychopharmacologie et l’approche<br />
humaniste, la lecture d’un tel ouvrage<br />
ramène forcément à des sentiments mitigés.<br />
D’abord sur la forme: l’auteur adopte à la fois une<br />
écriture assez confuse, mais en même temps dirigée<br />
vers un but très précis. A ce sujet d’ailleurs,<br />
pourquoi commencer un tel livre par des témoignages<br />
historiques? Podvoll veut sans doute<br />
nous faire comprendre par là que l’approche<br />
d’un patient psychotique impose une capacité<br />
d’empathie importante, de même qu’une bonne<br />
compréhension des mécanismes en jeu.</p>
<p><strong>Les médicaments</strong><br />
Il écrit par contre à quelques reprises des lignes<br />
parfois caricaturales, voire simplistes. Par exemple,<br />
la description phénoménologique mentionnée<br />
plus haut est suivie d’une théorisation un<br />
peu folklorique: «[…] lorsque le ‹cocktail› produisant<br />
la psychose engendre un déséquilibre<br />
neuro-électrique, cela réquisitionne et mobilise<br />
les rythmes corporels intrinsèques et ‹inconscients›.<br />
Ce déséquilibre amène les rythmes à la<br />
surface […]» (p. 196). Aussi, sa position face aux<br />
traitements antipsychotiques est à la fois justifiée<br />
dans le contexte des années 70, mais tout<br />
en même temps peu «scientifique». Il écrit par<br />
exemple: «On sait actuellement que la thérapeutique<br />
médicamenteuse ne suffit pas à traiterla psychose et qu’elle n’a pas d’effet sur les<br />
phénomènes particuliers tels que les voix, les<br />
visions et les délires» (p. 237). Cette simple<br />
phrase combine un élément parfaitement exact<br />
et un autre complètement faux! Sa manière de<br />
décrire comment baisser le traitement est plutôt<br />
juste quoique sommaire au vu des connaissances<br />
récentes [4]. Cela n’empêche pas Podvoll<br />
de décrire quelque chose de profondément vrai,<br />
par ailleurs évoqué dans d’autres contextes [5]:<br />
la présence d’un environnement non stressant<br />
permet aux patients de diminuer le dosage de<br />
leurs médicaments.<br />
Enfin, une limite du programme Windhorse<br />
est qu’il n’a jamais fait l’objet de recherches selon<br />
des critères scientifiques établis. Mais le but visé<br />
dans un tel programme est-il vraiment du ressort<br />
de la recherche? Peut-on pleinement mesurer le<br />
bonheur, la réalisation de soi? Il est des situations<br />
où on peut se rendre compte qu’une prise en<br />
charge fonctionne, sans étude randomisée …</p>
<p><strong>En conclusion</strong><br />
La pertinence de l‘approche humaniste teintée<br />
de bouddhisme du projet Windhorse nous paraît<br />
établie. La dimension scientifique qui la soustend,<br />
de même que le regard porté sur les médicaments<br />
sont par contre encore largement discutables.<br />
Selon nos informations récentes, le projet<br />
Windhorse a survécu au décès en 2003 de son initiateur.<br />
Après quelques contacts avec les responsables<br />
actuels, il nous semble que le programme<br />
s’est maturé dans le sens d’une meilleure intégration<br />
entre la prise en charge et le traitement<br />
pharmacologique. Quoi qu‘il en soit, le lecteur<br />
(qu’il soit médecin, thérapeute d’une autre filière<br />
ou proche de patient) y trouvera nombre de clés<br />
susceptibles de l’aider à faire face aux patients<br />
souffrant de troubles mentaux sévères, dans une<br />
perspective de rétablissement. Aussi et surtout, il<br />
nous donne des éléments précieux pour discuter<br />
avec les patients et leurs proches de ces traitements<br />
qu’ils pensent être alternatifs à ceux de la<br />
psychiatrie traditionnelle.</p>
<p><strong>Références</strong><br />
1 Podvoll EM. Psychose et Guérison. Le Chemin de la<br />
Compassion. Paris: Edition de la tempérance; 2008.<br />
2 Huguelet P. Le rétablissement, un concept organisateur<br />
des soins aux patients souffrant de troubles<br />
mentaux sévères. Schweiz Arch Neurol Psychiatr.<br />
2007;158:271-8.<br />
3 Searles H. L’effort pour rendre l’autre fou. Paris:<br />
Gallimard; 1977.<br />
4 Calton T, Ferriter M, Huband N, Spandler H. A systematic<br />
review of the Soteria paradigm for the<br />
treatment of people diagnosed with schizophrenia.<br />
Schizophrenia Bull. 2007;34:181-92.<br />
5 Hogarty GE. Expressed emotions and schizophrenic<br />
relapse: implications from the Pittsburg Study.<br />
In: Alpert M (ed.). Controversies in Schizophrenia.<br />
New York: Guilford Press; 1985.
</p>
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		<title>&#8220;Libéré sans Parole&#8221; de Claudette Rossi - Extrait n° 1</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Aug 2008 13:03:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth FRIT</dc:creator>
		
		<category>Témoignages</category>

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		<description><![CDATA[Premier extrait du texte &#8220;Libéré sans Parole&#8221; de Claudette Rossi, dans lequel elle nous relate sa &#8220;prime rencontre&#8221; avec Monsieur H., pensionnaire depuis 32 ans de l&#8217;hôpital psychiatrique au sein duquel elle intervient. Elle sera, par la suite, amenée à accompagner sa sortie et son installation définitive hors des murs de l&#8217;établissement.
La prime Rencontre
Alors que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Premier extrait du texte </em>&#8220;Libéré sans Parole&#8221;<em> de Claudette Rossi, dans lequel elle nous relate sa &#8220;prime rencontre&#8221; avec Monsieur H., pensionnaire depuis 32 ans de l&#8217;hôpital psychiatrique au sein duquel elle intervient. Elle sera, par la suite, amenée à accompagner sa sortie et son installation définitive hors des murs de l&#8217;établissement.</em></p>
<p><strong>La prime Rencontre</strong></p>
<p>Alors que je traversais le parc de l&#8217;hôpital, par une douce journée de printemps, je l&#8217;ai aperçu. Il était arrêté, mains dans le dos, allure nonchalante, l&#8217;air rêveur et le regard perdu dans la contemplation d&#8217;un arbre en fleurs, nimbé d&#8217;or. Son visage, tendu vers le ciel, était d&#8217;une sérénité contemplative. Son corps, légèrement incliné en arrière, tel un « roseau pensant », semblait animé d&#8217;un balancement à peine perceptible, comme s&#8217;il était bercé par des bras invisibles, au son d&#8217;une musique sacrée. Vision insolite qui a attiré mon attention. Je me suis arrêtée un instant et l&#8217;ai regardé en silence pour ne pas troubler cette scène singulière, car il ressemblait à un poète en quête d&#8217;inspiration. Il semblait totalement détendu, perdu dans un ailleurs invisible, et humait, avec délectation, aurait-on dit, les premières effluves printanières, entièrement abandonné à sa méditation. Cependant, un trait paradoxal flottait dans ce tableau bucolique. Qu&#8217;était-ce donc ? Sa stature, la forme de son visage, sa barbe, tout en lui me faisait penser à Victor Hugo et cependant - était-ce là le paradoxe ? - quelque chose de béotien émanait de lui. Les béotiens, habitants de la Béotie, région de Grèce, passaient, chez les grecs de l&#8217;Antiquité, pour ignorants et sans esprit. Par extension, un béotien est un être lourd, peu ouvert aux lettres et aux arts, de goûts grossiers. Qu&#8217;est-ce qui, dans ce tableau lyrique, pouvait bien m&#8217;évoquer ce trait philistin ? Peut-être son aspect mastoc, trapu, sa silhouette massive.</p>
<p>Après l&#8217;avoir regardé pendant quelques secondes en silence, je me suis avancée vers lui pour lui adresser la parole. Je l&#8217;ai salué avant de lui dire qu&#8217;il ressemblait à un poète&#8230; Émergeant de sa contemplation avec lenteur, il s&#8217;est tourné vers moi sans diligence, m&#8217;a écoutée et a éclaté de rire, une étincelle de joie vive dans les yeux. Nous avons conversé un instant avant de nous séparer. Première rencontre qui aurait pu s&#8217;exprimer dans une églogue, petit poème pastoral ou champêtre, comme en écrivaient Virgile ou Ronsard, tant elle était extravagante et poétique.</p>
<p>Les rencontres suivantes furent plus prosaïques, car elles ont toutes eu lieu dans le self de l&#8217;hôpital, où Monsieur H. passe parfois de longues heures, assis, seul, les bras croisés appuyés sur une table, le corps avachi, penché en avant, menton dans la poitrine, l&#8217;air renfrogné et bourru. À chacun de mes passages, quand je le voyais fermé, peu accessible, je n&#8217;allais vers lui que s&#8217;il levait les yeux, m&#8217;invitant, en quelque sorte, à le rejoindre. Quand il ne veut pas qu&#8217;on l&#8217;aborde, il enfonce davantage le menton dans le cou, rehausse un peu plus les épaules, comme s&#8217;il voulait se dissimuler à l&#8217;intérieur de lui-même. Ces autres rencontres ont été rares et ont émaillé ces trois dernières années.</p>
<p>Ce personnage hétéroclite m&#8217;a, ce jour de printemps 2005, ouverte à un désir professionnel. Désir qui est resté en suspens jusqu&#8217;à ce que le Docteur Z. m&#8217;interpelle, le mercredi 13 février 2008, pour me formuler sa requête.</p>
<p>Avant d&#8217;aborder l&#8217;anamnèse de Monsieur H., et de relater le travail effectué par les professionnels du soin au cours des trente deux dernières années - sa première hospitalisation datant de 1976 - je vais développer un questionnement professionnel, suscité par une situation vécue dans le cadre de son « projet » de sortie. Pour mieux comprendre cette interrogation, il est nécessaire de savoir que depuis son arrivée dans notre secteur, il y a seize ans, il s&#8217;est peu à peu coupé du monde extérieur, ne sortant plus de l&#8217;enceinte du parc de l&#8217;hôpital depuis des années.
</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Colloque &#8220;D&#8217;une Clinique Autre de la psychose (La Porte de la forclusion)&#8221; - 4 et 5 octobre 2008 - Hôpital Montperrin - Aix-en-Provence</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Aug 2008 10:15:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth FRIT</dc:creator>
		
		<category>Témoignages</category>

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		<description><![CDATA[Claudette Rossi, Psychanalyste-éducatrice spécialisée en psychiatrie adulte, dont le travail va dans le sens de celui du Docteur Podvoll, organise les 4 et 5 octobre 2008 un colloque à l&#8217;hôpital Montperrin à Aix-en-Provence sur le thème de la psychose.
A suivre dans de prochains articles, extraits de ses textes « D&#8217;une Clinique Autre de la psychose [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Claudette Rossi, Psychanalyste-éducatrice spécialisée en psychiatrie adulte, dont le travail va dans le sens de celui du Docteur Podvoll, organise les 4 et 5 octobre 2008 un colloque à l&#8217;hôpital Montperrin à Aix-en-Provence sur le thème de la psychose.</p>
<p>A suivre dans de prochains articles, extraits de ses textes <em>« D&#8217;une Clinique Autre de la psychose »</em> et <em>« Libéré sans parole »</em>.</p>
<p align="center">
<p align="center"><strong>ARGUMENT GENERAL DU COLLOQUE<br />
</strong></p>
<p class="MsoNormal">D&#8217;une expérience singulière, étayée et enrichie par plusieurs cas cliniques offrant une vision protéiforme de la manifestation psychotique, émerge une nouvelle approche de la structure originelle de la psychose, sous sa forme la plus archaïque.</p>
<p class="MsoNormal">Autour d&#8217;un tronc structurel commun, des axes de réflexion, sous-tendus principalement par les notions de forclusion, exclusion, et passage se recouperont et s&#8217;articuleront en une chaîne signifiante, permettant de ré-envisager le sujet à structure psychotique dans sa présence à lui-même, au monde qui l&#8217;entoure et à l&#8217;univers des soignants -qu&#8217;il s&#8217;agisse du cadre analytique ou institutionnel- et de percevoir sous un nouvel éclairage l&#8217;interactivité de ces univers.</p>
<p align="center" class="MsoNormal">
<p align="center" class="MsoNormal">
<p align="center" class="MsoNormal"><strong>PROGRAMME<br />
</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Samedi 4 octobre</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>9H30</strong> : <em>Accueil</em></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>10H</strong> : <em>La Porte de la forclusion</em></p>
<p class="MsoNormal">La question de la for-clusion sera abordée bien au-delà de la traduction étymologique littérale : « enfermement dehors. » Si <em>fors </em>signifie « dehors », il est issu de <em>fores</em>,-is qui signifie la porte (de maison, particulièrement celle qui s&#8217;ouvrait au-dehors). Symboliquement, que représente cette porte et pourquoi les Sujets à structure psychotique sont-ils enfermés dehors ? Le franchissement de cette porte est-il possible ? Le Sujet est-il forclos à jamais ?</p>
<p class="MsoNormal"><em>Modératrice </em>: Christiane Dieppedalle</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>12H</strong> :<em> Pause repas</em></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><em><strong>14H30</strong> : Transfert psychotique ou « Transfert d&#8217;Am-ur »</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>« Vous avez fait un trou dans ma fonction paternelle. »</em></p>
<p class="MsoNormal">Cette parole d&#8217;une analyste à son analysante, verbalisée en aval de la cure, exprime très exactement l&#8217;effet du Transfert d&#8217;Am-ur psychotique sur le psychisme de l&#8217;analyste.<br />
Confronté à ce « trou », comment l&#8217;analyste réagira-t-il ? Ce Transfert révèlera chez ce dernier le « noeud gordien », à savoir le Non du Père, à l&#8217;origine de la structure oedipienne.</p>
<p class="MsoNormal"><em>Modératrice </em>: Frédérique Saldès</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>Dimanche 5 octobre</strong></p>
<p><strong>9H30</strong> : <em>Accueil</em></p>
<p class="MsoNormal"><strong>10H </strong>: <em>Psychose et for-clusion, psychiatrie et exclusion</em></p>
<p class="MsoNormal">« Sortir les chroniques » de psychiatrie&#8230; Les méthodes utilisées peuvent parfois s&#8217;apparenter à de l&#8217;exclusion.. Quel impact cette exclusion peut-elle avoir sur des Sujets à structure psychotique, marqués par la forclusion ? Cette réflexion nous amènera à nous interroger sur le soin.</p>
<p><em>Modérateur</em> : José Guey</p>
<p class="MsoNormal"><strong>12H</strong> : <em>Pause repas</em></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>14H30</strong> : <em>D&#8217;une écriture poétique de la psychose</em></p>
<p>Le Sujet à structure psychotique baigne dans le monde des images. Il sera démontré qu&#8217;au-delà du symptôme se trouve la poésie…</p>
<p>Pour Claudette Rossi, rien de thérapeutique ne peut s’enclencher tant que la Rencontre ne se réalise pas dans ce bref espace-temps où le merveilleux transcende le concret de la réalité banale du symptôme, le sublimant. Ces êtres hors du commun éveillent en elle une écriture poétique qui, dès la première ébauche, traduit l&#8217;inexprimable de la Rencontre.</p>
<p>Dans ce contexte particulier, l&#8217;écriture ex-prime et ex-scrit ce qui, dans la psychose ne s&#8217;im-prime pas et ne s&#8217;in-scrit pas. Elle est le liant transférentiel qui laisse la trace<br />
écrite de l&#8217;impossible inscription.</p>
<p><em>Modérateur </em>: Urbain Azard</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><strong>17H</strong> :<em> Fin du colloque</em></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p align="center" class="MsoNormal"><strong>TEXTES DE CLAUDETTE ROSSI</strong></p>
<p align="left" class="MsoNormal"><em>« D&#8217;une Clinique Autre de la psychose »</em></p>
<p><em>« Libéré sans parole »</em></p>
<p>(Avec envoi 6 euros)</p>
<p><strong><br />
Colloque D&#8217;une Clinique Autre de la psychose (La porte de la forclusion)</strong></p>
<p>Samedi 4 et dimanche 5 octobre 2008<br />
Hôpital Montperrin<br />
109, avenue Petit Barthélémy<br />
Aix-en-Provence</p>
<p align="left" class="MsoNormal">BIBLIOTHEQUE FREUDIENNE SERGE ZLATINE (Association loi 1901)<br />
30, avenue de Sainte-Anne<br />
13008 Marseille</p>
<p class="MsoNormal">
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		</item>
		<item>
		<title>Je suis atteint de schizophrénie&#8230;</title>
		<link>http://www.psychose-guerison.com/2008/06/06/je-suis-atteint-de-schizophrenie/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Jun 2008 09:40:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth FRIT</dc:creator>
		
		<category>Témoignages</category>

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		<description><![CDATA[Je suis atteint de schizophrénie déclarée. Je suis actuellement sous traitement, qui m’a été imposé, intramusculaire de rysperdhal (antipsychotique), j’ai également été traité par tercian, clapixol, solian et d’autres médicaments dont je ne me souviens plus les noms.
J’ai été hospitalisé environ 10 fois (je dis environ car des fois je ne suis pas resté et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Je suis atteint de schizophrénie déclarée. Je suis actuellement sous traitement, qui m’a été imposé, intramusculaire de rysperdhal (antipsychotique), j’ai également été traité par tercian, clapixol, solian et d’autres médicaments dont je ne me souviens plus les noms.</p>
<p class="MsoNormal">J’ai été hospitalisé environ 10 fois (je dis environ car des fois je ne suis pas resté et on m’a laissé sortir). J’estime, et même je suis certain d’avoir guéri à plusieurs reprises par différentes méthodes.</p>
<p class="MsoNormal">Le fait que j’aie rechuté est du à un sentiment d’insécurité vis-à-vis de la psychiatrie ; je suis persuadé que beaucoup de psychiatres savent qu’on peut guérir de schizophrénie. Pourtant, dans les hôpitaux psychiatriques, on crée des blocages psychologiques parce qu’on ne veut pas entrer dans le délire schizophrène, on le bloque, on l’emprisonne. Bien souvent, on colle une étiquette à vie sur la personne concernée. On la stabilise, on l’immobilise, (dans tous les sens), le terme le plus exact est on l’empêche.</p>
<p class="MsoNormal">A cause des médicaments, elle devient esclave de son psychiatre, incapable de gérer et de commander sa vie.</p>
<p class="MsoNormal">Les schizophrènes comme beaucoup de malades mentaux sont maltraités.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Les fous ont toujours dérangé les bien-pensants !</p>
<p class="MsoNormal">Julien</p>
<p class="MsoNormal">
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		</item>
		<item>
		<title>Formation à l&#8217;Assistance de Base</title>
		<link>http://www.psychose-guerison.com/2008/05/20/formation-a-lassistance-de-base/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 May 2008 15:12:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth FRIT</dc:creator>
		
		<category>Questions et Solutions.</category>

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		<description><![CDATA[Qu’est-ce que l’assistance de base ?
L’assistance de base a été mise au point par le Dr. Edward PODVOLL, psychiatre et psychanalyste, élève d’Harold SEARLES et de Frieda FROMM-REICHMANN, eux-mêmes particulièrement impliqués dans le traitement de la maladie mentale. Ses recherches cliniques l’amenèrent à appliquer « l’assistance de base », mode d’accompagnement et de psychothérapie des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="spip">Qu’est-ce que l’assistance de base ?</h3>
<p class="spip">L’assistance de base a été mise au point par le Dr. Edward PODVOLL, psychiatre et psychanalyste, élève d’Harold SEARLES et de Frieda FROMM-REICHMANN, eux-mêmes particulièrement impliqués dans le traitement de la maladie mentale. Ses recherches cliniques l’amenèrent à appliquer « l’assistance de base », mode d’accompagnement et de psychothérapie des personnes psychotiques au sein de structures spécifiques (Centres Windhorse) et à envisager cette approche au sein de l’université de Naropa (Etats-Unis) Le Dr. E. PODVOLL décrit cette approche dans l’ouvrage « <a class="spip_out" href="http://www.livre-pnl.com/titre/Psychose%20et%20Gu%E9rison,%20le%20Chemin%20de%20la%20Compassion">Psychose et Guérison - le Chemin de la Compassion</a> » - aux éditions LA TEMPÉRANCE</p>
<h3 class="spip">Public concerné</h3>
<p class="spip"><em class="spip">L’assistance de base</em> s’adresse aux parents, conjoint(e)s souffrant de troubles psychiques (psychoses, etc.), aux psychothérapeutes, psychologues et personnes travaillant dans la relation d‘aide. (<em class="spip">L’assistance de base</em> est également adaptée à toute personne souffrant de troubles ne nécessitant pas d’hospitalisation en long séjour : personnes âgées, enfants ou adolescents en difficulté, personnes dépendantes -drogues, alcool, etc.)</p>
<p class="spip"><a title="Formation à l’Assistance de Base" target="_blank" href="http://www.temperance.com/pnl-hypnose-psychotherapie/Formation-a-l-Assistance-de-Base.html"><strong>Pour voir le programme de la Formation</strong></a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dossier de presse avril 2008</title>
		<link>http://www.psychose-guerison.com/2008/04/22/dossier-de-presse-avril-2008/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Apr 2008 15:04:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth FRIT</dc:creator>
		
		<category>Médias</category>

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		<description><![CDATA[Une présentation dans &#8220;Psychologie Magazine&#8221; d&#8217;avril 2008

Présentation dans &#8220;Alternative santé&#8221; d&#8217;avril 2008


]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une présentation dans &#8220;<em><strong>Psychologie Magazine</strong></em>&#8221; d&#8217;avril 2008</p>
<p><img align="bottom" title="Pyschologie magazine avril 2008" alt="Pyschologie magazine avril 2008" src="http://www.psychose-guerison.com/pict/psychologie-magazine-avril-2008.jpg" /></p>
<p>Présentation dans <em><strong>&#8220;Alternative santé&#8221;</strong></em> d&#8217;avril 2008</p>
<p><img align="bottom" title="Alternative santé avril 2008" alt="Alternative santé avril 2008" src="http://www.psychose-guerison.com/pict/alternative-sante-avril-2008.jpg" />
</p>
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		</item>
		<item>
		<title>De l&#8217;importance de l&#8217;histoire de la santé mentale</title>
		<link>http://www.psychose-guerison.com/2008/03/11/de-limportance-de-lhistoire-de-la-sante-mentale/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 09:58:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth FRIT</dc:creator>
		
		<category>Extraits du livre</category>

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		<description><![CDATA[C’est la guérison de la psychose, et non la réforme du système de santé qui demeure le sujet fondamental de cet ouvrage. Avant toute chose, cet écrit part du point de vue que la guérison authentique de la psychose est possible.
Les instants de guérison naturelle, les « îlots de clarté » comme j’en suis venu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est la guérison de la psychose, et non la réforme du système de santé qui demeure le sujet fondamental de cet ouvrage. Avant toute chose, cet écrit part du point de vue que la guérison authentique de la psychose est possible.</p>
<p>Les instants de guérison naturelle, les « îlots de clarté » comme j’en suis venu à les appeler, se produisent à tout moment dans l’expérience de la psychose ; non seulement ils peuvent être identifiés et reconnus mais ils doivent aussi être protégés. En fin de compte, ce livre raconte comment percevoir et cultiver les îlots de clarté. En effet, c’est de cette manière qu’une guérison totale de la psychose peut s’opérer et se maintenir sans avoir recours à des méthodes de traitement agressives ou physiquement intrusives. Pourtant, la possibilité même qu’une personne puisse guérir complètement de la psychose est généralement mise en doute et contestée, et de nombreuses réticences freinent encore le développement de méthodes non intrusives –comme s’il n’y avait aucune continuité entre psychose et santé mentale et que nous pouvions ignorer nos propres esprits et le potentiel effrayant de la folie en chacun de nous.</p>
<p><a id="more-6"></a><br />
Il y a quelques années, j’ai écrit au professeur Manfred Bleuler, l’un des doyens de la psychiatrie internationale qui, durant vingt-sept ans, a repris le poste de son père comme directeur de l’hôpital Burghölzli à Zürich (célèbre depuis Carl Jung qui y a exercé) et j’ai pu lui faire part de mes propres questionnements et dilemmes quant au traitement des personnes psychotiques. J’étais préoccupé, tout comme je le suis aujourd’hui, de l’incapacité de notre culture à leur venir en aide. Sa réponse fut d’une grande ouverture.</p>
<p>Réagissant aux descriptions du traitement que j’effectuais, il m’écrivit :</p>
<p><em>« Puis-je mentionner certains points particuliers au regard desquels j’ai trouvé votre présentation particulièrement excellente : l’importance de « l’histoire de la santé mentale » est rarement mentionnée dans la littérature psychothérapeutique. Autant que je sache, vous êtes le premier à la décrire d’une manière aussi convaincante. Elle joue également un grand rôle dans mon travail psychiatrique. La nécessité de se libérer du préjugé qu’une personne qui a sombré dans la folie le restera toute sa vie est extrêmement urgente et vous la formulez remarquablement bien. J’ai été, pour ma part, beaucoup attaqué ces dernières années pour avoir vu et décrit la guérison de nombreux schizophrènes qui avaient été gravement malades durant de longues périodes. La critique de mon enseignement et de mon expérience se résume par l’opinion suivante : « Un patient schizophrène ne peut jamais guérir et, si vous imaginez avoir vu des cas de guérison de patients schizophrènes, c’est parce que le diagnostic que vous aviez posé était faux. » À mon avis, cette critique est irréaliste et nuisible pour nos patients. Je suis heureux de savoir que vous vous battez comme moi contre cette opinion. »</em></p>
<p>C’est dans cet esprit que j’espère présenter la perspective de la guérison et donner aux patients et à ceux qui, parmi leurs proches, sont à même de leur donner des soins, les moyens d’identifier la séquence concrète d’événements qui conduit à la folie et, de même, celle qui intervient dans le processus naturel de guérison. Par exemple, il est d’une importance capitale de prendre conscience de la dimension spirituelle de l’épreuve psychotique et de la manière dont elle est étroitement liée aux expériences corporelles concrètes. De tels aperçus de la façon dont la souffrance psychotique se crée peuvent prodiguer de précieux moments de clarté et de détente. En résumé, ce livre a été écrit pour apporter à ceux qui ont souffert de la psychose et peuvent encore y être confrontés, à leurs familles, aux psychiatres ou aux autres personnes qui travaillent avec eux, une connaissance pratique des manières et des moyens de gérer leur mental, de se protéger eux-mêmes et d’améliorer leurs conditions d’existence lors des différentes phases de la maladie et de la guérison.</p>
<p>Au cours des trente dernières années, j’ai été témoin de nombreux cas de guérison de personnes atteintes de psychoses les plus graves, parfois pour des mois ou des années, parfois pour la vie entière. Et, quelquefois, le niveau de guérison constaté a même surpassé la santé la plus éclatante qu’on ait pu observer avant que la maladie mentale n’apparaisse. Dans chaque cas, j’ai observé « ce qu’il fallait » pour guérir : les forces individuelles, les qualités de caractère et l’intelligence personnelle des patients. J’ai été en étroite relation thérapeutique avec ces personnes pendant, parfois, de nombreuses années et j’ai examiné la nature des relations intimes qui empêchaient ou développaient leur rétablissement. De plus, après avoir travaillé dans plus d’une douzaine d’hôpitaux et de communautés thérapeutiques, j’ai pu déterminer les aspects environnementaux et culturels qui favorisent les attitudes et disciplines nécessaires à la guérison, et ceux qui s’y opposent.</p>
<p>Plus récemment, j’ai eu l’occasion de créer et de diriger pendant six ans une communauté de traitement spécialisé (le projet Windhorse auquel se réfère la deuxième partie de ce livre) au sein de laquelle toutes les expériences cliniques exposées ci-dessus ont pu être réalisées. Prendre soin des personnes suivant cette approche m’a permis d’approfondir ma compréhension de la nature de la psychose et de la manière dont la guérison est possible. Je crois que ce que j’ai appris de cette expérience peut être communiqué en racontant les histoires de vie des patients –avant, pendant et après la psychose.</p>
<p>Ces descriptions proviennent de comptes-rendus publiés et de mes propres rencontres cliniques. Chaque cas a été soigneusement choisi pour l’éclairage qu’il offre et parce que ces perceptions ont été, à plusieurs reprises, vérifiées par mon expérience clinique. Ces cas viennent faire écho avec ce que j’ai également pu entendre et comprendre des centaines de personnes qui m’ont été présentées en supervision clinique. J’ai discuté de ces comptes-rendus avec beaucoup d’anciens patients à un moment ou à un autre. Ceux qui sont allés plus loin en lisant les travaux autobiographiques sur lesquels ils sont basés en ont confirmé la profondeur et y ont trouvé beaucoup de sagesse et de conseils pratiques. Ils y ont toujours reconnu de nombreux aspects d’eux-mêmes.</p>
<p>Bien qu’il existe différentes manières de devenir fou, chacun de ces cas comporte en lui-même un caractère d’universalité. Il ne s’agit pas nécessairement de cas exotiques ou concernant des personnes « d’élite », néanmoins ils traitent d’individus exceptionnels qui disposaient des capacités et du talent nécessaires pour exprimer et communiquer le drame psychotique ordinaire. Chacun entend parler <em>pour</em> tous ceux qui ont connu la psychose et démontrer la clarté et l’intelligence disponibles même chez quelqu’un en proie à la confusion la plus aiguë. Ceci peut sembler surprenant à celui qui pense que la psychose est seulement une confusion abjecte. Pourtant, chaque cas raconte la réalité subjective de la psychose, dans des récits pénibles, douloureux voire peut-être dangereux à exprimer, de tels récits étant connus pour agiter l’esprit et provoquer une critique acerbe. Parmi ces personnes, nombreuses sont celles qui ont guéri à un degré ou un autre et chaque cas met en lumière et clarifie des principes de base de la guérison. Tous apportent ou indiquent des conseils et recommandations dont toute personne confrontée à la psychose a un besoin urgent pour son propre traitement et, ce qui est tout aussi important, ils lui apprennent qu’elle a besoin des autres. Ces recommandations ont donné lieu à une méthode de traitement. C’est le thème des derniers chapitres qui donnent des conseils utiles ainsi que des instructions précieuses à toute personne impliquée dans la création d’un environnement thérapeutique.</p>
<p>Tandis que de nombreux cas sont évoqués au fil des pages, quatre portraits principaux nous révèlent des aspects habituellement cachés de l’expérience psychotique, y compris l’action d’une intelligence subtile qui, au final, est précisément ce qui rend la guérison possible. Les éclairages qu’apportent ces quatre histoires sont si importants par rapport aux questions soulevées par la création d’un foyer thérapeutique qu’elles constituent à elles seules la première partie de ce livre. À l’image d’un microscope dont les loupes nous transmettraient une image de plus en plus détaillée d’un échantillon, ces histoires suivent l’évolution de la psychose d’une suite incontournable d’événements jusqu’à des lueurs momentanées de conscience. Le premier chapitre nous décrit, du début à la fin, le panorama intégral de l’expérience psychotique, traversé lors de la guérison héroïque d’une personne totalement seule et contre laquelle le sort s’acharne. Le deuxième chapitre nous présente le portrait de l’une de nos extrémités humaines, l’énergie et la puissance sauvages de la psychose maniaco-dépressive. Le troisième est tiré des carnets de bord d’un homme devenu fou alors qu’il se trouvait seul en mer. Il nous entraîne dans les profondeurs de la transformation psychotique jusqu’au seuil critique où la manie devient mégalomanie. Le quatrième portrait est celui d’un poète français qui s’est délibérément plongé dans l’esprit psychotique afin de comprendre les fonctionnements les plus fondamentaux et élémentaires de la conscience humaine, ainsi que ses éléments constitutifs.</p>
<p>La deuxième partie du livre suit une séquence inversée d’événements : la vision s’étend à partir d’une conscience fragmentaire de l’intelligence de l’esprit en guérison (« les îlots de clarté ») pour englober la totalité d’un environnement thérapeutique, avec des recommandations concernant le traitement et le mode de fonctionnement à adopter. Le premier chapitre, un cas historique de guérison, nous montre à quel point la guérison de la psychose dépend de la santé de l’environnement entourant le patient. Le chapitre suivant décrit comment une « équipe thérapeutique » spécialisée peut créer et protéger un environnement thérapeutique sain et empli de compassion. Le chapitre final explique comment appliquer, dans sa propre vie, les informations sur la folie et la guérison présentées dans cet ouvrage. Il inclut la manière de créer un « foyer thérapeutique » et présente le fonctionnement d’un petit hôpital.</p>
<p>Tout au long de cet ouvrage, nous avons abordé plusieurs conceptions différentes de la pensée médicale concernant les problèmes immémoriaux de la psychose. Outre la vision de la psychiatrie et de la psychanalyse, j’ai également pris en compte la perception de l’esprit et de son fonctionnement que j’ai retirée d’années de pratiques et d’étude de la psychologie bouddhiste, en particulier du bouddhisme Vajrayana. De plus, les conceptions thérapeutiques des traditions amérindiennes, de la science du yoga et d’autres traditions chamaniques trouvent ici un certain écho. Cette combinaison d’éclairages psychologiques et de pratiques a permis de suivre, à chaque instant, les événements de l’esprit psychotique, révélant une « micro-psychologie » de la psychose et une compréhension approfondie de ses expériences les plus intérieures et les plus secrètes. Cette réunion de disciplines thérapeutiques aide à rendre plus lumineuse la nature de la santé mentale et met en valeur les expériences universelles qui en facilitent le rétablissement.
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		<title>Reconnaître les fonctions mentales qui propagent la folie</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 09:32:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth FRIT</dc:creator>
		
		<category>Extraits du livre</category>

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		<description><![CDATA[Si la personne atteinte de psychose n’arrive pas à reconnaître les fonctions mentales de base qui propagent sa folie, alors celle-ci tend à se prolonger. Et c’est là la vraie valeur du livre de E. Podvoll : il explique clairement la nature des états psychotiques, au travers de récits poignants rédigés à la première personne, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si la personne atteinte de psychose n’arrive pas à reconnaître les fonctions mentales de base qui propagent sa folie, alors celle-ci tend à se prolonger. Et c’est là la vraie valeur du livre de E. Podvoll : il explique clairement la nature des états psychotiques, au travers de récits poignants rédigés à la première personne, ainsi que les moyens de recouvrer la santé mentale. Ainsi, Windhorse et ce livre prolongent l’évolution du modèle médical actuel de la maladie mentale, vers une vision plus holistique du complexe corps-esprit.</p>
<p>Le livre <strong><em>Psychose et Guérison</em></strong> peut avoir plusieurs usages pour le lecteur. Il lui donne des instructions précises sur la façon d’assister efficacement une personne qui souffre et de gérer au mieux l’environnement de celle-ci. Il peut lui servir de manuel dans la transformation d’une maison ordinaire en un environnement thérapeutique familial au bénéfice de toutes les personnes concernées. Il lui propose quelques idées phares sur le moyen de casser l’engrenage qui ramène inlassablement vers la psychose. Il le guide aussi dans le dédale apparemment inextricable des expériences psychotiques. Enfin, il lui fournit les moyens d’explorer sans crainte son propre potentiel à la folie.</p>
<p>Tout autant que de travailler avec un patient égaré dans « ses extrêmes », la lecture de cet ouvrage est un exercice d’humanité. Aussi bien, le lecteur que le patient méritent ce type d’attention douce et persistante. Ainsi, je vous invite à entamer cette lecture comme vous agiriez avec une personne souffrant de maladie mentale, et à faire appel à votre propre expérience pour surmonter les obstacles que vous y rencontreriez. Manifestez votre présence, observez de près, et mettez tout votre coeur à cette rencontre. Mais sachez que « c’est un point de non retour : une fois que vous avez mordu au centre de la terre, c’est trop tard, vous ne pouvez plus vous en débarrasser ». Comme le Dr. Podvoll me l’a montré, il vous montrera comment psychoses et îlots de clarté fonctionnent ensemble, et je crois que vos vues en seront modifiées et s’ouvriront. « S’il existe un antidote à la folie, il est là, dans le fait de s’ouvrir. »
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		<title>Psychose et Guérison</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Mar 2008 13:39:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth FRIT</dc:creator>
		
		<category>Témoignages</category>

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		<description><![CDATA[« Une vision radicalement nouvelle de l’esprit psychotique et de sa capacité inépuisable à générer des « îlots de clarté » et permettre son auto-guérison : celle-ci nous apporte d’autres conceptions, plus humaines, qui nous faisaient désespérément défaut, pour comprendre le patient psychotique et lui apporter toute l’assistance nécessaire. »

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			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong><em class="spip">« Une vision radicalement nouvelle de l’esprit psychotique et de sa capacité inépuisable à générer des « îlots de clarté » et permettre son auto-guérison : celle-ci nous apporte d’autres conceptions, plus humaines, qui nous faisaient désespérément défaut, pour comprendre le patient psychotique et lui apporter toute l’assistance nécessaire. »</em></strong></em>
</p>
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