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	<title>Psychose et Guérison</title>
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	<description>Le Chemin de la Compassion</description>
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		<title>La normalité, une construction sociale selon Olivier Sacks: &#171;&#160;ce que m’apprennent mes hallucinations&#160;&#187; &#8230;</title>
		<link>http://www.psychose-guerison.com/2012/05/19/la-normalite-une-construction-sociale-selon-o-sacks-ce-que-m%e2%80%99apprennent-mes-hallucinations/</link>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2012 12:38:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bietrix</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour à tous, Olivier Sacks, Neurologue, professeur de neurologie et de psychiatrie , souffre d&#8217;hallucinations&#8230; dans son livre L’œil de l’esprit, il décrit son expérience; il aborde également les questions de la normalité et du DSM : &#171;&#160;Je pense que &#8230; <a href="http://www.psychose-guerison.com/2012/05/19/la-normalite-une-construction-sociale-selon-o-sacks-ce-que-m%e2%80%99apprennent-mes-hallucinations/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p>Olivier Sacks, Neurologue, professeur de neurologie et de psychiatrie , souffre<br />
d&#8217;hallucinations&#8230; dans son livre L’œil de l’esprit, il décrit son expérience;<br />
il aborde également les questions de la normalité et du DSM :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je pense que la normalité est en partie une construction sociale. Ce qui est<br />
normal aux États-Unis ne le sera pas forcément au Japon, et vice versa.</p>
<p>le  DSM, basé sur le repérage de symptômes est réducteur et dangereux ..</p>
<p>&laquo;&nbsp;.. Cela peut empêcher d’explorer l’intériorité du patient. D’anciennes<br />
descriptions cliniques sont quasiment aussi riches que des romans, alors que<br />
maintenant nous n’utilisons que des critères pour établir un diagnostic. Je<br />
trouve le DSM réducteur, et peut-être responsable d’une incompréhension de la<br />
signification des hallucinations. On ne devrait pas réduire la vie psychique à<br />
une poignée de critères.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Voici ci-dessous, l&#8217;article en entier que l&#8217;on peut trouver dans &laquo;&nbsp;Le cercle Psy&nbsp;&raquo;<br />
publié le 02/05/2012:<br />
bises à tous,</p>
<p>Biétrix</p>
<p><strong>Oliver Sacks : Ce que m’apprennent mes hallucinations</strong><br />
Propos recueillis par Jean-François Marmion</p>
<p>Le neurologue britannique Oliver Sacks explique dans son dernier livre, L’œil de<br />
l’esprit, qu’il souffre de troubles visuels et d’hallucinations quotidiennes. Il<br />
les évoque pour nous, et revient au passage sur ses… quarante-six années de<br />
psychanalyse !</p>
<p>Professeur de neurologie et de psychiatrie à la Columbia University de New York,<br />
Oliver Sacks est l’auteur de nombreux essais sur des cas cliniques rencontrés au<br />
cours de sa carrière. Dans L’Éveil (1970), il fait le récit de son expérience<br />
auprès de patients américains atteints d’encéphalite léthargique (se<br />
caractérisant par un état léthargique et le mutisme des individus touchés). Ce<br />
livre a inspiré un film du même nom, réalisé par Penny Marshall en 1990. Oliver<br />
Sacks a également publié des ouvrages de vulgarisation, dont L’homme qui prenait<br />
sa femme pour un chapeau (1985), Musicophilia (2009) et L’œil de l’esprit<br />
(2012), traduits en français au Seuil.</p>
<p>Votre dernier livre porte sur les troubles de la perception visuelle, mais vous<br />
en consacrez le tiers à exposer votre propre cas. Notamment, vous ne parvenez<br />
pas à reconnaître les visages et les lieux…</p>
<p>Avec du recul, je pense avoir souffert de cela toute ma vie, même si je n’ai<br />
commencé à considérer cela comme un problème que vers l’âge de 12 ans. Je me<br />
perdais très facilement, je ne reconnaissais pas mes camarades d’école.<br />
J’attribuais ces phénomènes à ma stupidité ou mon étourderie, pas à des<br />
problèmes perceptifs.</p>
<p>Bien des années plus tard, je suis allé en Australie retrouver mon frère aîné<br />
que je n’avais pas vu depuis quasiment trente-cinq années. J’ai appris qu’il<br />
connaissait exactement les mêmes problèmes avec les visages et les lieux. Je me<br />
suis donc demandé si ce n’était pas génétique.</p>
<p>Plus tard encore, après la parution de mon livre L’homme qui prenait sa femme<br />
pour un chapeau, beaucoup de lecteurs m’ont écrit pour me faire part de<br />
problèmes analogues et très anciens. J’ai commencé à comprendre qu’il ne<br />
s’agissait pas d’un problème propre à ma famille mais assez commun, et pas assez<br />
reconnu par les médecins et neurologues.</p>
<p>Je vis avec, malgré les difficultés que cela occasionne : c’est souvent mon<br />
assistante, Kate, qui reconnaît les gens à ma place, et qui m’évite d’ignorer<br />
mes amis… ou au contraire, d’embrasser des inconnus ! Je survis, d’autant que<br />
c’est bien plus grave chez certains patients.</p>
<p>De même, vous racontez qu’une tumeur à l’œil vous cause des hallucinations…</p>
<p>En effet, il y a six ans, je suis allé voir un film juste avant Noël. Alors que<br />
le film allait commencer, j’ai vu soudain une explosion de lumière sur le côté.<br />
J’ai d’abord pensé à une migraine ophtalmique, mais c’était impossible puisqu’un seul œil était touché. J’avais très peur d’être en train de devenir aveugle. En<br />
même temps, j’essayais de me rassurer : « Ça va partir tout seul dans dix<br />
minutes… ». Mais ce ne fut pas le cas. Lorsque je suis sorti de la salle à la<br />
fin du film, la lumière avait diminué mais il manquait une bonne partie de mon<br />
champ de vision.</p>
<p>Quand je suis allé consulter un ophtalmologiste, j’ai vu son comportement<br />
changer au fil de l’examen : c’était peut-être une tumeur. Deux jours après, le<br />
diagnostic était confirmé. Sur le moment, cela m’a vraiment terrifié. Puis j’ai<br />
su qu’un mélanome à l’œil n’était pas l’un des plus graves. Les médecins<br />
voulaient d’abord détruire le plus gros de la tumeur, mais pas sa totalité, de<br />
peur d’atteindre la fovéa, une zone de la rétine qui assure notre vision<br />
centrale, la plus fine. Mais, en fin de compte, il a fallu sacrifier celle-ci.<br />
Depuis 2009, mon œil est plein de sang. La tumeur semble avoir cessé sa<br />
progression, mais on ne sait jamais.</p>
<p>J’ai un scotome envahi par des hallucinations, des motifs géométriques, surtout quand je regarde un espace vide, comme le plafond. Ces motifs m’accompagnent depuis si longtemps que j’ai appris à les ignorer. En revanche, je ne peux ignorer le danger de ne plus percevoir la profondeur. Les escaliers sont devenus<br />
particulièrement dangereux, les marches se réduisant à des lignes tracées par<br />
terre. J’utilise une canne pour évaluer les distances. Et je dois faire des<br />
efforts pour me répéter qu’il peut y avoir des choses ou des gens du côté droit,<br />
bien que je ne les voie pas. À moins d’une très grande concentration, je les<br />
heurte.</p>
<p>Vous observez quotidiennement que là où le cerveau ne peut traiter<br />
d’informations issues du système visuel, il produit des hallucinations.<br />
Diriez-vous qu’il y a en permanence une compétition entre ce que nous percevons<br />
de la réalité et les productions spontanées du cerveau ?</p>
<p>Le terme de « compétition » est intéressant. Les aires visuelles du cerveau sont en effet toujours actives. Et si rien ne les stimule dans l’environnement, elles<br />
se stimulent toutes seules.</p>
<p><strong>Percevoir et imaginer, est-ce donc la même chose pour le cerveau ?<br />
</strong><br />
Dans des hallucinations plus compliquées que les miennes, en grande partie.<br />
Lorsque l’on hallucine des visages par exemple – ce qui n’est pas mon cas – les<br />
zones du cerveau droit utilisées normalement pour reconnaître les visages sont<br />
en suractivité. D’un point de vue physiologique comme phénoménologique, les<br />
hallucinations complexes ressemblent donc énormément à des perceptions, et<br />
peuvent être considérées comme telles, à tort, par le sujet.</p>
<p>Dans l’un de vos précédents ouvrages, Musicophilia, vous racontiez comment vous<br />
aviez été sujet à des hallucinations musicales. Vous entendiez par exemple des<br />
chansons allemandes, et la musique de Frédéric Chopin – et de Chopin uniquement<br />
– se transformait en martèlements métalliques. S’agit-il de mécanismes analogues<br />
aux hallucinations visuelles ?</p>
<p>Non. Le problème avec Chopin s’expliquait par une amusie : j’avais perdu le sens<br />
des tonalités dans le contexte d’une migraine. Bien des choses peuvent arriver à<br />
cause d’une migraine, y compris sentir des odeurs bizarres… L’explication était<br />
en partie physiologique, parce que je prenais trop de médicaments, et en partie<br />
psychologique, parce que je me laissais trop envahir par mes sentiments à cette<br />
époque.</p>
<p>Après avoir expérimenté de tels phénomènes, comment définiriez-vous quelqu’un de « normal », de sain d’esprit ?</p>
<p><strong>Je pense que la normalité est en partie une construction sociale. Ce qui est<br />
normal aux États-Unis ne le sera pas forcément au Japon, et vice versa. </strong>La<br />
normalité résiderait aussi dans une forme de plénitude des fonctions : la<br />
plupart des gens ont des récepteurs sensibles à trois couleurs fondamentales<br />
dans leurs yeux, et s’accordent donc sur ce à quoi ressemblent les couleurs, au<br />
contraire de ceux auxquels il manquera certains récepteurs.</p>
<p>Les musiciens ont une oreille physiologiquement supérieure et hautement éduquée<br />
pour discriminer les tons et les rythmes, tandis que les autres personnes ne<br />
sont peut-être pas aussi douées. Mais je pense qu’il s’agit souvent d’une<br />
affaire de graduation.</p>
<p>Je viens juste de terminer un livre à ce sujet. Je l’intitulerai justement<br />
Hallucinations in the sane (Halluciner quand on est sain d’esprit), pour bien<br />
distinguer ces hallucinations de celles des schizophrènes.</p>
<p>Que pensez-vous alors de l’approche psychiatrique du DSM, basée sur le repérage de symptômes ? Est-ce satisfaisant ?</p>
<p>Non, je trouve que c’est dangereux. Cela peut empêcher d’explorer l’intériorité<br />
du patient. D’anciennes descriptions cliniques sont quasiment aussi riches que<br />
des romans, alors que maintenant nous n’utilisons que des critères pour établir<br />
un diagnostic.<strong> Je trouve le DSM réducteur, et peut-être responsable d’une<br />
incompréhension de la signification des hallucinations. On ne devrait pas<br />
réduire la vie psychique à une poignée de critères.</strong></p>
<p>Vous suivez une psychanalyse. Qu’est-ce que cela vous apporte en tant que<br />
médecin ?</p>
<p>J’ai vu mon psychanalyste ce matin encore. Je suis en analyse depuis<br />
quarante-six ans ! On a vieilli ensemble, mon psy et moi… J’ai la chance de<br />
travailler avec un professionnel attentif à mes émotions, surtout celles dont je<br />
ne suis pas conscient et qui peuvent me nuire. Comme tout cela est coûteux en<br />
argent et en temps, je me sens privilégié. J’avais des tendances<br />
autodestructrices au point que mes amis ne me voyaient pas vivre jusqu’à 30 ans<br />
ou 40 ans, mais mon analyse m’a aidé à devenir presque octogénaire.</p>
<p>Bien que je croie à une corrélation entre notre biologie et notre état<br />
psychique, je pense qu’il ne faut pas s’en tenir qu’aux médicaments. En près de<br />
cinquante années, la balance a oscillé entre une dépendance à la psychanalyse et<br />
une dépendance aux traitements médicamenteux, mais je pense qu’on a fréquemment<br />
besoin des deux à la fois. Je le crois très profondément.</p>
<p>En tant que neurologue, la psychanalyse m’a aidé à mieux écouter mes patients,<br />
ce que ma formation de psychiatre avait négligé. Par exemple, alors que je<br />
faisais des rêves étranges après un voyage au Brésil, mon psychanalyste m’a dit<br />
: « Vous avez fait plus de rêves étranges en deux semaines que durant les vingt<br />
dernières années. Que se passe-t-il ? ». Rien de particulier, pensais-je, puis<br />
je me suis aperçu que je prenais un médicament pouvant provoquer des rêves<br />
particuliers ou des hallucinations. Ce psy est très avisé.</p>
<p>Enfin, que pensez-vous des recherches menées pour améliorer les performances du<br />
cerveau ?</p>
<p>Je pense qu’il faut être très prudent : il y a toujours un danger à laisser les<br />
événements se précipiter. D’ores et déjà, des athlètes ou des étudiants prennent<br />
des médicaments pour améliorer leurs performances et non pour se soigner.</p>
<p>Et dans un avenir proche, le fait que des gens puissent accéder à un cerveau<br />
augmenté, et les autres non, pourrait poser d’énormes problèmes politiques. On<br />
ignore à quoi pourrait ressembler la vie sur cette planète si nous étions<br />
beaucoup plus intelligents. Encore qu’à mon avis nous ne manquions pas<br />
d’intelligence, mais de bon sens. Aux États-Unis, 80 % des gens croient aux<br />
anges, aux extraterrestres ou au créationnisme : ce n’est pourtant pas faute<br />
d’intelligence ni d’éducation. Pour le reste, je ne sais pas trop. J’ai toujours<br />
mieux réfléchi avec un crayon dans la main, ce qui n’est pas le cas à cet<br />
instant : voilà pourquoi il m’est plus facile d’écrire un livre que de répondre<br />
à vos questions !</p>
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		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Maladies psychiques; la crise, ses dangers, ses opportunités&#160;&#187; à Lausanne</title>
		<link>http://www.psychose-guerison.com/2012/05/09/maladies-psychiques-la-crise-ses-dangers-ses-opportunites-a-lausanne/</link>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 20:55:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bietrix</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages de vie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.psychose-guerison.com/?p=182</guid>
		<description><![CDATA[Congrès 2012 &#171;&#160;Maladies psychiques La crise, ses dangers, ses opportunités&#160;&#187; organisé par le GRAAP Mercredi 9 et jeudi 10 mai 2012 Casino de Montbenon, Lausanne Défi du congrès Toute personne, confrontée un jour à l’épreuve ou au malheur de trop, &#8230; <a href="http://www.psychose-guerison.com/2012/05/09/maladies-psychiques-la-crise-ses-dangers-ses-opportunites-a-lausanne/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Congrès 2012<br />
&laquo;&nbsp;Maladies psychiques  La crise, ses dangers, ses opportunités&nbsp;&raquo; organisé par le GRAAP<br />
Mercredi 9 et jeudi 10 mai 2012<br />
Casino de Montbenon, Lausanne</p>
<p><strong>Défi du congrès</strong></p>
<p>Toute personne, confrontée un jour à l’épreuve ou au malheur de trop, peut vaciller, déraper, se perdre. On parle alors de crise, manifestation brusque et intense d’un équilibre rompu. C’est alors la santé psychique qui est atteinte et la vie qui bascule.</p>
<p>Si la crise mondiale, économique, est analysée au fil des mois dans les journaux, on parle moins de celle qui frappe les individus dans leur vie, leur intégrité, leur santé. Ces épreuves douloureuses sont loin d’être des faits isolés. Au contraire, ces crises individuelles, si elles peuvent toucher chacun d’entre nous, n’en deviennent pas moins un problème de société.</p>
<p>Qu’est-ce que la crise psychique ? Y a-t-il des signes précurseurs à prendre en compte ? Que faire en tant que proche ? Comment appréhender une personne en crise ? Quels outils pour en sortir ? Comment faire de la crise un tremplin ? Autant de questions essentielles qui seront abordées lors de ces deux journées.</p>
<p>Il est intéressant de noter que le symbole chinois signifiant « crise » est composé de <strong>deux idéogrammes,</strong> le premier signifiant «<strong> danger</strong> », le second « <strong>opportunité </strong><strong></strong><strong></strong>». Ces deux termes résument l’enjeu de notre congrès, à savoir mieux comprendre les mécanismes qui conduisent à la crise, afin de contourner les dangers qu’elle comporte.</p>
<p>L’une des clés: parvenir à donner du sens aux facteurs qui créent ce déséquilibre et saisir ainsi l’opportunité d’apporter à sa vie les changements qui s’imposent.</p>
<p>Notre congrès parlera donc de l’individu, mais pas seulement: si une personne souffre, c’est tout son entourage qui est atteint. Il sera donc question du rôle des proches. Il s’agira par ailleurs de souligner l’importance d’appartenir à un réseau social. La solidarité, l’entraide et l’engagement citoyen sont des facteurs clés permettant eux aussi de redonner sens à la vie.</p>
<p>Notre congrès se veut porteur d’espoir : il est non seulement possible de sortir de la crise, mais aussi d’en sortir plus fort, mieux armé face aux imprévus réservés par la vie.<br />
(Extrait du tract du Congrès)</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>&#171;&#160;Une Etoile, un Poisson …. Nous étions là, un jour, il y a très longtemps….&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.psychose-guerison.com/2012/01/25/une-etoile-un-poisson-%e2%80%a6-nous-etions-la-un-jour-il-y-a-tres-longtemps%e2%80%a6/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 09:11:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bietrix</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour à tous, je voulais vous donner le lien du site de cette somptueuse artiste peintre, Caroll Roughol, grande amie d&#8217;Elisabeth; elle peint des &#171;&#160;Mosaïques de l&#8217;esprit&#160;&#187;, des &#171;&#160;Energies&#160;&#187; &#8230; c&#8217;est elle qui a réalisé le tableau qui figure sur &#8230; <a href="http://www.psychose-guerison.com/2012/01/25/une-etoile-un-poisson-%e2%80%a6-nous-etions-la-un-jour-il-y-a-tres-longtemps%e2%80%a6/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous,<br />
je voulais vous donner le lien du site de cette somptueuse artiste peintre, Caroll Roughol, grande amie d&#8217;Elisabeth;<br />
elle peint des &laquo;&nbsp;Mosaïques de l&#8217;esprit&nbsp;&raquo;, des &laquo;&nbsp;Energies&nbsp;&raquo; &#8230;<br />
c&#8217;est elle qui a réalisé le tableau qui figure sur la couverture du livre Psychose et Guérison<br />
Elle écrit : &laquo;&nbsp;Une Etoile, un Poisson ….<br />
Nous étions là, un jour, il y a très longtemps….&nbsp;&raquo;</p>
<p>http://carollroughol.com</p>
<p>Bises<br />
A bientôt<br />
Biétrix</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>A la mémoire d&#8217;Elisabeth</title>
		<link>http://www.psychose-guerison.com/2012/01/22/pour-elis/</link>
		<comments>http://www.psychose-guerison.com/2012/01/22/pour-elis/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 17:13:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bietrix</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la mémoire d'Elisabeth]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.psychose-guerison.com/?p=170</guid>
		<description><![CDATA[*Merci Elisabeth Je suis heureuse que ma route ait croisée la tienne. Nous avons fait quelques pas ensemble parfois sous l&#8217;orage sur le chemin des pierres Guiniche ou sous la neige de décembre. Nous avons monté côte à côte et &#8230; <a href="http://www.psychose-guerison.com/2012/01/22/pour-elis/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>*Merci Elisabeth<br />
Je suis heureuse que ma route ait croisée la tienne.<br />
Nous avons fait quelques pas ensemble parfois sous l&#8217;orage sur le chemin des pierres Guiniche ou sous la neige de décembre.<br />
Nous avons monté côte à côte et à genoux l&#8217;escalier de Notre dame de l&#8217;Hermitage, à chaque pas nous avons fait des voeux de guérison pour nos proches et le groupe de l&#8217;assistance de base, pour que vive La Tempérance.<br />
Elle vivra grâce à Bernard et à nous tous, à tous les autres que ne<br />
connaitrons pas, mais à qui nous parlerons de toi.<br />
Grâce à toi, à la Tempérance, au Dr Podvoll, j&#8217;ai découvert les charmes de l&#8217;Auvergne et j&#8217;y ai pris goût.<br />
Je te remercie pour toute l&#8217;aide que tu nous a apportés dans des moments où  nous étions à la recherche d&#8217;un espoir de guérison.<br />
Je n&#8217;ai pas encore nourri tous mes démons mais j&#8217;ai pu commencer<br />
avec Bernard et toi.<br />
Nous avons parlé , il n&#8217;y a pas très longtemps de notre séjour à Chabreloche avec Raphaël, tu es présente dans son cœur et tu resteras dans le mien.<br />
Je suis triste de ne pas t&#8217;accompagner ce 21 janvier 2012, mais je ne manquerai pas de penser à toi chaque année, c&#8217;est le jour de mon anniversaire.<br />
Tu es partie dans la lumière, je te souhaite un bon voyage.</p>
<p>Corinne, Jean-François et Raphaël</p>
<p>*Ton sourire, ta force, et ton altruisme ont résonné en moi au plus profond de mon cœur.<br />
Merci Elisabeth , ce fût une très douce rencontre sur cette terre.<br />
Au revoir<br />
Roseline</p>
<p>*Ma chère Elisabeth,<br />
 Tu m&#8217;a appris à comprendre dans le silence et à écouter avec les yeux, à<br />
respirer l&#8217;amour qui est en nous; Cette énergie d&#8217;amour inconditionnelle<br />
dépasse les épreuves et les limites de notre monde. Elle est éternelle et<br />
nous lie les uns aux autre au delà de notre enveloppe corporelle.<br />
Elisabeth, tu es dans nos cœurs à tout jamais et ton amour nous guide.<br />
Noëlle</p>
<p>*Elisabeth.<br />
Toi qui a été un modèle de gentillesse, de présence, de compréhension, merci d&#8217;avoir pu être sur mon chemin de Vie et de m&#8217;avoir apporté cette humanité qui te correspondait tant. Toi qui envoyé tellement de lumière au autre c&#8217;est toi qui es  La Lumière maintenant. Merci d&#8217;avoir été aussi authentique et aussi vrai.<br />
Marie Dominique</p>
<p>*Très chère Elisabeth ..<br />
Il y a tellement de mercis à te dire; peut être le plus gros, c&#8217;est: Merci de nous avoir appris à tracer nous-même les chemins du cœur, à travers les formations d&#8217;Assistance de Base, de Pnl, et ta présence.<br />
tu nous as montré les chemins du cœur et les Liens du Cœur;<br />
et plus que de les montrer, tu nous les as fait expérimenter au plus profond de nous même-<br />
tu disais que nous sommes reliées en pensée par les chemins du cœur &#8211; et ces liens là,  ces chemins là, deviennent  maintenant des sillons de lumière-<br />
Que ces liens magnifiques que tu as su créer, faits de force et d&#8217;une énergie empreinte de douceur, de lumière, t&#8217;accompagnent et te soutiennent à leur tour<br />
Elisabeth,<br />
Je me souviendrai aussi de ton accent chantant, de la manière avec laquelle tu étais parfois comme une jeune fille posée sur l&#8217;herbe du jardin de La Tempérance à côté du petit coin de menthe pour téléphoner &#8212; si légère.<br />
J&#8217;avais envie de t&#8217;offrir en pensée ces roses d&#8217;hiver qui savent  traverser les gelées et les matinées de soleil;<br />
elles sont comme toi, en pérpétuel devenir &#8211;<br />
je t&#8217;envoie toute ma tendresse,<br />
Je t&#8217;envoie  mon énergie<br />
pour ce beau voyage que tu as entrepris -<br />
Biétrix</p>
<p>*Ma chère Elisabeth,<br />
Merci pour toute ta bienveillance lors de nos diverses rencontres que se<br />
soit lors de stage ou dans d&#8217;autres moments.<br />
J&#8217;ai été ravie d&#8217;avoir pu partager ces 2 jours avec toi quelques temps avant ton départ.<br />
Je sais que tu continueras à guider de l&#8217;endroit où tu te trouves, c&#8217;est<br />
à dire pas si loin que cela, tout ceux qui le souhaiterons à la<br />
concrétisation de lieux de guérison comme tu en avais le projet lors de<br />
ton séjour sur cette terre.<br />
Je sais que tu es et seras présente parmi nous si l&#8217;on s&#8217;adresse à ta<br />
douce présence.<br />
Je t&#8217;embrasse et je suis heureuse de t&#8217;avoir rencontré<br />
Yasmine</p>
<p>*C&#8217;est une bénédiction Elisabeth de t&#8217;avoir rencontrée , et ton départ me rend vraiment triste, tu as su être un phare pour beaucoup et la cause que tu as portée est tellement belle, ouvrir nos cœurs pour les plus petits et nous laisser transformer par eux,<br />
tu as mis du sens dans le non sens et tu as donné l&#8217;espérance, le soutien, l&#8217;écoute, tu étais une inlassable chercheuse de vérité et de lumière et des êtres comme toi sont infiniment précieux pour l&#8217;humanité. Je te dis au revoir même si je sais que tu es encore plus présente maintenant et que cette cause que tu as portée avec beaucoup de fidélité, de ténacité et de courage, tu continues forcément à la porter là ou tu es maintenant, alors inspire nous et soutiens nous<br />
Je t&#8217;envoie un cœur plein de reconnaissance et ton souvenir est en moi comme un grand soleil<br />
                                            Bénédicte</p>
<p>*Très chère &laquo;&nbsp;petite&nbsp;&raquo; et très grande Elisabeth,<br />
Je crois pouvoir te dire que tu es la plus belle personne qu&#8217;il m&#8217;ait été de rencontrer et connaître un peu.<br />
Ton sourire, ta douceur, ta gentillesse n&#8217;ont d&#8217;égal que ton amour inconditionnel et ta compassion infinie pour les êtres.<br />
Partie sous d&#8217;autres cieux trop vite, trop tôt, tu as encore eu cette immense délicatesse de nous laisser un magnifique message de joie et d&#8217;espoir.<br />
L&#8217;espoir qu&#8217;au-delà de cette vie, rien ne s&#8217;arrête, tout continue.<br />
A bientôt Elisabeth.<br />
Nous te rejoindrons tous à un moment ou à un autre, le moment venu. C&#8217;est juste une question de timing.<br />
Bon voyage<br />
Je t&#8217;embrasse très fort et je t&#8217;aime,<br />
Claudine.</p>
<p>*&#8230; tendres pensées affectueuses.<br />
 Avec cœur&#8230;<br />
Régine</p>
<p>*Amour infini.<br />
Bernadette.</p>
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		<title>&#171;&#160;Je suis partie en paix&#8230;&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.psychose-guerison.com/2012/01/20/je-suis-partie-en-paix/</link>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 07:55:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bietrix</dc:creator>
				<category><![CDATA[je suis partie en paix]]></category>

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		<description><![CDATA[Elisabeth FRIT nous a quittés le 18 janvier. Elle nous a laissé les mots suivants : &#171;&#160;Je suis partie en paix et dans la joie avec beaucoup d&#8217;aide spirituelle et le soutien d&#8217;amis de coeur et je souhaite que La &#8230; <a href="http://www.psychose-guerison.com/2012/01/20/je-suis-partie-en-paix/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elisabeth FRIT nous a quittés le 18 janvier. Elle nous a laissé les mots suivants :</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em><strong>Je suis partie en paix et dans la joie avec beaucoup<br />
d&#8217;aide spirituelle et le soutien d&#8217;amis de coeur et<br />
je souhaite que La Tempérance continue.&nbsp;&raquo;</strong></em></p>
<p>Une messe sera célébrée le samedi 21 janvier, à 10h en l&#8217;église de Celles/Durolle -63250.</p>
<p>L&#8217;inhumation aura lieu au cimetière de Chausseterre &#8211; 42430 à 15h.</p>
<p>Fleurs naturelles uniquement</p>
<p>LA TEMPERANCE</p>
<p>Merci de communiquer vos messages de sympathie uniquement par mail.</p>
<p><a href="http://www.psychose-guerison.com/wp-content/Elisabeth-2012LA-Tmp.jpg"><img src="http://www.psychose-guerison.com/wp-content/Elisabeth-2012LA-Tmp.jpg" alt="" title="Elisabeth 2012-LA Tempérance" width="142" height="199" class="aligncenter size-full wp-image-162" /></a></p>
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		<title>Conscience et illusion- comprendre ce qui donne un sens à nos représentations mentales</title>
		<link>http://www.psychose-guerison.com/2011/11/26/conscience-et-illusion/</link>
		<comments>http://www.psychose-guerison.com/2011/11/26/conscience-et-illusion/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 26 Nov 2011 18:09:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bietrix</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures utiles]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour à tous, Voici une réflexion sur le travail du philosophe Daniel Denett mais aussi sur Benjamin Libet qui ont réfléchit sur la conscience &#8230;: Daniel Dennett : La conscience est une sorte d&#8217;illusion ces propos ont été recueillis par &#8230; <a href="http://www.psychose-guerison.com/2011/11/26/conscience-et-illusion/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Bonjour à tous, </em></p>
<p><em>Voici une réflexion sur le travail du philosophe Daniel Denett mais aussi sur Benjamin Libet qui ont réfléchit sur la conscience &#8230;: <strong>Daniel Dennett : La conscience est une sorte d&#8217;illusion</strong><br />
ces propos ont été recueillis par Nicolas Journet<br />
Article publié le 19/01/2011 dans Le Cercle Psy &#8230;</em></p>
<p><em>bonne lecture<br />
Bises à tous,<br />
Biétrix<br />
&nbsp;&raquo;<br />
Depuis vingt ans, ce philosophe américain se trouve au cœur des débats sur la conscience. Il a longtemps soutenu que l&#8217;étude de celle-ci, échappant au langage et à l&#8217;introspection, devait être abordée dans une perspective naturaliste. Aujourd&#8217;hui, il nuance quelque peu sa position. Il nous a accordé un entretien.<br />
Daniel Dennett est un philosophe américain né en 1942. Il enseigne à l&#8217;Université de Tufts (Massachussets), où il dirige le Centre d&#8217;études cognitives. Il est l&#8217;auteur de plusieurs livres traduits en français : La Stratégie de l&#8217;interprète (Gallimard, 1990), La Conscience expliquée (Odile Jacob, 1993), Darwin est-il dangereux ? (Odile Jacob, 2000), Théorie évolutionniste de la liberté (Odile Jacob, 2004), De beaux rêves (L&#8217;Eclat, 2008).<br />
Il est, depuis, la publication en 1991 de La Conscience expliquée, un des auteurs les plus en vue dans le domaine de la philosophie de l&#8217;esprit. Philosophe est d&#8217;ailleurs un titre trompeur car, plus encore que beaucoup de ses collègues, D. Dennett évite le travail en vase clos, se méfie de l&#8217;introspection et se plonge plus volontiers dans l&#8217;actualité des neurosciences, de la psychologie expérimentale, de l&#8217;éthologie animale, enfin des sciences du vivant en général, que dans la relecture des anciens sages. Ses conférences ne vont jamais sans illustrations. Celle qu&#8217;il a donnée le 15 octobre dernier au tout nouvel Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière) s&#8217;ouvrait sur deux images placées côte à côte : celle d&#8217;une termitière, quelque part en Afrique, et celle de la Sagrada Familia de Barcelone. Entre ces deux édifices, l&#8217;analogie est visible. Mais, expliquait-il, l&#8217;un a été modelé par des milliers de petits être machinaux, et l&#8217;autre, par le génie d&#8217;un seul grand architecte, Antoni Gaudi. Evidemment, comme le pense D. Dennett, nous ne pouvons pas exclure l&#8217;idée que le cerveau humain soit fait, lui aussi, de millions de petits robots biologiques, les neurones. Au contraire, c&#8217;est même ainsi que les neurosciences devraient nous le décrire. L&#8217;esprit humain est un produit de l&#8217;évolution du vivant, et doit être expliqué de la même manière que n&#8217;importe quel autre phénomène naturel. D&#8217;un autre côté, il présente des particularités bien à lui : avant d&#8217;être édifiée, la Sagrada Familia a été calculée, dessinée critiquée et planifiée, toutes choses que ne font pas les termites, même les plus intelligents. Cette singularité représente un aspect de ce que nous, humains, appelons perception, intentionnalité, volonté, vision de l&#8217;avenir, soit autant d&#8217;aspects d&#8217;un phénomène réflexif appelé &laquo;&nbsp;conscience&nbsp;&raquo;, qu&#8217;à la suite de bien d&#8217;autres philosophes D. Dennett s&#8217;est attaché à circonscrire, soumettre à l&#8217;épreuve des connaissances scientifiques et à sa propre réflexion. Il y a vingt ans, il s&#8217;affairait surtout à montrer que le langage courant ne pouvait servir à décrire la conscience, et qu&#8217;il convenait de se tourner vers des modèles d&#8217;explication plus naturels et physiques, darwiniens par exemple. Aujourd&#8217;hui, il persiste à critiquer l&#8217;illusion introspective, mais aussi son contraire, à savoir l&#8217;élimination pure et simple du problème par sa réduction à l&#8217;activité observable du cerveau.</em></p>
<p><em><span id="more-147"></span></em></p>
<h3><strong><em>Comment convient-il d&#8217;aborder le problème de la conscience ?</em></strong></h3>
<p><em>Un peu comme on aborde la magie, telle qu&#8217;elle se pratique dans les rues en Inde. Il y a des gens qui s&#8217;en vont en croyant avoir assisté à un miracle. Ils admettent que des choses surnaturelles se passent : c&#8217;est la position du dualisme cartésien, qui considérait l&#8217;&nbsp;&raquo;âme&nbsp;&raquo; comme une substance à part, d&#8217;origine divine et miraculeuse, capable de s&#8217;extraire de la matière et de la contempler. Et puis il y a un point de vue plus sensé qui consiste à se dire &laquo;&nbsp;il y a un truc&nbsp;&raquo;, et ce truc produit une illusion. Je considère quant à moi, que la conscience est une boîte pleine de tours de magie, et que quand nous connaîtrons tous ces tours, nous aurons expliqué ce qu&#8217;est la conscience. C&#8217;est plutôt démystifiant comme point de vue, ça ne plaît pas à tout le monde, mais c&#8217;est conforme à ma conviction que la conscience est un phénomène naturel qui doit être expliqué naturellement.<br />
Puisque nous sommes tous conscients, nous sommes tous magiciens en quelque sorte.</em></p>
<h3><strong><em>Pourquoi ne pas chercher la réponse en nous-mêmes ?</em></strong></h3>
<p><em>Ce n&#8217;est pas si simple. Certains de nos états intérieurs peuvent être exprimés sans être descriptibles. Par exemple, si je dis : &laquo;&nbsp;J&#8217;ai un truc avec les blondes&nbsp;&raquo;. Je ne sais pas ce qu&#8217;est ce &laquo;&nbsp;truc&nbsp;&raquo; dans ma tête. Je sais seulement que quand je vois une blonde, cela me fait certains effets ; émotions, sensations physiques, etc. Passons. C&#8217;est ainsi qu&#8217;on peut se représenter le côté ineffable de la conscience : un phénomène dont je peux connaître les effets, sans être capable de le décrire, sans pouvoir dire en quoi il consiste. Beaucoup de phénomènes mentaux sont ainsi faits que nous pouvons décrire leurs effets, sans avoir de mots pour les exprimer. En fait, nous n&#8217;avons pas d&#8217;expérience intérieure de la conscience et c&#8217;est seulement d&#8217;un point de vue extérieur que nous pouvons nous interroger sur elle.<br />
Certains philosophes défendent pourtant cette idée d&#8217;expérience intérieure. Ils prétendent même tenter de la comprendre en imaginant ce que cela fait d&#8217;être un &laquo;&nbsp;zombie&nbsp;&raquo;, c&#8217;est-à-dire un être présentant des comportements humains, mais sans avoir conscience de lui-même.<br />
Oui, on en discute. Si vraiment il existait de tels êtres, avec les mêmes capacités de mémoire et d&#8217;intelligence, je ne vois pas pourquoi on devrait leur nier la conscience : ce seraient des êtres humains comme nous. Mais les seuls zombies que l&#8217;on connaisse sont ceux du vaudou haïtien, et ce ne sont pas du tout des personnages agréables à fréquenter. Pour moi, c&#8217;est une fiction sans intérêt.<br />
A l&#8217;inverse, des observations de laboratoire, celles de Benjamin Libet, tendent à montrer que ce que nous prenons pour des décisions conscientes sont en fait déclenchées de manière anticipée et inconsciente par notre cerveau. Cela ferait de l&#8217;activité consciente un phénomène très secondaire et négligeable.<br />
Ces expériences sont très particulières. Elles portent sur des décisions sans délibération préalable, et surtout sans intention particulière, comme plier le doigt, mais pour rien, sans but autre que réaliser une expérience. Ce n&#8217;est pas ainsi qu&#8217;ordinairement nous prenons des décisions. Supposez que vous ayez un groupe de scientifiques et de journalistes qui étudient le Congrès américain. Une semaine avant le vote sur une loi importante, ce groupe annonce le résultat probable du vote, et cette prédiction s&#8217;avère exacte. Donc la question est : quand cette loi a-t-elle été décidée ? Lors du scrutin, ou bien lors de la prédiction ? On peut comparer cette situation à celle de la volonté humaine telle que décrite par les expériences de Libet. Le fait qu&#8217;une activité cérébrale intervienne avant d&#8217;être consciente ne veut pas dire que la volonté n&#8217;est qu&#8217;un épiphénomène superficiel qui se contente d&#8217;enregistrer un fait déjà établi auparavant. Ce n&#8217;est pas parce que nous possédons un potentiel de prédiction que la vraie décision n&#8217;intervient pas plus tard, de manière consciente. Dans le cas du Parlement, s&#8217;il n&#8217;y avait pas ce vote final, la prédiction ne vaudrait tout simplement rien. Dans le cas d&#8217;une décision individuelle, si la conscience n&#8217;intervenait pas, l&#8217;émulation anticipée du cerveau ne signifierait rien. La conscience reste un fait intéressant à étudier.</em></p>
<h3><strong><em>Par quels moyens expérimentaux, selon vous ?</em></strong></h3>
<p><em>Il y a de meilleures approches pour essayer de décrire la conscience. La démarche qui est la mienne est celle de l&#8217;hétérophénoménologie. Un mot un peu compliqué pour dire que l&#8217;on tient compte de ce qui se présente au sujet pensant, mais qu&#8217;on l&#8217;examine du point de vue d&#8217;un tiers. Par exemple, on demande à quelqu&#8217;un d&#8217;accomplir une tâche telle que pousser sur un bouton, prononcer certains mots, ou piloter un vaisseau spatial sur un écran de jeu vidéo, et on enregistre ses performances, mais aussi ce que le sujet pense sincèrement avoir fait, et pourquoi il l&#8217;a fait. Parfois cela coïncide avec les résultats, parfois non. Notre point de vue sur la question consiste à se demander comment les gens se forment des croyances sur la situation, et quelle est la cause de leurs croyances. Et si nous trouvons cette cause, nous expliquons le phénomène. C&#8217;est ce que nous pouvons faire de mieux pour expérimenter ce qu&#8217;est la conscience.</em></p>
<h3><em><strong>Tout cela donne-t-il une idée de modèle pour décrire la conscience ?</strong></em></h3>
<p><em>Ce qu&#8217;on peut dire en tout cas, c&#8217;est que neurologiquement, ce que nous nommons conscience n&#8217;obéit pas à une cause unique, et ne correspond pas à une fonction unique. C&#8217;est le nom que nous donnons à une multitude de manifestations de notre activité cérébrale et que nous unifions en en faisant le récit. Nous avons le sentiment qu’il y a un auteur de nos pensées à l’intérieur de nous, un « moi » qui pense. Mais il s’agit juste d&#8217;une suite d’événements électrochimiques que nous commentons pour nous-même ou pour les autres. Notre &laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas un chef d&#8217;orchestre, mais plutôt un auditeur plongé au sein de l&#8217;orchestre qui tenterait, avec quelques millièmes de secondes de retard, de fredonner la mélodie qu&#8217;il arrive à reconstituer. Mais cela ne veut pas dire que ce flux de conscience soit sans effet : il influe sur nos actes et sur ce que nous faisons faire aux autres.</em></p>
<h3><em><strong>Finalement, la conscience est bien une sorte d&#8217;illusion ?</strong></em></h3>
<p><em><strong> </strong>Oui, j&#8217;ai parlé plus haut de &laquo;&nbsp;tours de magie&nbsp;&raquo;, et les tours de magie produisent bien une illusion. Mais c&#8217;est une illusion bénigne, inoffensive, et peut-être même utile. Mais utile à quoi ? D&#8217;un point de vue évolutionniste, on a longtemps pensé que tout ce qui existe devait s&#8217;expliquer en termes d&#8217;avantages sélectifs. On donc cherché à comprendre quelle pouvait être la fonction de la musique, du langage, de la bipédie, de l&#8217;humour&#8230; On a spéculé sur l&#8217;avantage que ces compétences pouvaient apporter. On s&#8217;est posé aussi la même question à propos de la conscience. Aujourd&#8217;hui, on admet que des organes peuvent préexister à la fonction. Ce que je veux dire par là, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;est pas indispensable de trouver un avantage sélectif particulier à la conscience pour justifier son existence : ce n&#8217;est peut-être qu&#8217;un sous-produit d&#8217;une activité cérébrale complexe, une habitude non nocive, utile peut-être, mais à quoi exactement ? C&#8217;est difficile à dire de manière générale.<br />
Quelle est, à vos yeux, la tâche la plus importante qui attende la philosophie de l&#8217;esprit  ?<br />
Nous avons une bonne théorie de l&#8217;information. Il nous manque de comprendre ce qui donne sens à nos représentations mentales, et aux mots que nous employons pour penser et communiquer. Au sens classique, celui de Shannon et Weaver, la quantité d&#8217;information contenue dans une animation de Bugs Bunny est supérieure à celle de l&#8217;Encyclopédie Britannique. D&#8217;un autre côté , nous sommes bien persuadés qu&#8217;il y a plus de sens dans l&#8217;Encyclopédie Britannique que dans Bugs Bunny.</em></p>
<h3><em><strong>Mais qu&#8217;est-ce que &laquo;&nbsp;avoir du sens ?&nbsp;&raquo; </strong></em></h3>
<p><em><strong></strong>Là encore, il faut procéder objectivement  : l&#8217;information sémantique, c&#8217;est ce qui est utile pour diriger ses actes. Il nous faut donc travailler sur ce que c&#8217;est qu&#8217;agir et contrôler notre action. . J&#8217;ai beaucoup réfléchi à cette question, mais je dois admettre que nous n&#8217;avons pas de théorie rigoureuse de ce qu&#8217;est l&#8217;information sémantique. Il existe des modèles neurologiques, celui de Stanislas Dehaene par exemple, qui décrivent bien comment, pendant une activité de lecture, l&#8217;information est distribuée à différentes parties du cerveau. Le modèle est sans doute très bon, mais en quoi consiste cette information qui circule dans le cerveau et véhicule des représentations ? Cela, nous ne le savons pas. C&#8217;est la tâche de la philosophie de contribuer à le découvrir. &laquo;&nbsp;</em></p>
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		<title>&#171;&#160;psychiatrie citoyenne&#160;&#187; dans la Maison des Sources ..</title>
		<link>http://www.psychose-guerison.com/2011/10/18/psychiatrie-citoyenne-dans-la-maison-des-sources/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 15:12:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bietrix</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures utiles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.psychose-guerison.com/?p=140</guid>
		<description><![CDATA[Vous pouvez voir et revoir sur le site de Direct 8, l&#8217;émission Quartier Général : Psychiatrie : Comment gérer la folie? On y parle de &#171;&#160;psychiatrie citoyenne&#160;&#187; et bisouthérapie dans la Maison des Sources &#8230; Voici le lien d&#8217;un article &#8230; <a href="http://www.psychose-guerison.com/2011/10/18/psychiatrie-citoyenne-dans-la-maison-des-sources/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous pouvez voir et revoir sur le site de Direct  8, l&#8217;émission<br />
Quartier Général : Psychiatrie : Comment gérer la folie?<br />
On y parle de &laquo;&nbsp;psychiatrie citoyenne&nbsp;&raquo; et bisouthérapie dans la Maison des<br />
Sources &#8230;</p>
<p>Voici le lien d&#8217;un article de Télérama  que vous pouvez retrouver sur</p>
<p>http://www.telerama.fr/idees/soins-psychiatriques-une-loi-delirante,72216.php</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Au centre psychothérapique de Saint-Martin-de-Vignogoul (Hérault), une  évidence prend à la gorge : la psychose que l&#8217;on y soigne, c&#8217;est la part de folie, de difficulté à vivre, que tout humain porte en lui, mais que certains, plus fragiles, ne parviennent pas à dompter. Ils sombrent alors dans l&#8217;hystérie,  la schizophrénie, les bouffées délirantes, ils sombrent en eux-mêmes, jusqu&#8217;à trouver une main tendue&#8230;&nbsp;&raquo;<br />
Thérapies de groupe, jeux de rôles, sorties et ateliers sont proposés à Saint-Martin-de-Vignogoul.</p>
<p>La loi « sécuritaire » et « antithérapeutique »,  de N. Sarkozy<br />
Suite à En revenant à une logique carcérale, on détruit deux siècles de psychiatrie.” Dr Hervé Bokobza en 2004 -, Nicolas Sarkozy annonçait la « sécurisation des hôpitaux psychiatriques », débloquant 70 millions d&#8217;euros pour installer vigiles, chambres d&#8217;isolement, caméras de surveillance. « Le lendemain de son<br />
discours, j&#8217;avais honte devant mes patients », se souvient Hervé Bokobza. Avec des confrères, il a alors créé le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire, groupe de soignants à la proue de la mobilisation actuelle. « En revenant à  une logique carcérale, on détruit deux siècles de travail, martèle-t-il. La psychiatrie est née avec la Révolution française. Avant, les fous étaient<br />
brûlés comme des sorciers ou jetés en prison. »</em></p>
<p>Bises à tous,<br />
Biétrix</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>J’aurai pu aussi bien être morte</title>
		<link>http://www.psychose-guerison.com/2011/09/16/j%e2%80%99aurai-pu-aussi-bien-etre-morte/</link>
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		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 08:01:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie OLLIVIER</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bienveillance et maltraitance]]></category>
		<category><![CDATA[Cycle "espoir-crainte"]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Hébriana, dans « Deprived of our humanity » (privés de notre humanité) dit «  j’aurai pu aussi bien être morte… » J’aurai pu aussi bien être morte, aussi, quand tout nous demande de le faire, et de l’être… Pas de vagues, pas &#8230; <a href="http://www.psychose-guerison.com/2011/09/16/j%e2%80%99aurai-pu-aussi-bien-etre-morte/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hébriana, dans « <em>Deprived of our humanity</em> » (<em>privés de notre humanité</em>) dit «  j’aurai pu aussi bien être morte… »<br />
J’aurai pu aussi bien être morte, aussi, quand tout nous demande de le faire, et de l’être…<br />
Pas de vagues, pas de positionnement, pas de droits d’existence,<br />
Pas, pas, pas, pas…nous sommes les poubelles de l’humanité souffrante de déshumanisation…</p>
<p>Comment entendre la différence de pensée, de sensibilité, de droits, quand tout se mélange dans une tête théorisant…<br />
Devant celui qui devient soit égoïste, soit malade… soit ce que l’on veut bien s’arranger à faire de lui…</p>
<p>Les grandes causes, ne sont pas pour les gens de ce monde,… ni pour ceux qui se croient fous… tant ils sont seuls à avoir raison…<br />
Quant à l’odeur de la liberté, elle ne reste qu’une odeur diffuse, et irréalisable…</p>
<p>Aujourd’hui j’ai arrêté de me sentir victime, et devant ça, aux yeux des autres je deviens un monstre sans foi ni loi qui écrase tout sur son passage, (ceux qui n’osent pas)…<br />
Le droit de se taire, de paraitre « intelligent »… loin de l’habituel…</p>
<p>Il n’y a pas de pitié pour les bannis, pas d’oreille pour les égoïstes, pas d’humains, pour ceux qui n’ont plus de nom…<br />
Se cacher derrière le silence, fuir devant le monstre égoïste que nous sommes, parler sous des travers de fausseté afin de ne pas déranger les biens pensants, ne se livrer que devant un thérapeute qui nous remettra dans le droit chemin, ou pleurer devant notre icône de victime malade pour quelques pitiés, voilà à quoi nous sommes réduits… voilà nos droits de perturbateurs… dans une société où il n’y a pas de caste pour les hors castes…</p>
<p>Impossible de choisir nos vies, impossible de prendre les armes quand logé à l’enseigne de victimes…« Garder le moral » voilà ce que l’on mange… tous les jours… et subir la tolérance… réduite en pitié…</p>
<p>Il n’y a pas de place pour une nouvelle vie, pas de place pour le choix de vivre, sinon bannis des terres connues… bannis des codes éthiques… bannis des morales… bannis des familles… bannis des scrupules…</p>
<p>Stéphanie Ollivier.</p>
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		<title>Lettre aux institutions psychiatriques</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Aug 2011 19:26:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bietrix</dc:creator>
				<category><![CDATA[Allégeance à la santé mentale]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est 1h3O, je viens de me lever. J&#8217;arrive vraiment pas à me poser; je suis agité, je bois un café. 2 cafés.2 clopes. Je pense à la psychiatrie; Au papier positif que je dois faire sur la psychiatrie. ça &#8230; <a href="http://www.psychose-guerison.com/2011/08/04/lettre-aux-institutions-psychiatriques/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est 1h3O, je viens de me lever. J&#8217;arrive vraiment pas à me poser; je suis agité, je bois un café. 2 cafés.2 clopes. Je pense à la psychiatrie; Au papier positif que je dois faire sur la psychiatrie. ça va pas trop mais bon, j&#8217;ai l&#8217;habitude. Je sais que je vais avoir du mal à écrire ce papier mais je vais essayer.</p>
<p>Tout d&#8217;abord, je m&#8217;aperçois qu&#8217;aujourd&#8217;hui dans l&#8217;état actuel de ma santé mentale. Il m&#8217;est difficile d&#8217;écrire directement aux institutions. Alors je crois que je vais procéder ainsi. Je vais écrire ce que j&#8217;ai envie d&#8217;écrire, de peindre ou d&#8217;exprimer ce que j&#8217;ai envie avec mes tripes.</p>
<p>Tout d&#8217;abord dans l&#8217;état actuel des choses, il m&#8217;est difficile de critiquer les institutions psychiatriques tout en sachant que je suis actuellement dans leur mains un peu contre ma volonté profonde.</p>
<p>Tout d&#8217;abord, concernant la psychose, ça fait déjà pas mal de temps que j&#8217;ai compris que l&#8217;on pouvait en sortir par d&#8217;autres moyens que le traitement pharmaceutique ou alors à petite dose et en donnant plus d&#8217;attention et de respect aux malades et plus de liberté. On peut partir et revenir d&#8217;autre monde par d&#8217;autres moyens plus humains que le traitement chimique et l&#8217;enfermement.Il n&#8217;y a pas une mais plusieurs façons de partir et de revenir à la réalité. Mais est-ce la volonté de l&#8217;institution que beaucoup de malades guérissent de leur psychose ? L&#8217;institution crie qu&#8217;elle n&#8217;a pas les moyens que peuvent avoir d&#8217;autres mouvements ou autres structures extra-psychiatriques. Mais aujourd&#8217;hui, quand l&#8217;on voit ce que fait l&#8217;institution avec les moyens quand ils en on, cela m&#8217;effraie, ça me fait peur. Je suis catalogué schizophrène et quand je vois les structures ultra-moderne où l&#8217;on &laquo;&nbsp;met&nbsp;&raquo; les schizophrènes à l&#8217;heure actuelle, ça me fait peur, ça m&#8217;effraie. J&#8217;ai vraiment envie de fermer ma gueule et ne plus avoir les idées extrêmes que j&#8217;ai pu avoir par le passé. Pourtant, ça a été mon combat, de dénoncer les institutions depuis que j&#8217;ai 23 ans et que je suis allé en HP. Cette hospitalisation m&#8217;a dégouté, m&#8217;a traumatisé et m&#8217;a fait devenir un dénonciateur, un rebelle, un insoumis. Mais bon, aujourd&#8217;hui ma volonté première est de me reposer, de dormir un peu mieux, de travailler, de mener une vie équilibrée. Mais est-ce que ce n&#8217;est pas ce que j&#8217;ai eu envie depuis 15 ans; je ne demande que ça, d&#8217;être posé, équilibré, sain d&#8217;esprit; mais le problème, c&#8217;est que j&#8217;ai un produit dans le corps qui me change mon état de conscience et il m&#8217;est difficile d&#8217;être moi.</p>
<p><span id="more-120"></span></p>
<p>Ma psychose c&#8217;est la psychiatrie et la psychiatrie me dit que je souffre d&#8217;une psychose dont elle me soigne.Le serpent qui se mord la queue. Aujourd&#8217;hui, je ne veux plus être extrême, ni m&#8217;engager dans aucun mouvement politique, je veux être libre, indépendant et posé.</p>
<p>Depuis que j&#8217;ai le traitement Risperdal, j&#8217;ai vraiment du mal à dormir. C&#8217;est difficile ensuite de vivre sainement, de calmer ma colère ,ma peur, ma tristesse</p>
<p>.. mais bon, je gère tant bien que mal; c&#8217;est peut-être pas moi qui vais changer le monde, mais le monde n&#8217;a pas le droit de me détruire et de m&#8217;imposer dans quel monde ou dans quel état de conscience je dois me trouver, ce que je dois manger, ce qu&#8217;on doit m&#8217;injecter, le nombre d&#8217;heure que je dois dormir, le nombre d&#8217;heure que je dois travailler; la liberté en gros; je veux être libre, liberté physique, psychologique, médicale, intellectuelle, spirituelle. M&#8217;exprimer par l&#8217;art et le travail d&#8217;ancrage, me détacher des addictions qui m&#8217;ont permis de &laquo;&nbsp;survivre&nbsp;&raquo; et d&#8217;empêcher les médicaments d&#8217;avoir prise sur ma conscience &#8230;.<br />
Je suis beaucoup plus sage qu&#8217;auparavant; vis à vis de l&#8217;institution, je n&#8217;ai plus d&#8217;envie de révolte et d&#8217;explosion au sens propre et figuré envers elle. Je veux ma liberté. Je suis tout à fait à même aujourd&#8217;hui de gérer mon traitement tout seul, seul sans qu&#8217;on me l&#8217;impose, et sans qu&#8217;on me l&#8217;injecte de façon arbitraire. J&#8217;ai quand même avec les années de travail sur moi, un peu plus de non-violence qu’auparavant. La discipline asiatique tel que Qi gong, Yoga, et Sophrologie Alpha m&#8217;ont beaucoup aidé. Je veux aujourd&#8217;hui me diriger vers des choses positives. Mais peut-être n&#8217;est-ce pas ce que j&#8217;ai toujours cherché &#8211; Mes pratiques ne datent pas d&#8217;hier. Ma prise de conscience ne date pas subitement d&#8217;aujourd&#8217;hui &#8211; Je me pose la question de savoir mais alors pourquoi je ne suis toujours pas guéri et est-ce que j&#8217;ai toujours autant de mal avec le sommeil ?</p>
<p>la prise d&#8217;anti-psychotique est difficile à vivre. Je ne peux pas faire sans et je ne peux pas faire avec; quel dilemne.</p>
<p>La lettre positive aux institutions, je l&#8217;enverrai un peu plus tard quand je serai posé.<br />
Le travail que j&#8217;ai à faire en moi, c&#8217;est donner de l&#8217;amour. Mais mon but premier aujourd&#8217;hui est de poser et dormir correctement, de ne pas trop boire de café et fumer de clope la nuit et de ne plus m&#8217;énerver. Il me faut persévérer; les jours, sont tout les jours différents, il faut que je combatte cette schizophrénie qui m&#8217;envahit par moment. Il faut que je reste lucide et posé que je contrôle mon somnambulisme. Dieu aides-moi. Marie viens à mon secours, donnes-moi un peu de paix intérieure.</p>
<p>C&#8217;est dur d&#8217;être lucide quand on ne dort pas bien et que l&#8217;on n&#8217;est pas posé. J&#8217;ai tendance à partir trop vite et trop loin. Il faut que je sois là ici et maintenant. Je suis ici et je ne suis pas ailleurs.</p>
<p>Je suis ici, ça va mieux, j&#8217;écris, je tiens mon stylo dans les mains, je suis assis, mes pieds touchent terre, il pleut, j&#8217;écoute la pluie, je l&#8217;entends. C&#8217;est la pleine lune.Je suis en Auvergne; je crois que je suis entrain de me calmer mais c&#8217;est dur j&#8217;ai les pieds par terre. J&#8217;écris. Je respire , ça va mieux &#8211; pause- (mais pour combien de temps) mais pause-pause. Play-dans la plaie-pause et je repose.</p>
<p>Je visualise mon walkman; j&#8217;ai été dans l&#8217;avance rapide, dans le retour rapide et il faut que j&#8217;appuie sur pause pour avoir ensuite la lecture à vitesse normale. C&#8217;est dur de délirer mais il faut que je l&#8217;accepte. J&#8217;ai les pieds par terre, je suis là. Il pleut, j&#8217;entends les gouttes qui tombent, ça va-pause. ça y est, je vais enfin travailler et commencer ma journée; Il ne pleut presque plus ou au compte goutte, la perturbation commence à s&#8217;atténuer. Je suis là, ici et maintenant. Je vais peut-être pouvoir écrire ma lettre concernant le sommeil; ça fait longtemps que j&#8217;ai compris que c&#8217;est pas le nombre d&#8217;heure qui compte mais la qualité et qu&#8217;on arrête de me raconter: il faut dormir 8h travailler 8h; les médicaments Risperdal empêche le sommeil récupérateur. Les anti-psychotiques troublent la qualité du sommeil, c&#8217;est difficile et trouble la vue. Ma vue est déviée, c&#8217;est une évidence. Je ne suis pas dans mon état de conscience naturel. Je m&#8217;aperçois que je suis réceptif comme une éponge et m&#8217;occasionne un stress que je comble par les toxines. Je suis là, ici et maintenant. J&#8217;écris, je tiens mon stylo dans la main, la pluie s&#8217;est remise à tomber, c&#8217;est la saison.<br />
Jérôme</p>
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		<title>Expérience, angoisse &#8230;et détente bien méritée</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jul 2011 06:25:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bietrix</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, je m&#8217;appelle Aurélien, j&#8217;ai 30 ans et je souhaiterais partager mon expérience sur ce que j&#8217;ai vécu. Après être tombé dans une angoisse proche du coma, je suis tombé par terre, je décidais quand même de rester dans mon &#8230; <a href="http://www.psychose-guerison.com/2011/07/01/experience-et-detente-bien-meritee/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, je m&#8217;appelle Aurélien, j&#8217;ai 30 ans et je souhaiterais partager mon expérience sur ce que j&#8217;ai vécu.<br />
Après être tombé dans une angoisse proche du coma, je suis tombé par terre, je décidais quand même de rester dans mon appartement pour un temps. C&#8217;est là que plus tard je me réveillais la nuit tout en sueur et dans une panique totale, je dû donc réintégrer le domicile familial.<br />
Une période de deux mois me conduisit à une HDT (Hospitalisation à la demande d&#8217;un tiers) puis à deux autres hôpitaux mi-séquestré, mi-libre, le tout ayant duré un an et demi.Mais les médecins me trouvèrent un traitement adapté à cette torture mentale, Tercian, Rivotril et Seroplex et je vis aujourd&#8217;hui normalement.<br />
Ce fut ensuite une période nouvelle avec un appartement sympa où je vécu deux ans, mais je fut très vite confronté à des hallucinations auditives  que j&#8217;entendais sur la musique, les dj&#8217;s me parlaient.<br />
Les hallucinations s&#8217;amplifièrent de façon prononcées et ce fut à nouveau la torture mentale&nbsp;&raquo;<em>je veux te tuer, tu finiras ta vie tout seul, tu n&#8217;es qu&#8217;une sous-merde&nbsp;&raquo;</em>, pour ne citer que quelques exemples.<br />
Suite à un stage de PNL et grâce à l&#8217;aide de mon inconscient et de mon esprit, tout cela disparu pour faire place à une détente bien méritée.<br />
C&#8217;est un cas isolé mais j&#8217;espère que ça pourra aider d&#8217;autres personnes.<br />
big up<br />
Aurélien</p>
<p><span id="more-109"></span>Bonjour Aurélien,</p>
<p>si ça ne t&#8217;embête pas ..lorsque tu auras du temps, il y a  quelques<br />
questions qui me viennent à l&#8217;esprit :</p>
<p>- est ce que tu avais déjà, plus petit, ressenti quelque chose qui<br />
ressemblait à cette panique dont tu parles ?</p>
<p>- as-tu pu parler de tes états émotionnel avec le psy?</p>
<p>- et de manière plus prosaïque, où en es-tu du traitement Tercian, Rivotril<br />
et Seroplex, est ce que tu as réduit les doses ou complètement arrêté ?</p>
<p>- est ce que tu peux me parler de ce qui s&#8217;est passé avec le stage de PNL -<br />
est-ce qu&#8217;il y a des protocoles précis qui ont marché pour toi ?</p>
<p>C&#8217;est très gentil de ta part de nous aider par tes témoignages -<br />
chacun est unique et se sent isolé dans son histoire et ses souffrances -<br />
A bientôt et merci &#8230; et j&#8217;espère un jour entendre tes compositions et<br />
chansons !<br />
Biétrix</p>
<p>-<strong> Réponse d&#8217;Aurélien</strong>:<br />
En effet petit, j&#8217;ai ressenti une sensation qui s&#8217;apparentait à de<br />
l&#8217;angoisse, je voyais le plafond bouger dans ma chambre mais sans plus de<br />
conséquences.<br />
- Pour tout ce qui est psy ou entretien avec un thérapeute, je ne suis pas<br />
très chaud, donc aucune de mes expériences hormis l&#8217;angoisse n&#8217;ont été<br />
partagées.<br />
- Oui, le traitement continue même si j&#8217;ai réussi à diminuer quelques<br />
doses, mais je m&#8217;attends à un état stable dans une période d&#8217;un an plus ou moins.<br />
Grâce à Bernard et Elisabeth, j&#8217;ai eu quelques outils pour faire partir<br />
mes voix tels que les entourer d&#8217;une boule de lumière et les guider vers le<br />
ciel, faire des spirales rapides dans mon inconscient et les nourrir de<br />
nectar ou d&#8217;un met de mon choix.<br />
Voilà, j&#8217;espère avoir répondu à tes questions et te transmet mes<br />
amitiés. Un petit bonjour à tout le monde.<br />
ciao<br />
Aurélien</p>
<p>Question:  juste encore une petite précision sur la diminution du traitement &#8211; peux tu donner les doses exactes pour le Tercian,Rivotril et Seroplex ?</p>
<p>-<strong>Réponse d&#8217;Aurélien</strong>:<br />
C&#8217;est un traitement assez lourd, du Tercian 100mg 2 comprimés par jour, du<br />
Rivotril 10mg : 3 comprimé matin midi et soir et du Seroplex 25 mg: 1 le matin.<br />
Pour ma part, j&#8217;ai supprimé1 comprimé de tercian matin et midi et deux<br />
Rivotril midi et soir.<br />
En te souhaitant une bonne journée.<br />
salut</p>
<p>Aurélien</p>
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