Hébriana, dans « Deprived of our humanity » (privés de notre humanité) dit « j’aurai pu aussi bien être morte… »
J’aurai pu aussi bien être morte, aussi, quand tout nous demande de le faire, et de l’être…
Pas de vagues, pas de positionnement, pas de droits d’existence,
Pas, pas, pas, pas…nous sommes les poubelles de l’humanité souffrante de déshumanisation…
Comment entendre la différence de pensée, de sensibilité, de droits, quand tout se mélange dans une tête théorisant…
Devant celui qui devient soit égoïste, soit malade… soit ce que l’on veut bien s’arranger à faire de lui…
Les grandes causes, ne sont pas pour les gens de ce monde,… ni pour ceux qui se croient fous… tant ils sont seuls à avoir raison…
Quant à l’odeur de la liberté, elle ne reste qu’une odeur diffuse, et irréalisable…
Aujourd’hui j’ai arrêté de me sentir victime, et devant ça, aux yeux des autres je deviens un monstre sans foi ni loi qui écrase tout sur son passage, (ceux qui n’osent pas)…
Le droit de se taire, de paraitre « intelligent »… loin de l’habituel…
Il n’y a pas de pitié pour les bannis, pas d’oreille pour les égoïstes, pas d’humains, pour ceux qui n’ont plus de nom…
Se cacher derrière le silence, fuir devant le monstre égoïste que nous sommes, parler sous des travers de fausseté afin de ne pas déranger les biens pensants, ne se livrer que devant un thérapeute qui nous remettra dans le droit chemin, ou pleurer devant notre icône de victime malade pour quelques pitiés, voilà à quoi nous sommes réduits… voilà nos droits de perturbateurs… dans une société où il n’y a pas de caste pour les hors castes…
Impossible de choisir nos vies, impossible de prendre les armes quand logé à l’enseigne de victimes…« Garder le moral » voilà ce que l’on mange… tous les jours… et subir la tolérance… réduite en pitié…
Il n’y a pas de place pour une nouvelle vie, pas de place pour le choix de vivre, sinon bannis des terres connues… bannis des codes éthiques… bannis des morales… bannis des familles… bannis des scrupules…
Stéphanie Ollivier.