Archive pour mars 2010

Questionnements et réflexions sur …”Un malentendu radical”

Mardi 23 mars 2010

“Le soin psychique au XXI e s -”

Voici quelques extraits d’un article de Nathalie Georges Lambrichs, psychologue, Présidente de l’Association des Psychologues freudiens, lu sur le site de Appel des appels et que vous pouvez lire en entier sur http://www.appeldesappels.org/spip.php?article316 


Un malentendu radical

Où commence la maladie psychique, et qui en décide ? Qui a l’autorité pour dire à quelqu’un qu’il lui faut se soigner psychiquement ? De quoi celui qui offre de tels soins s’autorise-t-il ? De son diplôme universitaire ? De son génie propre ? D’un savoir-faire qui reste caché ?

De toujours la médecine a fait mouche par des mots, dit Lacan dans son texte intitulé « Télévision ». Le même Lacan prononça, en son temps, la maxime dont ses adversaires prirent argument pour dévaloriser son enseignement : « le psychanalyste ne s’autorise que de lui-même ». Il faut, certes, s’arrêter assez sur cet aphorisme, son contexte et ses attenances théoriques si l’on veut en sonder le fondement. Déjà les pouvoirs de la parole sont tous mobilisés : j’ai dit que c’était un aphorisme. Mais si c’était une intimation ? Une intimidation ? Une maxime d’imposture ? et cela peut être tout cela. Il n’y a pas, en l’espèce, de garantie absolue de formation, et sûrement de transmission du sens d’un message sans déperdition et autres déformations. Il n’y a que des semblants qui, rigoureusement ordonnés dans des travaux exposés en bonne logique, tiennent en haleine la communauté des pairs, et provoquent sa critique.               …………..

….Le rapport de chacun à son semblable se double, en effet d’une relation tout autre à son prochain. Qu’il s’agisse de gouverner, d’éduquer ou de soigner, c’est cette relation ambiguë qui est au cœur de la pratique en question. Dans quelle mesure celui ou celle que j’éduque ou soigne, à qui j’impose mon gouvernement, est-il comme moi, ou tout autre ? Et moi-même, ne suis-je pas, parfois, pour moi-même un étranger ? Dans quel malentendu ai-je intégré les phonèmes, les mots, la grammaire de ma langue maternelle, dont j’éprouve chaque jour, qu’elle est un véhicule précaire et défaillant pour faire entendre ce dont je doute, exprimer ce que je souffre, faire savoir ce que je crois ? …”

. N. Georges parle également de la pétition citoyenne “face à des dits experts” “Pasde0deconduitepourlesenfantsdetroisans”

Mardi 23 mars 2010

Quand arrive une crise …

Mardi 9 mars 2010

“Quand arrive une crise
J’arrête, stop à l’alcool : détermination
Agir avec détermination et non par volonté.
La volonté : c’est l’obligation de se refuser du plaisir.
La détermination : c’est la joie et le plaisir d’accomplir sa décision
Je gardais en mémoire le film « La femme de ma vie » avec Christophe Malavoie et Jean-Louis Trintignan où le premier est un violoniste alcoolique qui va être aidé par le second ancien alcoolique.

Ce que j’ai retenu de ce film et mis en pratique est que :
quand une crise se présente, il faut s’occuper à tout prix, occuper son esprit !
- prendre une douche
- cirer les chaussures
- faire une promenade dans la nature si possible
- marcher, bouger…
- faire autre chose pour occuper son esprit ; tout y passe pourvu que ce soit actif, la vaisselle, le jardinage, laver la voiture, ses vêtements, couper du bois, bricoler, aller à la piscine, faire du vélo, du sport si on peut, etc.

Tout cela me fut bien utile.
Notamment la douche et le bain qui apaise et aussi les promenades dans la campagne. Promenades actives physiquement tenant plus d’une marche sportive et bouillonnante mentalement .
En effet, l’état d’esprit dans ces moments-là est sens dessus dessous et ce fut, je crois une bonne chose pour un éventuel entourage que je fus seul. En effet, dans un tel état émotionnel, je crois que l’entourage aurait du subir mon extrême nervosité et en cela eut été un bouc émissaire bien pratique. (Ceci est à prendre en considération par des lecteurs éventuellement concernés : « ménager votre entourage. »)
Cela m’a aidé d’être seul. En effet, issu d’un milieu limitant et habitué à me débrouiller par moi-même, j’ai pu livrer seul mon combat contre mon démon intérieur, ce qui est le mieux me semble t-il !
Toutefois, il est certain qu’un entourage aidant peut être très bien venu pour le principal intéressé si et, seulement si, cet entourage est très motivé et si et surtout si le principal intéressé est réellement déterminé pour arrêter l’alcool.
Si et seulement si, il le veut , vraiment, au fond de lui, si la prise de conscience est là, vraiment là. Si la décision a été mentalisée et est de fait acquise. sinon cela risque de tourner à l’enfer pour l’aidant. Etre aidant, oui, sauveur, non ! “

Ce texte est extrait du mémoire d’un stagiaire - que je trouve intéressant non seulement pour stopper l’envie d’alcool, mais plus globalement pour toute crise émotionnelle. Le texte est intéressant aussi sur le lien entre le corps et l’esprit, sur le rôle de l’entourage.
Elisabeth

Apaisement …

Dimanche 7 mars 2010

Pour A., les choses évoluent lentement.
J’ai arrêté les séances avec D., parce que A.  à ce moment là
n’était pas prête à entamer quoi que ce soit.
Depuis elle est passé par une thérapeute, qui fait de la réinformation cellulaire. Une belle personne qui l’a bien guidé, mais avec laquelle elle n’avait  pas trop d’affinité.
Elle est allée voir un psychiatre pendant quelques temps, mais j’ai
arrêté rapidement le processus, car à mon avis il était plus dangereux qu’autre chose, lui faisant dire ce qu’elle ne pensait pas et en augmentant des doses de psychotrope parce qu’elle n’était pas assez active à son goût.
Depuis elle ne prend que des médicaments “naturels” et elle s’en porte
beaucoup mieux.
Elle fait une thérapie par l’hypnose en ce moment et cela semble la
faire progresser. C’est elle-même qui demande à continuer les séances avec cette personne.
J’ai fait une assistance de base à ma façon et selon mes possibilités,
dans la mesure où j’ai pris contact avec une personne dont le fils présentait
les mêmes troubles, ce sont devenus des amis depuis et nous faisons des activités, des sorties ensemble, la maman et moi-même nous relayons parfois pour aider nos enfants.
Le jeune homme est un artiste, qui peint, qui sculpte et c’est vraiment
très beau ce qu’il fait.
Il va bientôt initier A. à la sculpture. A. a arrêté l’équitation, mais fait depuis quelques semaines de la salsa, même si elle se sent souvent mal à l’aise et arrête au bout d’une demie-heure, elle y va régulièrement.
Ce qui lui manque aujourd’hui, c’est un lieu où elle puisse se rendre
tous les jours, pour se former ou pratiquer des activités, un lieu qui la re-socialise, un lieu qui la “tire vers le haut”. Car elle est encore trop isolée, le reste du temps où je ne suis pas avec elle.
Voilà les dernières nouvelles.

En ce qui concerne les médicaments, c’est tout l’arsenal pour apaiser:
millepertuis, lithium, phosphore, elle a fait une cure de vitamine B et
en ce moment elle prend des élixirs floraux, plusieurs complexes que lui a
conseillé la thérapeute qu’elle voit. Mais je ne pense pas qu’il y a UN médicament
qui sera bénéfique pour tous. Je pense qu’il faut faire un examen approfondi
pour voir si la personne a une carence en quelque chose ou non et prendre un
traitement de fond pour traiter les angoisses. A. a pris pendant un mois
psychotrope et autre et lorsque j’ai vu les tremblements que cela lui
donnaient et entendu les discours douteux du psychiatre, j’ai pris la
responsabilité de tout arrêter et je ne regrette pas. Mais c’était une intuition personnelle.
N.