Je voulais apporter mon témoignage après l’expérience vécue au cours du premier module d’assistance de Base en octobre -
Le fait est que je me trouve d’une certaine façon des deux côtés de la barrière, ayant vécu des épisodes dits « psychotiques » il ya maintenant 35-40 ans, (j’en ai 52) avec des résurgences à certains moments, de plus en plus « douces » si l’on peut dire – et désirant maintenant être du côté de celle qui accompagne.
ça a été dur pour moi de me mettre en jeu lors de la formation et de laisser remonter cet aspect de ma vie, avec cette fameuse notion et surtout appellation de « psychose » , mais c’était necessaire – j’ai l’impression de m’être arraché une épine du pied ! Ca me hantait et je ne savais pas quoi faire de cette « chose » vécue et indicible -( et ce qu’elle implique de peur, d’enfermement et d’incompréhension; c’est de l’ordre du tabou – à qui dire que l’on a vécu ces expériences ? hormis lorsque l’on est dans le clan des « artistes » et que l’on peut s’autoriser – socialement j’entends- à faire un certain va et vient -)
L’expérience est nouvelle pour moi puisqu’ on ne se confronte pas aux problèmes simplement dans le huis clos d’une thérapie, mais avec cette micro-société qui se reforme lors des stages – et tout spécialement celui d’assistance de Base- la parole résonne différemment, elle est portée, acceptée, elle devient vivante et prend plus d’ampleur avec le groupe – elle peut donc se transformer et aider à se transformer d’une manière que je ne connaissais pas encore – on peut trouver alors une forme de confiance.
J’ai eu l’impression, en rentrant chez moi, d’enfin pouvoir poser mes bagages « à la maison », et être tranquille, pouvoir avoir – et voir, sentir très nettement- mon « espace intérieur » à la fois « protégé » et en résonance- J’ai bien apprécié que Bernard et Elisabeth soient présent en même temps, je trouve très positif qu’ils nous aient montré deux éclairages parfois – c’est bien -
.. Et j’apprécie énormément qu’il y ait ces échanges par mail après coup -
Bon courage à tous!
Bien amicalement,
Biétrix