Quand arrive une crise …

9 mars 2010

“Quand arrive une crise
J’arrête, stop à l’alcool : détermination
Agir avec détermination et non par volonté.
La volonté : c’est l’obligation de se refuser du plaisir.
La détermination : c’est la joie et le plaisir d’accomplir sa décision
Je gardais en mémoire le film « La femme de ma vie » avec Christophe Malavoie et Jean-Louis Trintignan où le premier est un violoniste alcoolique qui va être aidé par le second ancien alcoolique.

Ce que j’ai retenu de ce film et mis en pratique est que :
quand une crise se présente, il faut s’occuper à tout prix, occuper son esprit !
- prendre une douche
- cirer les chaussures
- faire une promenade dans la nature si possible
- marcher, bouger…
- faire autre chose pour occuper son esprit ; tout y passe pourvu que ce soit actif, la vaisselle, le jardinage, laver la voiture, ses vêtements, couper du bois, bricoler, aller à la piscine, faire du vélo, du sport si on peut, etc.

Tout cela me fut bien utile.
Notamment la douche et le bain qui apaise et aussi les promenades dans la campagne. Promenades actives physiquement tenant plus d’une marche sportive et bouillonnante mentalement .
En effet, l’état d’esprit dans ces moments-là est sens dessus dessous et ce fut, je crois une bonne chose pour un éventuel entourage que je fus seul. En effet, dans un tel état émotionnel, je crois que l’entourage aurait du subir mon extrême nervosité et en cela eut été un bouc émissaire bien pratique. (Ceci est à prendre en considération par des lecteurs éventuellement concernés : « ménager votre entourage. »)
Cela m’a aidé d’être seul. En effet, issu d’un milieu limitant et habitué à me débrouiller par moi-même, j’ai pu livrer seul mon combat contre mon démon intérieur, ce qui est le mieux me semble t-il !
Toutefois, il est certain qu’un entourage aidant peut être très bien venu pour le principal intéressé si et, seulement si, cet entourage est très motivé et si et surtout si le principal intéressé est réellement déterminé pour arrêter l’alcool.
Si et seulement si, il le veut , vraiment, au fond de lui, si la prise de conscience est là, vraiment là. Si la décision a été mentalisée et est de fait acquise. sinon cela risque de tourner à l’enfer pour l’aidant. Etre aidant, oui, sauveur, non ! “

Ce texte est extrait du mémoire d’un stagiaire - que je trouve intéressant non seulement pour stopper l’envie d’alcool, mais plus globalement pour toute crise émotionnelle. Le texte est intéressant aussi sur le lien entre le corps et l’esprit, sur le rôle de l’entourage.
Elisabeth

Apaisement …

7 mars 2010

Pour A., les choses évoluent lentement.
J’ai arrêté les séances avec D., parce que A.  à ce moment là
n’était pas prête à entamer quoi que ce soit.
Depuis elle est passé par une thérapeute, qui fait de la réinformation cellulaire. Une belle personne qui l’a bien guidé, mais avec laquelle elle n’avait  pas trop d’affinité.
Elle est allée voir un psychiatre pendant quelques temps, mais j’ai
arrêté rapidement le processus, car à mon avis il était plus dangereux qu’autre chose, lui faisant dire ce qu’elle ne pensait pas et en augmentant des doses de psychotrope parce qu’elle n’était pas assez active à son goût.
Depuis elle ne prend que des médicaments “naturels” et elle s’en porte
beaucoup mieux.
Elle fait une thérapie par l’hypnose en ce moment et cela semble la
faire progresser. C’est elle-même qui demande à continuer les séances avec cette personne.
J’ai fait une assistance de base à ma façon et selon mes possibilités,
dans la mesure où j’ai pris contact avec une personne dont le fils présentait
les mêmes troubles, ce sont devenus des amis depuis et nous faisons des activités, des sorties ensemble, la maman et moi-même nous relayons parfois pour aider nos enfants.
Le jeune homme est un artiste, qui peint, qui sculpte et c’est vraiment
très beau ce qu’il fait.
Il va bientôt initier A. à la sculpture. A. a arrêté l’équitation, mais fait depuis quelques semaines de la salsa, même si elle se sent souvent mal à l’aise et arrête au bout d’une demie-heure, elle y va régulièrement.
Ce qui lui manque aujourd’hui, c’est un lieu où elle puisse se rendre
tous les jours, pour se former ou pratiquer des activités, un lieu qui la re-socialise, un lieu qui la “tire vers le haut”. Car elle est encore trop isolée, le reste du temps où je ne suis pas avec elle.
Voilà les dernières nouvelles.

En ce qui concerne les médicaments, c’est tout l’arsenal pour apaiser:
millepertuis, lithium, phosphore, elle a fait une cure de vitamine B et
en ce moment elle prend des élixirs floraux, plusieurs complexes que lui a
conseillé la thérapeute qu’elle voit. Mais je ne pense pas qu’il y a UN médicament
qui sera bénéfique pour tous. Je pense qu’il faut faire un examen approfondi
pour voir si la personne a une carence en quelque chose ou non et prendre un
traitement de fond pour traiter les angoisses. A. a pris pendant un mois
psychotrope et autre et lorsque j’ai vu les tremblements que cela lui
donnaient et entendu les discours douteux du psychiatre, j’ai pris la
responsabilité de tout arrêter et je ne regrette pas. Mais c’était une intuition personnelle.
N.

Capturer ses voix …

28 février 2010

….Voici quelques nouvelles, je voulais répondre à ta question, j’ai demandé à mon fils comment il s’y prenait pour capturer ses voix.
Il n’aime pas trop en parler, donc, il m’a répondu assez rapidement et je n’ai pas pu lui demander plus de précision.
Tout d’abord, il m’a dit qu’il voyait et était en contact avec une femme qui était « médium », sur V.. C’est elle qui lui aurait dit d’écrire ce qu’il percevait de ces voix (pas ce qu’elles lui disaient) et de les enfermer dans des textes.
Il m’a dit qu’il pouvait très bien écrire qu’il avait le droit d’être tranquille, qu’elles lui foutent la paix……. Je n’en sais pas plus, à part que ça marche.
Mon fils me dit qu’il essaye d’être plus concret, plus présent dans ce qu’il fait.
Il a pris la décision il y a une semaine, environ, de se détacher de moi. Pour résumer, pendant le mois de Janvier, il m’avait beaucoup appelé pour me raconter sa vie quotidienne avec son père et son frère. C’est un ancien lien que l’on avait, qui n’était plus vraiment d’actualité et qui s’est manifesté à nouveau. J’ai pris du temps pour l’écouter. Je trouvais cela un peu bizarre par rapport à l’exercice que l’on avait fait. Je me demandais si c’était bien de répondre à cette demande.
Puis, à la suite d’un rêve, ou il apprenait que j’étais morte, il a réalisé que j’étais la seule personne à qui il se confiait.
Après ça, il a décidé de prendre de la distance.
Est-ce le résultat de l’exercice sur la co-dépendance que l’on a fait ?
Sur le moment, j’ai ressentis cela un peu comme un deuil, un sentiment de solitude est apparu, et puis c’est passé rapidement. Je trouve que c’est bien ainsi, ce que je ressens maintenant c’est un allègement.
Les enfants sont en vacances avec moi, pendant une semaine. Je souhaite relater un fait qui s’est passé aujourd’hui en fin d’après midi. Je n’étais pas très bien émotionnellement, et j’ai été très surprise de la réaction de B.. Il a été tellement calme, que cela a agit sur mon moral. Comme j’ai de suite réalisé ce qui se passait, j’ai décidé de me suis laissé bercer par cette douceur qui était dans lui. Tout a été très agréable. Il a joué, sans s’en rendre compte le rôle d’accompagnant, je l’ai vraiment ressenti ainsi.
Concernant la réflexion que S. à faite sur l’alcool et relation passionnelle, personnellement cela me fait un peu cet effet mais envers des gens qui fument de la marijuana. Elisabeth si tu pouvais nous dire quelque chose là-dessus, j’aimerais bien comprendre ce processus.
A bientôt.
Y.

Un monde sonore

17 février 2010


Tout à l’heure, j’ai  ouvert une porte. Bien que l’ayant refermée
doucement derrière moi, j’ai bien senti que je réveillais de bien
curieux habitants.
Tremblant de peurs et d’incertitudes, j’ai emprunté un chemin doux
mais dangereux, guettant le moindre bruit, le moindre mouvement.
Il était beau ce monde! bien qu’un peu effrayant !
Un souffle chaud faisait bruisser les feuilles des arbres,
s’infiltrait entre les racines découvertes, produisant des sifflements
parfois harmonieux, parfois désagréables.
Je m’étais habitué à sa présence quand, au loin, à peine perceptibles
au début, j’entendis des tic-tacs, des bling-blangs, des pouet-pouet-
tralala.
Je sais ! J’aurais pu, j’aurais dû, peut être, stopper ma marche,
reculer, m’échapper, retourner là bas, si loin déjà, dans mon havre de
sécurité.
Mais je ne le fis pas… un bruit, si l’on ne sait pas d’où il vient,
peut être inquiétant, mais là, je voyais … et c’était drôle.
Des clowns, des gnomes, des moutons à cinq pattes, des lapins-
girafes ! C’étaient donc eux qui peuplaient cet endroit ?
Ils m’entourèrent, me touchèrent, me palpèrent même. Je me laissais
faire. Après tout , ces êtres étonnants ne devaient pas pouvoir me
faire de mal. Ils étaient bien assez occupés avec leur propre folie.
Ils me confièrent bien des secrets sur moi-même, à grand renfort de
musiques et de sons les plus divers que l’on puisse imaginer. Vous
nous auriez vus! Eux très occupés à m’expliquer et moi très soucieux
de les comprendre.
Lorsque je dus les quitter, ou qu’ils me laissèrent, peu importe, je
me rendis compte à quel point ils allaient me manquer si je m’avisais
de les oublier.
Tout sourire, toute joie dans le cœur, et parfaitement rassuré, je
repris la route. Enfin ! J’essayais ! Face à moi la route se scindait
en deux ; une croisée de chemins, il ne manquait plus que ça !
A ma gauche, dans un ton des plus sirupeux, un océan de chants purs
recouvrait les pavés. Tout cela me rendait des plus méfiants.
A ma droite, un gouffre de chants durs bordait un sentier escarpé qui
avait cependant l’avantage de circuler à l’air libre. On y voyait à
cent lieues.
Me retournant, prêt à rebrousser chemin, espérant ainsi m’éviter les
troubles d’un choix difficile, j’eus la désagréable surprise de me
trouver face à un mur immense, impalpable, incommensurable,
inattaquable ! Et bruyant, qui plus est. Il ronflait, pétait,
exprimant, sans la moindre gêne, sa béatitude d’être là, imposant et
indestructible.
Pas d’espoir de ce côté-là, il me fallait donc emprunter l’un ou
l’autre chemin, avec la certitude absolue que le mur suivrait chacun
de mes pas. Je m’assis !
Les fées, ça existe, vous croyez ? Je l’ai priée longtemps,
l’invitant, la tentant, la suppliant. Rien ! Pas un signe ! Pourtant
je l’entendais sourire.
Alors j’ai crié … haut et fort ! … ma haine, mes espoirs, mes craintes
et même mes certitudes. Puis soupirant et haletant, j’ai fermé les
yeux. En  fredonnant une ritournelle j’ai commencé à tourner sur moi-
même plusieurs fois, jusqu’à en perdre le nord. Et une fois que je fus
sûr de ne pas le retrouver je me mis en marche, posant un pas devant
l’autre, n’ouvrant les yeux que lorsque la peur d’en faire un mauvais
ne fut plus supportable.
J’aurais pu me réveiller là, la leçon aurait été suffisante. Les
cauchemars sont si agréables lorsqu’on a les moyens de les oublier.
Non ! Je ne rêvais pas. Devant mes yeux ébahis se tenait une porte …
ma porte ! Celle là même  que je venais de pousser, quelques instants
ou quelques heures auparavant.
Dans un grand éclat de rire et les yeux plein de bonheur, celle-ci me
dit : « Entre donc mon ami, deuxième niveau ! »

ArrO (extrait: mémoire de musicothérapie, 2008)

J’avais envie de partager ce moment avec vous, de quelque coté que
vous soyez de la porte.
Il est des moments où l’on ne sait pas, où l’on ne sait plus.
M’appuyer sur des mots peut parfois m’aider a remettre les pieds sur
terre ou bien, au contraire, à les projeter vers les cieux.

ArrO

Lithium en oligosol …

16 février 2010

Salut L., et courage, ce n’est que partie remise,

les rechutes c’est peut-être aussi pour nous ramener à nous, tant qu’on a pas compris l’équilibre…on l’apprend dans le déséquilibre…
En tout cas tes aspirations sont justes et intérréssantes, as-tu pensé au lithium ?
j’en prends en oligosol, ce qui est assez doux, et mon homéopathe m’a prescrit un traitement de fond, je te le dis juste au cas où ; lobelia inflata en Teinture Mère, troubles mineurs du sommeil L72 Lehning, et une dilution chez Weleda numero 146. JM Mantel m’a conseillé du Quinton pour le renouvelement des cellules, c’est de l’eau salée, et le green Magma. ….
S.

Baisse du traitement et … boddhicitta

16 février 2010

Bonsoir à tous,
il est un peu difficile pour moi de faire le point car beaucoup de choses se sont passées depuis Chabreloche ou les derniers échanges mails.

Quant à ma santé mentale c’est en demi-teinte : j’ai baissé le traitement et ai été obligé de le remonter ne disposant plus du traitement de mon médecin”tibétain” malheureusement décédé en juillet. Je vais essayer de compenser par un traitement en médecine anthroposophique. J’ai aussi reçu un massage qui m’a fait le plus grand bien au corps et à l’esprit.
Je poursuis la “retraite chez soi” et il y a des progrès, en particulier la régularité dans la pratique. Mais aussi à chaque fois que je fais un pas en avant des obstacles se présentent immédiatement et cela est très décourageant et éprouvant. Oui, là c’est de la survie pour moi. Enfin, je note tous mes progrès, mes solutions et en janvier (saison d’hiver plus clémente au niveau “énergétique”) après une retraite en Allemagne je tenterai une nouvelle baisse.
La dernière baisse m’a au moins permis de régresser et (re)mettre le doigt sur le moment où ça a déraillé .Mais je ne sais pas trop quoi en faire , peut-être en discuter avec la psychologue sur laquelle devrait m’orienter ma psychiatre, ou tenter l’EMDR ? Ce traitement me bousille le foie (mon médecin “tibétain” disait que ça me mettait en état de choc) et me rend très irritable, ce qui ruine mes efforts sur le plan spirituel (colère et boddhicitta ne vont pas très bien ensemble, pour les Bouddhistes) et me porte atteinte physiquement (au niveau du coeur). Bon je deviens un peu défaististe mais bon tout cela peut-être vu comme un progrès (je sais mieux quelles sont les difficultés).
…..
Je vous salue tous amicalement en attendant de vous lire.
L.

Les processus de rétablissements …une identité potentielle à vivre.

8 février 2010

L’importance de « démonter et reconnaitre les processus psychiques qui se jouent dans la psychose,…les effrayants micro-mécanismes, et d’étudier les processus de guérison ».

La peur parfois de ne pas aller au fond des choses, peur paralysante qui nous laisserait écrasé par la matière, une vaisselle à faire, du bois à couper, des détails à approfondir et mettre en place. Et puis, c’est l’accélération, la fuite en avant, la liste dressée de tout ce «  à faire, à être, à dire, à devenir » dans le mental, dans les possibles, les constructions futures,…d’un détail inaccompli vient la vague.


La guérison consiste en une réalisation permanente à accomplir durant laquelle on doit sans cesse faire face à des vérités essentielles sur sa personnalité.

Le désir de perfection, de ne rater rien, ou de ne rien faire paraitre d’imparfait, d’inabouti. Surtout contrôler, et être celui qui, plutôt que celui qui est fait, qui est menée par les choses.
La volonté de prétendre, de maîtriser les choses, la situation, la vie, la pensée, l’expérience. D’être l’exception à la règle qui sous 50m de fond respire sans aide.

C’est l’engagement d’une vie au profit de la santé mentale. Il faut apprendre comment ça marche et appliquer notre esprit critique.

A chaque instant il peut-être vu à quel niveau de saisie nous nous trouvons, à quel point nous sommes d’enclencher une accélération. Il n’y a pas de vérité absolue, mais des instants de vie, de changement, de choses à accomplir, qui s’expriment en boucle, comme un cycle qui ne cesse de se répéter jour après jour à chaque instant.
Dans le refus de cette réalité, réalité factuelle, visuelle,  que l’on a tendance à s’accrocher, à se saisir de ce qui pourrait nous rendre éternel, sans fin. Et dans le mental, dans la matière du mental, il y de quoi saisir.
L’expérience de transe n’est pas réservée aux chamanes, à chaque instant de la vie, nous en expérimentons des fragments sans même s’en apercevoir. Comme si tout pouvait être prétexte à la transe, une vibration extérieure, un son, une image, une pensée, nous ferait basculer dans le chaos. La pensée, dans son éclat, et sa puissance quantitative, peut nous prendre au piège, nous tromper et nous faire croire qu’il y a quelque chose à trouver là dedans : une équation à sortir, un résultat à accomplir, où, bien d’autres choses.

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Accepter le rythme et la liberté de l’autre …

30 janvier 2010
…..J’ai mis du temps, un espace, de la réflexion avant de reprendre le clavier pour témoigner de nouveau. Je voudrais juste citer les quelques notes prises le premier jour de la formation d’ Assistance de Base :
“notre propre impuissance est derrière notre énervement”
“la défaillance d’accueil de la personne la où elle est permet le déséquilibre, la blessure destructurante”
“la volonté pour l’autre est une emprise”.
Tout est là, accepter le rythme et la liberté de l’autre. Cela fait miroir à qu’est ce qui dans notre rythme, notre liberté, n’a pas été accueilli, respecté, pour que celà soit si dur d’être dans cette acceptation de l’autre, quel qu’il soit.
Il y a eu aussi des incidents et à chaque fois, je me suis retrouvée dans l’un de ces trois cas de figure. Alors peu importe si il dort à la maison à l’hôpital ou dans une autre structure si le lien est créé en l’acceptant là ou il est.
Concernant ces incidents ils ont lieu toujours la veille du jour où est prévu l’injection. La tension monte en chacun de nous, certainement à l’idée de retourner à l’hôpital pour lui et à l’idée de me demander si il va avoir l’initiative d’y aller pour moi. Afin d’éviter cette tension mon fils m’a carrément demander de l’accompagner dés le matin, alors qu’il était prévu d’y aller l’après-midi
Concernant la mise en place du groupe, je commence à peine à en parler à des personnes susceptibles de le former car un évènement important est en train de se réaliser auquel je laisse tout l’espace nécessaire.
Depuis le retour de la formation d’Assistance de Base, la relation conflictuelle avec mon ex-mari a cessé. Une relation de respect et d’écoute est entrain de se nouer entre le père et le fils autour de la pratique du surf. Et pour la première fois depuis des années, mon fils a passé un dimanche complet la semaine dernière puis un week-end complet cette semaine avec son père. Il est revenu heureux de la qualité de la relation qu’il a vécu avec son père.
Je suis très très heureuse et mon fils se trouve plus serein.
A très bientôt
N

En ce nouvel an que chacun puisse aller de l’avant …

12 janvier 2010

Bonsoir à toutes et tous et spécialement au groupe que j’ai eu le
privilège de découvrir au module de décembre 09.

En cette nouvelle année, j’espère que la compassion saura nous
accompagner tout au long de ce chemin si particulier qui nous a fait
croiser celui de Elisabeth et Bernard.

Lorsque je suis revenu le samedi de Noiretable, Mon fils était déjà
arrivé de l’hôpital depuis la veille en début d’après-midi. Et il
était tout heureux de retrouver son “home sweet home”. Il est clair
que j’ai accepté qu’il ai des initiatives que je ne lui accordait
plus ou pas. Je veille à partager certaines activités avec lui et
dorénavant je lui propose régulièrement de m’accompagner à certains
endroits comme faire des courses ou il peut choisir lui-même ce qui
l’intéresse. Nous sommes allés au marché provençal, à carrefour et à
la petite supérette du coin.
Aujourd’hui mon fils va seul à Carrefour en bus si cela lui chante, et
va faire ses emplettes tout seul dans la ville.
C’est comme ça qu’un jour alors que je lui proposait de composer tous
les 2 le repas, il a eu envie de réaliser une omelette qu’il a
parfaitement réussi avec quelques conseils de préparation.
Il a eu l’initiative de s’inscrire à la médiathèque, boude encore le
livre que je lui est offert “être acteur de sa vie” mais vient
d’acheter les 4 accords Toltech et un bol tibétain. Il a choisi de se
réinscrire à Pôle emploi alors que je lui expliquait qu’il pouvait se
reposer encore un peu si cela qui lui convenait.
Il est vrai que le changement de comportement qui s’est opéré en moi
lors de ce stage, agit sur celui de mon fils. Je veille à chaque
instant à lui laisser la liberté d’action si minime soit-elle et la
responsabilité de petites choses de la vie quotidienne, qu’il était
devenu normal de prendre en charge au fil du temps “pour aller plus
vite”. Aujourd’hui, j’accepte le rythme, l’originalité, la différence
qui d’ailleurs s’estompe aussi.
Concernant la mise en place de groupe je suis au point mort comme si
il fallait que j’ancre en moi dans un premier temps un nouveau
dialogue un nouveau comportement et je sache accueillir mon fils
différemment. Mais je sais qu’il est très important de le mettre en
place. Pourquoi et bien tout simplement parce que je commence à
m’essouffler et à avoir envie de m’énerver comme aujourd’hui !!! C’est
pour ne pas en arriver à ce stade que le relai du groupe est
indispensable.

A très bientôt
N.

Témoignage sur la deuxième session d’Assistance de Base

11 janvier 2010

Bonne année à vous également,

J’ai passé les fêtes en Allemagne, plutôt chaleureux et froid également.
Je dois dire que la deuxième session d’Assistance de Base à remué pas mal de choses, et encouragée à l’action.
J’ai commencé par m’inscrire à la formation d’art thérapie, et je remplis avec intérêt le tableau de projet de vie, ainsi que le carnet de bord de l’accompagnateur. C’est une bonne aide, le fait de mettre sur le papier, et de se donner les moyens d’aller au bout de ce qui est écrit, même si parfois j’ai l’impression de marcher sur un nuage de tout est possible, ou inversement de penser avec découragement qu’il va en falloir du temps avant que tout ce que j’ai écris soit inscrit dans la réalité, bref le cycle espoir crainte vu clairement pour ce qu’il est, je me rassure en pensant au chemin, et ça marche… et pour le carnet d’accompagnateur, lorsqu’il y a des tensions, de la pression ou des choses à clarifier, le fait de revenir sur le processus et de le décomposer m’a bien servi, comme “clefs” pour sortir justement de ces états excessifs, ou décentrés.
Le pratique de Tonglen ainsi que les visualisations inspirantes ou les liens de co-dépendances fonctionnent bien, lorsque je ne le fais pas c’est pour calmer mon côté systématique dans la pratique.
Et puis dernière chose, je réalise combien c’est constructif de passer quelques jours à la tempérance, et combien c’est difficile aussi de revenir dans l’environnement “de toutes les dépendances” où il faut travailler encore, pour arriver à créer ce que l’on a connu d’harmonieux, ou sent ce qui est harmonieux pour soi.
j’ai vraiment pris conscience de tout ça et y a du pain sur la planche, comme on dirait ….

En tout les cas merci à tous les deux pour votre façon de travailler, et votre accompagnement, et bien entendu à ceux qui viennent aussi et qui créer le cercle de guérison…
Que 2010 soit un encouragement pour tous !

à bientôt
Stéphanie

Envoyé le : Mer 6 janvier 2010, 17 h 37