« Une Etoile, un Poisson …. Nous étions là, un jour, il y a très longtemps…. »

Bonjour à tous,
je voulais vous donner le lien du site de cette somptueuse artiste peintre, Caroll Roughol, grande amie d’Elisabeth;
elle peint des « Mosaïques de l’esprit », des « Energies » …
c’est elle qui a réalisé le tableau qui figure sur la couverture du livre Psychose et Guérison
Elle écrit : « Une Etoile, un Poisson ….
Nous étions là, un jour, il y a très longtemps…. »

http://carollroughol.com

Bises
A bientôt
Biétrix

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A la mémoire d’Elisabeth

*Merci Elisabeth
Je suis heureuse que ma route ait croisée la tienne.
Nous avons fait quelques pas ensemble parfois sous l’orage sur le chemin des pierres Guiniche ou sous la neige de décembre.
Nous avons monté côte à côte et à genoux l’escalier de Notre dame de l’Hermitage, à chaque pas nous avons fait des voeux de guérison pour nos proches et le groupe de l’assistance de base, pour que vive La Tempérance.
Elle vivra grâce à Bernard et à nous tous, à tous les autres que ne
connaitrons pas, mais à qui nous parlerons de toi.
Grâce à toi, à la Tempérance, au Dr Podvoll, j’ai découvert les charmes de l’Auvergne et j’y ai pris goût.
Je te remercie pour toute l’aide que tu nous a apportés dans des moments où nous étions à la recherche d’un espoir de guérison.
Je n’ai pas encore nourri tous mes démons mais j’ai pu commencer
avec Bernard et toi.
Nous avons parlé , il n’y a pas très longtemps de notre séjour à Chabreloche avec Raphaël, tu es présente dans son cœur et tu resteras dans le mien.
Je suis triste de ne pas t’accompagner ce 21 janvier 2012, mais je ne manquerai pas de penser à toi chaque année, c’est le jour de mon anniversaire.
Tu es partie dans la lumière, je te souhaite un bon voyage.

Corinne, Jean-François et Raphaël

*Ton sourire, ta force, et ton altruisme ont résonné en moi au plus profond de mon cœur.
Merci Elisabeth , ce fût une très douce rencontre sur cette terre.
Au revoir
Roseline

*Ma chère Elisabeth,
Tu m’a appris à comprendre dans le silence et à écouter avec les yeux, à
respirer l’amour qui est en nous; Cette énergie d’amour inconditionnelle
dépasse les épreuves et les limites de notre monde. Elle est éternelle et
nous lie les uns aux autre au delà de notre enveloppe corporelle.
Elisabeth, tu es dans nos cœurs à tout jamais et ton amour nous guide.
Noëlle

*Elisabeth.
Toi qui a été un modèle de gentillesse, de présence, de compréhension, merci d’avoir pu être sur mon chemin de Vie et de m’avoir apporté cette humanité qui te correspondait tant. Toi qui envoyé tellement de lumière au autre c’est toi qui es La Lumière maintenant. Merci d’avoir été aussi authentique et aussi vrai.
Marie Dominique

*Très chère Elisabeth ..
Il y a tellement de mercis à te dire; peut être le plus gros, c’est: Merci de nous avoir appris à tracer nous-même les chemins du cœur, à travers les formations d’Assistance de Base, de Pnl, et ta présence.
tu nous as montré les chemins du cœur et les Liens du Cœur;
et plus que de les montrer, tu nous les as fait expérimenter au plus profond de nous même-
tu disais que nous sommes reliées en pensée par les chemins du cœur – et ces liens là, ces chemins là, deviennent maintenant des sillons de lumière-
Que ces liens magnifiques que tu as su créer, faits de force et d’une énergie empreinte de douceur, de lumière, t’accompagnent et te soutiennent à leur tour
Elisabeth,
Je me souviendrai aussi de ton accent chantant, de la manière avec laquelle tu étais parfois comme une jeune fille posée sur l’herbe du jardin de La Tempérance à côté du petit coin de menthe pour téléphoner — si légère.
J’avais envie de t’offrir en pensée ces roses d’hiver qui savent traverser les gelées et les matinées de soleil;
elles sont comme toi, en pérpétuel devenir –
je t’envoie toute ma tendresse,
Je t’envoie mon énergie
pour ce beau voyage que tu as entrepris -
Biétrix

*Ma chère Elisabeth,
Merci pour toute ta bienveillance lors de nos diverses rencontres que se
soit lors de stage ou dans d’autres moments.
J’ai été ravie d’avoir pu partager ces 2 jours avec toi quelques temps avant ton départ.
Je sais que tu continueras à guider de l’endroit où tu te trouves, c’est
à dire pas si loin que cela, tout ceux qui le souhaiterons à la
concrétisation de lieux de guérison comme tu en avais le projet lors de
ton séjour sur cette terre.
Je sais que tu es et seras présente parmi nous si l’on s’adresse à ta
douce présence.
Je t’embrasse et je suis heureuse de t’avoir rencontré
Yasmine

*C’est une bénédiction Elisabeth de t’avoir rencontrée , et ton départ me rend vraiment triste, tu as su être un phare pour beaucoup et la cause que tu as portée est tellement belle, ouvrir nos cœurs pour les plus petits et nous laisser transformer par eux,
tu as mis du sens dans le non sens et tu as donné l’espérance, le soutien, l’écoute, tu étais une inlassable chercheuse de vérité et de lumière et des êtres comme toi sont infiniment précieux pour l’humanité. Je te dis au revoir même si je sais que tu es encore plus présente maintenant et que cette cause que tu as portée avec beaucoup de fidélité, de ténacité et de courage, tu continues forcément à la porter là ou tu es maintenant, alors inspire nous et soutiens nous
Je t’envoie un cœur plein de reconnaissance et ton souvenir est en moi comme un grand soleil
Bénédicte

*Très chère « petite » et très grande Elisabeth,
Je crois pouvoir te dire que tu es la plus belle personne qu’il m’ait été de rencontrer et connaître un peu.
Ton sourire, ta douceur, ta gentillesse n’ont d’égal que ton amour inconditionnel et ta compassion infinie pour les êtres.
Partie sous d’autres cieux trop vite, trop tôt, tu as encore eu cette immense délicatesse de nous laisser un magnifique message de joie et d’espoir.
L’espoir qu’au-delà de cette vie, rien ne s’arrête, tout continue.
A bientôt Elisabeth.
Nous te rejoindrons tous à un moment ou à un autre, le moment venu. C’est juste une question de timing.
Bon voyage
Je t’embrasse très fort et je t’aime,
Claudine.

*… tendres pensées affectueuses.
Avec cœur…
Régine

*Amour infini.
Bernadette.

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« Je suis partie en paix… »

Elisabeth FRIT nous a quittés le 18 janvier. Elle nous a laissé les mots suivants :

« Je suis partie en paix et dans la joie avec beaucoup
d’aide spirituelle et le soutien d’amis de coeur et
je souhaite que La Tempérance continue. »

Une messe sera célébrée le samedi 21 janvier, à 10h en l’église de Celles/Durolle -63250.

L’inhumation aura lieu au cimetière de Chausseterre – 42430 à 15h.

Fleurs naturelles uniquement

LA TEMPERANCE

Merci de communiquer vos messages de sympathie uniquement par mail.

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Conscience et illusion- comprendre ce qui donne un sens à nos représentations mentales

Bonjour à tous,

Voici une réflexion sur le travail du philosophe Daniel Denett mais aussi sur Benjamin Libet qui ont réfléchit sur la conscience …: Daniel Dennett : La conscience est une sorte d’illusion
ces propos ont été recueillis par Nicolas Journet
Article publié le 19/01/2011 dans Le Cercle Psy …

bonne lecture
Bises à tous,
Biétrix
 »
Depuis vingt ans, ce philosophe américain se trouve au cœur des débats sur la conscience. Il a longtemps soutenu que l’étude de celle-ci, échappant au langage et à l’introspection, devait être abordée dans une perspective naturaliste. Aujourd’hui, il nuance quelque peu sa position. Il nous a accordé un entretien.
Daniel Dennett est un philosophe américain né en 1942. Il enseigne à l’Université de Tufts (Massachussets), où il dirige le Centre d’études cognitives. Il est l’auteur de plusieurs livres traduits en français : La Stratégie de l’interprète (Gallimard, 1990), La Conscience expliquée (Odile Jacob, 1993), Darwin est-il dangereux ? (Odile Jacob, 2000), Théorie évolutionniste de la liberté (Odile Jacob, 2004), De beaux rêves (L’Eclat, 2008).
Il est, depuis, la publication en 1991 de La Conscience expliquée, un des auteurs les plus en vue dans le domaine de la philosophie de l’esprit. Philosophe est d’ailleurs un titre trompeur car, plus encore que beaucoup de ses collègues, D. Dennett évite le travail en vase clos, se méfie de l’introspection et se plonge plus volontiers dans l’actualité des neurosciences, de la psychologie expérimentale, de l’éthologie animale, enfin des sciences du vivant en général, que dans la relecture des anciens sages. Ses conférences ne vont jamais sans illustrations. Celle qu’il a donnée le 15 octobre dernier au tout nouvel Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière) s’ouvrait sur deux images placées côte à côte : celle d’une termitière, quelque part en Afrique, et celle de la Sagrada Familia de Barcelone. Entre ces deux édifices, l’analogie est visible. Mais, expliquait-il, l’un a été modelé par des milliers de petits être machinaux, et l’autre, par le génie d’un seul grand architecte, Antoni Gaudi. Evidemment, comme le pense D. Dennett, nous ne pouvons pas exclure l’idée que le cerveau humain soit fait, lui aussi, de millions de petits robots biologiques, les neurones. Au contraire, c’est même ainsi que les neurosciences devraient nous le décrire. L’esprit humain est un produit de l’évolution du vivant, et doit être expliqué de la même manière que n’importe quel autre phénomène naturel. D’un autre côté, il présente des particularités bien à lui : avant d’être édifiée, la Sagrada Familia a été calculée, dessinée critiquée et planifiée, toutes choses que ne font pas les termites, même les plus intelligents. Cette singularité représente un aspect de ce que nous, humains, appelons perception, intentionnalité, volonté, vision de l’avenir, soit autant d’aspects d’un phénomène réflexif appelé « conscience », qu’à la suite de bien d’autres philosophes D. Dennett s’est attaché à circonscrire, soumettre à l’épreuve des connaissances scientifiques et à sa propre réflexion. Il y a vingt ans, il s’affairait surtout à montrer que le langage courant ne pouvait servir à décrire la conscience, et qu’il convenait de se tourner vers des modèles d’explication plus naturels et physiques, darwiniens par exemple. Aujourd’hui, il persiste à critiquer l’illusion introspective, mais aussi son contraire, à savoir l’élimination pure et simple du problème par sa réduction à l’activité observable du cerveau.

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« psychiatrie citoyenne » dans la Maison des Sources ..

Vous pouvez voir et revoir sur le site de Direct 8, l’émission
Quartier Général : Psychiatrie : Comment gérer la folie?
On y parle de « psychiatrie citoyenne » et bisouthérapie dans la Maison des
Sources …

Voici le lien d’un article de Télérama que vous pouvez retrouver sur

http://www.telerama.fr/idees/soins-psychiatriques-une-loi-delirante,72216.php

« Au centre psychothérapique de Saint-Martin-de-Vignogoul (Hérault), une évidence prend à la gorge : la psychose que l’on y soigne, c’est la part de folie, de difficulté à vivre, que tout humain porte en lui, mais que certains, plus fragiles, ne parviennent pas à dompter. Ils sombrent alors dans l’hystérie, la schizophrénie, les bouffées délirantes, ils sombrent en eux-mêmes, jusqu’à trouver une main tendue… »
Thérapies de groupe, jeux de rôles, sorties et ateliers sont proposés à Saint-Martin-de-Vignogoul.

La loi « sécuritaire » et « antithérapeutique », de N. Sarkozy
Suite à En revenant à une logique carcérale, on détruit deux siècles de psychiatrie.” Dr Hervé Bokobza en 2004 -, Nicolas Sarkozy annonçait la « sécurisation des hôpitaux psychiatriques », débloquant 70 millions d’euros pour installer vigiles, chambres d’isolement, caméras de surveillance. « Le lendemain de son
discours, j’avais honte devant mes patients », se souvient Hervé Bokobza. Avec des confrères, il a alors créé le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire, groupe de soignants à la proue de la mobilisation actuelle. « En revenant à une logique carcérale, on détruit deux siècles de travail, martèle-t-il. La psychiatrie est née avec la Révolution française. Avant, les fous étaient
brûlés comme des sorciers ou jetés en prison. »

Bises à tous,
Biétrix

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J’aurai pu aussi bien être morte

Hébriana, dans « Deprived of our humanity » (privés de notre humanité) dit «  j’aurai pu aussi bien être morte… »
J’aurai pu aussi bien être morte, aussi, quand tout nous demande de le faire, et de l’être…
Pas de vagues, pas de positionnement, pas de droits d’existence,
Pas, pas, pas, pas…nous sommes les poubelles de l’humanité souffrante de déshumanisation…

Comment entendre la différence de pensée, de sensibilité, de droits, quand tout se mélange dans une tête théorisant…
Devant celui qui devient soit égoïste, soit malade… soit ce que l’on veut bien s’arranger à faire de lui…

Les grandes causes, ne sont pas pour les gens de ce monde,… ni pour ceux qui se croient fous… tant ils sont seuls à avoir raison…
Quant à l’odeur de la liberté, elle ne reste qu’une odeur diffuse, et irréalisable…

Aujourd’hui j’ai arrêté de me sentir victime, et devant ça, aux yeux des autres je deviens un monstre sans foi ni loi qui écrase tout sur son passage, (ceux qui n’osent pas)…
Le droit de se taire, de paraitre « intelligent »… loin de l’habituel…

Il n’y a pas de pitié pour les bannis, pas d’oreille pour les égoïstes, pas d’humains, pour ceux qui n’ont plus de nom…
Se cacher derrière le silence, fuir devant le monstre égoïste que nous sommes, parler sous des travers de fausseté afin de ne pas déranger les biens pensants, ne se livrer que devant un thérapeute qui nous remettra dans le droit chemin, ou pleurer devant notre icône de victime malade pour quelques pitiés, voilà à quoi nous sommes réduits… voilà nos droits de perturbateurs… dans une société où il n’y a pas de caste pour les hors castes…

Impossible de choisir nos vies, impossible de prendre les armes quand logé à l’enseigne de victimes…« Garder le moral » voilà ce que l’on mange… tous les jours… et subir la tolérance… réduite en pitié…

Il n’y a pas de place pour une nouvelle vie, pas de place pour le choix de vivre, sinon bannis des terres connues… bannis des codes éthiques… bannis des morales… bannis des familles… bannis des scrupules…

Stéphanie Ollivier.

Publié dans Bienveillance et maltraitance, Cycle "espoir-crainte", Témoignages de vie | Laisser un commentaire

Lettre aux institutions psychiatriques

Il est 1h3O, je viens de me lever. J’arrive vraiment pas à me poser; je suis agité, je bois un café. 2 cafés.2 clopes. Je pense à la psychiatrie; Au papier positif que je dois faire sur la psychiatrie. ça va pas trop mais bon, j’ai l’habitude. Je sais que je vais avoir du mal à écrire ce papier mais je vais essayer.

Tout d’abord, je m’aperçois qu’aujourd’hui dans l’état actuel de ma santé mentale. Il m’est difficile d’écrire directement aux institutions. Alors je crois que je vais procéder ainsi. Je vais écrire ce que j’ai envie d’écrire, de peindre ou d’exprimer ce que j’ai envie avec mes tripes.

Tout d’abord dans l’état actuel des choses, il m’est difficile de critiquer les institutions psychiatriques tout en sachant que je suis actuellement dans leur mains un peu contre ma volonté profonde.

Tout d’abord, concernant la psychose, ça fait déjà pas mal de temps que j’ai compris que l’on pouvait en sortir par d’autres moyens que le traitement pharmaceutique ou alors à petite dose et en donnant plus d’attention et de respect aux malades et plus de liberté. On peut partir et revenir d’autre monde par d’autres moyens plus humains que le traitement chimique et l’enfermement.Il n’y a pas une mais plusieurs façons de partir et de revenir à la réalité. Mais est-ce la volonté de l’institution que beaucoup de malades guérissent de leur psychose ? L’institution crie qu’elle n’a pas les moyens que peuvent avoir d’autres mouvements ou autres structures extra-psychiatriques. Mais aujourd’hui, quand l’on voit ce que fait l’institution avec les moyens quand ils en on, cela m’effraie, ça me fait peur. Je suis catalogué schizophrène et quand je vois les structures ultra-moderne où l’on « met » les schizophrènes à l’heure actuelle, ça me fait peur, ça m’effraie. J’ai vraiment envie de fermer ma gueule et ne plus avoir les idées extrêmes que j’ai pu avoir par le passé. Pourtant, ça a été mon combat, de dénoncer les institutions depuis que j’ai 23 ans et que je suis allé en HP. Cette hospitalisation m’a dégouté, m’a traumatisé et m’a fait devenir un dénonciateur, un rebelle, un insoumis. Mais bon, aujourd’hui ma volonté première est de me reposer, de dormir un peu mieux, de travailler, de mener une vie équilibrée. Mais est-ce que ce n’est pas ce que j’ai eu envie depuis 15 ans; je ne demande que ça, d’être posé, équilibré, sain d’esprit; mais le problème, c’est que j’ai un produit dans le corps qui me change mon état de conscience et il m’est difficile d’être moi.

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Expérience, angoisse …et détente bien méritée

Bonjour, je m’appelle Aurélien, j’ai 30 ans et je souhaiterais partager mon expérience sur ce que j’ai vécu.
Après être tombé dans une angoisse proche du coma, je suis tombé par terre, je décidais quand même de rester dans mon appartement pour un temps. C’est là que plus tard je me réveillais la nuit tout en sueur et dans une panique totale, je dû donc réintégrer le domicile familial.
Une période de deux mois me conduisit à une HDT (Hospitalisation à la demande d’un tiers) puis à deux autres hôpitaux mi-séquestré, mi-libre, le tout ayant duré un an et demi.Mais les médecins me trouvèrent un traitement adapté à cette torture mentale, Tercian, Rivotril et Seroplex et je vis aujourd’hui normalement.
Ce fut ensuite une période nouvelle avec un appartement sympa où je vécu deux ans, mais je fut très vite confronté à des hallucinations auditives que j’entendais sur la musique, les dj’s me parlaient.
Les hallucinations s’amplifièrent de façon prononcées et ce fut à nouveau la torture mentale »je veux te tuer, tu finiras ta vie tout seul, tu n’es qu’une sous-merde », pour ne citer que quelques exemples.
Suite à un stage de PNL et grâce à l’aide de mon inconscient et de mon esprit, tout cela disparu pour faire place à une détente bien méritée.
C’est un cas isolé mais j’espère que ça pourra aider d’autres personnes.
big up
Aurélien

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Recherches sur le processus psychologique de guérison dans les schizophrénies

article d’Alain Bottéro

Les recherches importantes se passent souvent là où l’on s’y attend le moins. La schizophrénie est étudiée sous tous les angles envisageables en présence d’une affection conçue comme un dysfonctionnement cérébral. L’imagerie, l’étude des circuits neuronaux et de leurs neurotransmissions, l’histopathologie, la génétique, la « dissection » des opérations cognitives, etc., livrent leurs assauts concurrents, tandis que la psychologie introspective, la phénoménologie clinique et les sciences sociales, il y a peu encore si dominantes, semblent avoir été définitivement abandonnées tant leurs résultats ont déçu. « La schizophrénie a changé de paradigme », a-t-on coutume de dire pour qualifier un tel changement de cap. Il existe pourtant quelques chercheurs discrets qui, avec des moyens simples, n’ont pas complètement renoncé aux « sciences humaines » traditionnelles. Il vaut la peine quelquefois de s’intéresser à leurs travaux.

Larry Davidson enseigne la psychiatrie à l’Université de Yale (New Haven, Connecticut). Il dirige entre autres un programme de recherche intitulé « Pauvreté, handicap et santé urbaine« . De ses recherches, il a tiré un livre dans lequel il rassemble les conclusions de vingt années passées à étudier, avec ses collaborateurs et des patients, la question de la guérison dans les schizophrénies (1). Bien que remarquable, Living Outside Mental Illness est resté un livre confidentiel, tout comme le gros des publications de Davidson, passées inaperçues en France. Le présent compte-rendu est une modeste tentative de remédier à cet état de chose.

John Strauss, une école de pensée à Yale

L’esprit dans lequel travaille Davidson s’inscrit dans le droit fil des idées de l’un de ses deux maîtres à penser, John Strauss (aujourd’hui professeur émérite de psychiatrie à Yale, Strauss signe la préface du livre ; l’autre maître de Davidson, c’est le philosophe Edmund Husserl). Pour John Strauss, à qui l’on doit, soit dit en passant, quelques-uns uns des travaux les plus importants sur la schizophrénie au cours de ces quarante dernières années, des travaux qui ont renouvelé entièrement notre compréhension de cette affection, si l’on peut décrire une maladie que l’on appelle, faute de mieux « schizophrénie », il est essentiel de concevoir que celle-ci n’existe jamais seule, à la manière d’une entité abstraite qui serait indépendante de celui qui en est affecté. S’il y a une schizophrénie, il y a aussi un sujet. Une personne, qui vit avec sa maladie, lutte, tâtonne, cherche des solutions, des arrangements, toutes sortes de compromis qui lui permettent de vivre et de continuer, malgré tout. Il convient donc de prêter une grande attention au sujet lorsqu’on étudie la schizophrénie, si l’on veut se donner une vision équilibrée de ce qui se joue. La variété des symptômes, les différences considérables qui peuvent être observées dans l’évolution ou la réponse thérapeutique des schizophrénies, par exemple, ne sauraient être bien comprises si n’est pas prise en compte la personne qui vit avec sa maladie et influence son cours autant que celle-ci influence sa vie.

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Traitement et compromis ….l’insupportable et petits moments de bonheurs ..

Un peu comme D., nous avons pu vivre des moments où R. nous a imposé de faire des choix très difficiles.
La première semaine de l’Assistance de Base à La Tempérance nous a permis d’accepter que ce que nous vivions (et ce que nous faisions vivre à nos filles) au quotidien n’étaient pas acceptable.
Il a été très difficile d’envisager la reprise de neuroleptiques, mais Raphaël s’est rendu de lui même à l’hôpital (il avait allumé un feu dans l’été aux abords de x, il faisait toutes sortes de choses incohérentes dont je n’arrive plus à me souvenir sur l’instant, et je n’ai pas envie de trop d’y réfléchir, je sens mes entrailles se tordre rien qu’en les évoquant).
R.est passé par des épreuves de chambre d’isolement (21 jours consécutifs), des
changements de traitement, des traitements qui on fait de lui une loque humaine.
Il a fallu des mois avant de trouver un compromis acceptable.
Il est actuellement sous Haldol, Nozinan, Largactil + correcteur AKINETON
Après un an et demi d’hospitalisation avec des essais de sortie de quelques jours à quelques semaines, un essai à la clinique St Martin de Vignogoul, R. a pris la décision de rejoindre une jeune femme à Montpellier.
Il est resté là-bas 2 mois, nous l’avons aidé pour qu’il puisse avoir son ordonnance (son psy d’Aix envoyait un fax dans un pharmacie de Montpellier !!! il a été cool de ce point de vue là )
Nous étions inquiets mais pas autant que nous aurions pu l’être auparavant, il avait sa voiture, elle tombait en panne régulièrement, il est arrivé à gérer (15 jours ont été nécessaires pour qu’il parvienne à aller chez feu vert acheter une batterie neuve mais quand ils en ont eu réellement besoin il a su le faire)
La coloc de sa copine prenant fin, ils sont venus vivre à la maison tous les deux : la vie à la maison a été très difficile (nous n’avions plus un malade mais 2)
Le plus difficile était la gestion de sa copine, nous ne connaissons pas son diagnostic mais elle semble avoir de sérieuses addictions : alcool et bouffe
Et nous ne savions pas gérer ses problèmes. Il y avait des clashes réguliers.
Nous avons fini par céder en les logeant dans un studio situé en ville dont nous sommes propriétaires (nous ne demandons pas de loyer pour l’instant)
……………………………..
Merci C. pour ce témoignage, l’insupportable est des deux côtés. C’est à comprendre et à accepter.
Bon courage
N.
……………..
C. – Tout d’abord merci à tous pour vos réponses
Nous vivons tous parfois des moments difficiles et nous avons appris (grâce pour ma part à R.) à nous remplir des petits moments de bonheur qui passent de manière si furtive.
J’ai réalisé hier que cette aventure a commencé en 2003 et j’ai à nouveau eu très mal en me disant que R. a gâché toutes ces années qui font partie souvent des plus belles années de notre vie.
Enfin, il faut vivre avec et penser que les plus belles années sont celles qui restent à venir.
J’avais besoin de faire l’historique de la santé de R. car nous avions RDV avec son psychiatre.
Nous voulions lui faire ressortir qu’avec le traitement actuel; il n’a pas beaucoup d’envie, il manque d’initiative mais il est vrai qu’il a une vie plus stable :
- il vit avec sa copine (même si c’est un peu à nos yeux de l’ordre de la survie)
- il prend à peu près son traitement seul (même si je dois vérifier son pilulier, le faire avec lui quand il l’accepte, même si je dois me préoccuper des ordonnances)
- il gère ses dépenses (même si régulièrement on se querelle, je lui redistribue les 400€ de son RSA en plusieurs virements par mois, sinon il n’aurait plus rien dès le 15 du mois, il croit que je garde une partie de son argent !!! il me menace de me retirer la procuration que j’ai sur son compte et même de porter plainte à la gendarmerie)
Nous avons appris la patience qui nous manquait tant par le passé mais tout de même, il est difficile d’attendre
Nous devons régulièrement nous tourner vers ce passé si douloureux pour nous constater que les choses vont globalement mieux.
…………C.

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