La normalité, une construction sociale selon Olivier Sacks: « ce que m’apprennent mes hallucinations » …

Bonjour à tous,

Olivier Sacks, Neurologue, professeur de neurologie et de psychiatrie , souffre
d’hallucinations… dans son livre L’œil de l’esprit, il décrit son expérience;
il aborde également les questions de la normalité et du DSM :

« Je pense que la normalité est en partie une construction sociale. Ce qui est
normal aux États-Unis ne le sera pas forcément au Japon, et vice versa.

le DSM, basé sur le repérage de symptômes est réducteur et dangereux ..

« .. Cela peut empêcher d’explorer l’intériorité du patient. D’anciennes
descriptions cliniques sont quasiment aussi riches que des romans, alors que
maintenant nous n’utilisons que des critères pour établir un diagnostic. Je
trouve le DSM réducteur, et peut-être responsable d’une incompréhension de la
signification des hallucinations. On ne devrait pas réduire la vie psychique à
une poignée de critères. »

Voici ci-dessous, l’article en entier que l’on peut trouver dans « Le cercle Psy »
publié le 02/05/2012:
bises à tous,

Biétrix

Oliver Sacks : Ce que m’apprennent mes hallucinations
Propos recueillis par Jean-François Marmion

Le neurologue britannique Oliver Sacks explique dans son dernier livre, L’œil de
l’esprit, qu’il souffre de troubles visuels et d’hallucinations quotidiennes. Il
les évoque pour nous, et revient au passage sur ses… quarante-six années de
psychanalyse !

Professeur de neurologie et de psychiatrie à la Columbia University de New York,
Oliver Sacks est l’auteur de nombreux essais sur des cas cliniques rencontrés au
cours de sa carrière. Dans L’Éveil (1970), il fait le récit de son expérience
auprès de patients américains atteints d’encéphalite léthargique (se
caractérisant par un état léthargique et le mutisme des individus touchés). Ce
livre a inspiré un film du même nom, réalisé par Penny Marshall en 1990. Oliver
Sacks a également publié des ouvrages de vulgarisation, dont L’homme qui prenait
sa femme pour un chapeau (1985), Musicophilia (2009) et L’œil de l’esprit
(2012), traduits en français au Seuil.

Votre dernier livre porte sur les troubles de la perception visuelle, mais vous
en consacrez le tiers à exposer votre propre cas. Notamment, vous ne parvenez
pas à reconnaître les visages et les lieux…

Avec du recul, je pense avoir souffert de cela toute ma vie, même si je n’ai
commencé à considérer cela comme un problème que vers l’âge de 12 ans. Je me
perdais très facilement, je ne reconnaissais pas mes camarades d’école.
J’attribuais ces phénomènes à ma stupidité ou mon étourderie, pas à des
problèmes perceptifs.

Bien des années plus tard, je suis allé en Australie retrouver mon frère aîné
que je n’avais pas vu depuis quasiment trente-cinq années. J’ai appris qu’il
connaissait exactement les mêmes problèmes avec les visages et les lieux. Je me
suis donc demandé si ce n’était pas génétique.

Plus tard encore, après la parution de mon livre L’homme qui prenait sa femme
pour un chapeau, beaucoup de lecteurs m’ont écrit pour me faire part de
problèmes analogues et très anciens. J’ai commencé à comprendre qu’il ne
s’agissait pas d’un problème propre à ma famille mais assez commun, et pas assez
reconnu par les médecins et neurologues.

Je vis avec, malgré les difficultés que cela occasionne : c’est souvent mon
assistante, Kate, qui reconnaît les gens à ma place, et qui m’évite d’ignorer
mes amis… ou au contraire, d’embrasser des inconnus ! Je survis, d’autant que
c’est bien plus grave chez certains patients.

De même, vous racontez qu’une tumeur à l’œil vous cause des hallucinations…

En effet, il y a six ans, je suis allé voir un film juste avant Noël. Alors que
le film allait commencer, j’ai vu soudain une explosion de lumière sur le côté.
J’ai d’abord pensé à une migraine ophtalmique, mais c’était impossible puisqu’un seul œil était touché. J’avais très peur d’être en train de devenir aveugle. En
même temps, j’essayais de me rassurer : « Ça va partir tout seul dans dix
minutes… ». Mais ce ne fut pas le cas. Lorsque je suis sorti de la salle à la
fin du film, la lumière avait diminué mais il manquait une bonne partie de mon
champ de vision.

Quand je suis allé consulter un ophtalmologiste, j’ai vu son comportement
changer au fil de l’examen : c’était peut-être une tumeur. Deux jours après, le
diagnostic était confirmé. Sur le moment, cela m’a vraiment terrifié. Puis j’ai
su qu’un mélanome à l’œil n’était pas l’un des plus graves. Les médecins
voulaient d’abord détruire le plus gros de la tumeur, mais pas sa totalité, de
peur d’atteindre la fovéa, une zone de la rétine qui assure notre vision
centrale, la plus fine. Mais, en fin de compte, il a fallu sacrifier celle-ci.
Depuis 2009, mon œil est plein de sang. La tumeur semble avoir cessé sa
progression, mais on ne sait jamais.

J’ai un scotome envahi par des hallucinations, des motifs géométriques, surtout quand je regarde un espace vide, comme le plafond. Ces motifs m’accompagnent depuis si longtemps que j’ai appris à les ignorer. En revanche, je ne peux ignorer le danger de ne plus percevoir la profondeur. Les escaliers sont devenus
particulièrement dangereux, les marches se réduisant à des lignes tracées par
terre. J’utilise une canne pour évaluer les distances. Et je dois faire des
efforts pour me répéter qu’il peut y avoir des choses ou des gens du côté droit,
bien que je ne les voie pas. À moins d’une très grande concentration, je les
heurte.

Vous observez quotidiennement que là où le cerveau ne peut traiter
d’informations issues du système visuel, il produit des hallucinations.
Diriez-vous qu’il y a en permanence une compétition entre ce que nous percevons
de la réalité et les productions spontanées du cerveau ?

Le terme de « compétition » est intéressant. Les aires visuelles du cerveau sont en effet toujours actives. Et si rien ne les stimule dans l’environnement, elles
se stimulent toutes seules.

Percevoir et imaginer, est-ce donc la même chose pour le cerveau ?

Dans des hallucinations plus compliquées que les miennes, en grande partie.
Lorsque l’on hallucine des visages par exemple – ce qui n’est pas mon cas – les
zones du cerveau droit utilisées normalement pour reconnaître les visages sont
en suractivité. D’un point de vue physiologique comme phénoménologique, les
hallucinations complexes ressemblent donc énormément à des perceptions, et
peuvent être considérées comme telles, à tort, par le sujet.

Dans l’un de vos précédents ouvrages, Musicophilia, vous racontiez comment vous
aviez été sujet à des hallucinations musicales. Vous entendiez par exemple des
chansons allemandes, et la musique de Frédéric Chopin – et de Chopin uniquement
– se transformait en martèlements métalliques. S’agit-il de mécanismes analogues
aux hallucinations visuelles ?

Non. Le problème avec Chopin s’expliquait par une amusie : j’avais perdu le sens
des tonalités dans le contexte d’une migraine. Bien des choses peuvent arriver à
cause d’une migraine, y compris sentir des odeurs bizarres… L’explication était
en partie physiologique, parce que je prenais trop de médicaments, et en partie
psychologique, parce que je me laissais trop envahir par mes sentiments à cette
époque.

Après avoir expérimenté de tels phénomènes, comment définiriez-vous quelqu’un de « normal », de sain d’esprit ?

Je pense que la normalité est en partie une construction sociale. Ce qui est
normal aux États-Unis ne le sera pas forcément au Japon, et vice versa.
La
normalité résiderait aussi dans une forme de plénitude des fonctions : la
plupart des gens ont des récepteurs sensibles à trois couleurs fondamentales
dans leurs yeux, et s’accordent donc sur ce à quoi ressemblent les couleurs, au
contraire de ceux auxquels il manquera certains récepteurs.

Les musiciens ont une oreille physiologiquement supérieure et hautement éduquée
pour discriminer les tons et les rythmes, tandis que les autres personnes ne
sont peut-être pas aussi douées. Mais je pense qu’il s’agit souvent d’une
affaire de graduation.

Je viens juste de terminer un livre à ce sujet. Je l’intitulerai justement
Hallucinations in the sane (Halluciner quand on est sain d’esprit), pour bien
distinguer ces hallucinations de celles des schizophrènes.

Que pensez-vous alors de l’approche psychiatrique du DSM, basée sur le repérage de symptômes ? Est-ce satisfaisant ?

Non, je trouve que c’est dangereux. Cela peut empêcher d’explorer l’intériorité
du patient. D’anciennes descriptions cliniques sont quasiment aussi riches que
des romans, alors que maintenant nous n’utilisons que des critères pour établir
un diagnostic. Je trouve le DSM réducteur, et peut-être responsable d’une
incompréhension de la signification des hallucinations. On ne devrait pas
réduire la vie psychique à une poignée de critères.

Vous suivez une psychanalyse. Qu’est-ce que cela vous apporte en tant que
médecin ?

J’ai vu mon psychanalyste ce matin encore. Je suis en analyse depuis
quarante-six ans ! On a vieilli ensemble, mon psy et moi… J’ai la chance de
travailler avec un professionnel attentif à mes émotions, surtout celles dont je
ne suis pas conscient et qui peuvent me nuire. Comme tout cela est coûteux en
argent et en temps, je me sens privilégié. J’avais des tendances
autodestructrices au point que mes amis ne me voyaient pas vivre jusqu’à 30 ans
ou 40 ans, mais mon analyse m’a aidé à devenir presque octogénaire.

Bien que je croie à une corrélation entre notre biologie et notre état
psychique, je pense qu’il ne faut pas s’en tenir qu’aux médicaments. En près de
cinquante années, la balance a oscillé entre une dépendance à la psychanalyse et
une dépendance aux traitements médicamenteux, mais je pense qu’on a fréquemment
besoin des deux à la fois. Je le crois très profondément.

En tant que neurologue, la psychanalyse m’a aidé à mieux écouter mes patients,
ce que ma formation de psychiatre avait négligé. Par exemple, alors que je
faisais des rêves étranges après un voyage au Brésil, mon psychanalyste m’a dit
: « Vous avez fait plus de rêves étranges en deux semaines que durant les vingt
dernières années. Que se passe-t-il ? ». Rien de particulier, pensais-je, puis
je me suis aperçu que je prenais un médicament pouvant provoquer des rêves
particuliers ou des hallucinations. Ce psy est très avisé.

Enfin, que pensez-vous des recherches menées pour améliorer les performances du
cerveau ?

Je pense qu’il faut être très prudent : il y a toujours un danger à laisser les
événements se précipiter. D’ores et déjà, des athlètes ou des étudiants prennent
des médicaments pour améliorer leurs performances et non pour se soigner.

Et dans un avenir proche, le fait que des gens puissent accéder à un cerveau
augmenté, et les autres non, pourrait poser d’énormes problèmes politiques. On
ignore à quoi pourrait ressembler la vie sur cette planète si nous étions
beaucoup plus intelligents. Encore qu’à mon avis nous ne manquions pas
d’intelligence, mais de bon sens. Aux États-Unis, 80 % des gens croient aux
anges, aux extraterrestres ou au créationnisme : ce n’est pourtant pas faute
d’intelligence ni d’éducation. Pour le reste, je ne sais pas trop. J’ai toujours
mieux réfléchi avec un crayon dans la main, ce qui n’est pas le cas à cet
instant : voilà pourquoi il m’est plus facile d’écrire un livre que de répondre
à vos questions !

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« Maladies psychiques; la crise, ses dangers, ses opportunités » à Lausanne

Congrès 2012
« Maladies psychiques La crise, ses dangers, ses opportunités » organisé par le GRAAP
Mercredi 9 et jeudi 10 mai 2012
Casino de Montbenon, Lausanne

Défi du congrès

Toute personne, confrontée un jour à l’épreuve ou au malheur de trop, peut vaciller, déraper, se perdre. On parle alors de crise, manifestation brusque et intense d’un équilibre rompu. C’est alors la santé psychique qui est atteinte et la vie qui bascule.

Si la crise mondiale, économique, est analysée au fil des mois dans les journaux, on parle moins de celle qui frappe les individus dans leur vie, leur intégrité, leur santé. Ces épreuves douloureuses sont loin d’être des faits isolés. Au contraire, ces crises individuelles, si elles peuvent toucher chacun d’entre nous, n’en deviennent pas moins un problème de société.

Qu’est-ce que la crise psychique ? Y a-t-il des signes précurseurs à prendre en compte ? Que faire en tant que proche ? Comment appréhender une personne en crise ? Quels outils pour en sortir ? Comment faire de la crise un tremplin ? Autant de questions essentielles qui seront abordées lors de ces deux journées.

Il est intéressant de noter que le symbole chinois signifiant « crise » est composé de deux idéogrammes, le premier signifiant « danger », le second « opportunité ». Ces deux termes résument l’enjeu de notre congrès, à savoir mieux comprendre les mécanismes qui conduisent à la crise, afin de contourner les dangers qu’elle comporte.

L’une des clés: parvenir à donner du sens aux facteurs qui créent ce déséquilibre et saisir ainsi l’opportunité d’apporter à sa vie les changements qui s’imposent.

Notre congrès parlera donc de l’individu, mais pas seulement: si une personne souffre, c’est tout son entourage qui est atteint. Il sera donc question du rôle des proches. Il s’agira par ailleurs de souligner l’importance d’appartenir à un réseau social. La solidarité, l’entraide et l’engagement citoyen sont des facteurs clés permettant eux aussi de redonner sens à la vie.

Notre congrès se veut porteur d’espoir : il est non seulement possible de sortir de la crise, mais aussi d’en sortir plus fort, mieux armé face aux imprévus réservés par la vie.
(Extrait du tract du Congrès)

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« Une Etoile, un Poisson …. Nous étions là, un jour, il y a très longtemps…. »

Bonjour à tous,
je voulais vous donner le lien du site de cette somptueuse artiste peintre, Caroll Roughol, grande amie d’Elisabeth;
elle peint des « Mosaïques de l’esprit », des « Energies » …
c’est elle qui a réalisé le tableau qui figure sur la couverture du livre Psychose et Guérison
Elle écrit : « Une Etoile, un Poisson ….
Nous étions là, un jour, il y a très longtemps…. »

http://carollroughol.com

Bises
A bientôt
Biétrix

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A la mémoire d’Elisabeth

*Merci Elisabeth
Je suis heureuse que ma route ait croisée la tienne.
Nous avons fait quelques pas ensemble parfois sous l’orage sur le chemin des pierres Guiniche ou sous la neige de décembre.
Nous avons monté côte à côte et à genoux l’escalier de Notre dame de l’Hermitage, à chaque pas nous avons fait des voeux de guérison pour nos proches et le groupe de l’assistance de base, pour que vive La Tempérance.
Elle vivra grâce à Bernard et à nous tous, à tous les autres que ne
connaitrons pas, mais à qui nous parlerons de toi.
Grâce à toi, à la Tempérance, au Dr Podvoll, j’ai découvert les charmes de l’Auvergne et j’y ai pris goût.
Je te remercie pour toute l’aide que tu nous a apportés dans des moments où nous étions à la recherche d’un espoir de guérison.
Je n’ai pas encore nourri tous mes démons mais j’ai pu commencer
avec Bernard et toi.
Nous avons parlé , il n’y a pas très longtemps de notre séjour à Chabreloche avec Raphaël, tu es présente dans son cœur et tu resteras dans le mien.
Je suis triste de ne pas t’accompagner ce 21 janvier 2012, mais je ne manquerai pas de penser à toi chaque année, c’est le jour de mon anniversaire.
Tu es partie dans la lumière, je te souhaite un bon voyage.

Corinne, Jean-François et Raphaël

*Ton sourire, ta force, et ton altruisme ont résonné en moi au plus profond de mon cœur.
Merci Elisabeth , ce fût une très douce rencontre sur cette terre.
Au revoir
Roseline

*Ma chère Elisabeth,
Tu m’a appris à comprendre dans le silence et à écouter avec les yeux, à
respirer l’amour qui est en nous; Cette énergie d’amour inconditionnelle
dépasse les épreuves et les limites de notre monde. Elle est éternelle et
nous lie les uns aux autre au delà de notre enveloppe corporelle.
Elisabeth, tu es dans nos cœurs à tout jamais et ton amour nous guide.
Noëlle

*Elisabeth.
Toi qui a été un modèle de gentillesse, de présence, de compréhension, merci d’avoir pu être sur mon chemin de Vie et de m’avoir apporté cette humanité qui te correspondait tant. Toi qui envoyé tellement de lumière au autre c’est toi qui es La Lumière maintenant. Merci d’avoir été aussi authentique et aussi vrai.
Marie Dominique

*Très chère Elisabeth ..
Il y a tellement de mercis à te dire; peut être le plus gros, c’est: Merci de nous avoir appris à tracer nous-même les chemins du cœur, à travers les formations d’Assistance de Base, de Pnl, et ta présence.
tu nous as montré les chemins du cœur et les Liens du Cœur;
et plus que de les montrer, tu nous les as fait expérimenter au plus profond de nous même-
tu disais que nous sommes reliées en pensée par les chemins du cœur – et ces liens là, ces chemins là, deviennent maintenant des sillons de lumière-
Que ces liens magnifiques que tu as su créer, faits de force et d’une énergie empreinte de douceur, de lumière, t’accompagnent et te soutiennent à leur tour
Elisabeth,
Je me souviendrai aussi de ton accent chantant, de la manière avec laquelle tu étais parfois comme une jeune fille posée sur l’herbe du jardin de La Tempérance à côté du petit coin de menthe pour téléphoner — si légère.
J’avais envie de t’offrir en pensée ces roses d’hiver qui savent traverser les gelées et les matinées de soleil;
elles sont comme toi, en pérpétuel devenir –
je t’envoie toute ma tendresse,
Je t’envoie mon énergie
pour ce beau voyage que tu as entrepris -
Biétrix

*Ma chère Elisabeth,
Merci pour toute ta bienveillance lors de nos diverses rencontres que se
soit lors de stage ou dans d’autres moments.
J’ai été ravie d’avoir pu partager ces 2 jours avec toi quelques temps avant ton départ.
Je sais que tu continueras à guider de l’endroit où tu te trouves, c’est
à dire pas si loin que cela, tout ceux qui le souhaiterons à la
concrétisation de lieux de guérison comme tu en avais le projet lors de
ton séjour sur cette terre.
Je sais que tu es et seras présente parmi nous si l’on s’adresse à ta
douce présence.
Je t’embrasse et je suis heureuse de t’avoir rencontré
Yasmine

*C’est une bénédiction Elisabeth de t’avoir rencontrée , et ton départ me rend vraiment triste, tu as su être un phare pour beaucoup et la cause que tu as portée est tellement belle, ouvrir nos cœurs pour les plus petits et nous laisser transformer par eux,
tu as mis du sens dans le non sens et tu as donné l’espérance, le soutien, l’écoute, tu étais une inlassable chercheuse de vérité et de lumière et des êtres comme toi sont infiniment précieux pour l’humanité. Je te dis au revoir même si je sais que tu es encore plus présente maintenant et que cette cause que tu as portée avec beaucoup de fidélité, de ténacité et de courage, tu continues forcément à la porter là ou tu es maintenant, alors inspire nous et soutiens nous
Je t’envoie un cœur plein de reconnaissance et ton souvenir est en moi comme un grand soleil
Bénédicte

*Très chère « petite » et très grande Elisabeth,
Je crois pouvoir te dire que tu es la plus belle personne qu’il m’ait été de rencontrer et connaître un peu.
Ton sourire, ta douceur, ta gentillesse n’ont d’égal que ton amour inconditionnel et ta compassion infinie pour les êtres.
Partie sous d’autres cieux trop vite, trop tôt, tu as encore eu cette immense délicatesse de nous laisser un magnifique message de joie et d’espoir.
L’espoir qu’au-delà de cette vie, rien ne s’arrête, tout continue.
A bientôt Elisabeth.
Nous te rejoindrons tous à un moment ou à un autre, le moment venu. C’est juste une question de timing.
Bon voyage
Je t’embrasse très fort et je t’aime,
Claudine.

*… tendres pensées affectueuses.
Avec cœur…
Régine

*Amour infini.
Bernadette.

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« Je suis partie en paix… »

Elisabeth FRIT nous a quittés le 18 janvier. Elle nous a laissé les mots suivants :

« Je suis partie en paix et dans la joie avec beaucoup
d’aide spirituelle et le soutien d’amis de coeur et
je souhaite que La Tempérance continue. »

Une messe sera célébrée le samedi 21 janvier, à 10h en l’église de Celles/Durolle -63250.

L’inhumation aura lieu au cimetière de Chausseterre – 42430 à 15h.

Fleurs naturelles uniquement

LA TEMPERANCE

Merci de communiquer vos messages de sympathie uniquement par mail.

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Conscience et illusion- comprendre ce qui donne un sens à nos représentations mentales

Bonjour à tous,

Voici une réflexion sur le travail du philosophe Daniel Denett mais aussi sur Benjamin Libet qui ont réfléchit sur la conscience …: Daniel Dennett : La conscience est une sorte d’illusion
ces propos ont été recueillis par Nicolas Journet
Article publié le 19/01/2011 dans Le Cercle Psy …

bonne lecture
Bises à tous,
Biétrix
 »
Depuis vingt ans, ce philosophe américain se trouve au cœur des débats sur la conscience. Il a longtemps soutenu que l’étude de celle-ci, échappant au langage et à l’introspection, devait être abordée dans une perspective naturaliste. Aujourd’hui, il nuance quelque peu sa position. Il nous a accordé un entretien.
Daniel Dennett est un philosophe américain né en 1942. Il enseigne à l’Université de Tufts (Massachussets), où il dirige le Centre d’études cognitives. Il est l’auteur de plusieurs livres traduits en français : La Stratégie de l’interprète (Gallimard, 1990), La Conscience expliquée (Odile Jacob, 1993), Darwin est-il dangereux ? (Odile Jacob, 2000), Théorie évolutionniste de la liberté (Odile Jacob, 2004), De beaux rêves (L’Eclat, 2008).
Il est, depuis, la publication en 1991 de La Conscience expliquée, un des auteurs les plus en vue dans le domaine de la philosophie de l’esprit. Philosophe est d’ailleurs un titre trompeur car, plus encore que beaucoup de ses collègues, D. Dennett évite le travail en vase clos, se méfie de l’introspection et se plonge plus volontiers dans l’actualité des neurosciences, de la psychologie expérimentale, de l’éthologie animale, enfin des sciences du vivant en général, que dans la relecture des anciens sages. Ses conférences ne vont jamais sans illustrations. Celle qu’il a donnée le 15 octobre dernier au tout nouvel Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière) s’ouvrait sur deux images placées côte à côte : celle d’une termitière, quelque part en Afrique, et celle de la Sagrada Familia de Barcelone. Entre ces deux édifices, l’analogie est visible. Mais, expliquait-il, l’un a été modelé par des milliers de petits être machinaux, et l’autre, par le génie d’un seul grand architecte, Antoni Gaudi. Evidemment, comme le pense D. Dennett, nous ne pouvons pas exclure l’idée que le cerveau humain soit fait, lui aussi, de millions de petits robots biologiques, les neurones. Au contraire, c’est même ainsi que les neurosciences devraient nous le décrire. L’esprit humain est un produit de l’évolution du vivant, et doit être expliqué de la même manière que n’importe quel autre phénomène naturel. D’un autre côté, il présente des particularités bien à lui : avant d’être édifiée, la Sagrada Familia a été calculée, dessinée critiquée et planifiée, toutes choses que ne font pas les termites, même les plus intelligents. Cette singularité représente un aspect de ce que nous, humains, appelons perception, intentionnalité, volonté, vision de l’avenir, soit autant d’aspects d’un phénomène réflexif appelé « conscience », qu’à la suite de bien d’autres philosophes D. Dennett s’est attaché à circonscrire, soumettre à l’épreuve des connaissances scientifiques et à sa propre réflexion. Il y a vingt ans, il s’affairait surtout à montrer que le langage courant ne pouvait servir à décrire la conscience, et qu’il convenait de se tourner vers des modèles d’explication plus naturels et physiques, darwiniens par exemple. Aujourd’hui, il persiste à critiquer l’illusion introspective, mais aussi son contraire, à savoir l’élimination pure et simple du problème par sa réduction à l’activité observable du cerveau.

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« psychiatrie citoyenne » dans la Maison des Sources ..

Vous pouvez voir et revoir sur le site de Direct 8, l’émission
Quartier Général : Psychiatrie : Comment gérer la folie?
On y parle de « psychiatrie citoyenne » et bisouthérapie dans la Maison des
Sources …

Voici le lien d’un article de Télérama que vous pouvez retrouver sur

http://www.telerama.fr/idees/soins-psychiatriques-une-loi-delirante,72216.php

« Au centre psychothérapique de Saint-Martin-de-Vignogoul (Hérault), une évidence prend à la gorge : la psychose que l’on y soigne, c’est la part de folie, de difficulté à vivre, que tout humain porte en lui, mais que certains, plus fragiles, ne parviennent pas à dompter. Ils sombrent alors dans l’hystérie, la schizophrénie, les bouffées délirantes, ils sombrent en eux-mêmes, jusqu’à trouver une main tendue… »
Thérapies de groupe, jeux de rôles, sorties et ateliers sont proposés à Saint-Martin-de-Vignogoul.

La loi « sécuritaire » et « antithérapeutique », de N. Sarkozy
Suite à En revenant à une logique carcérale, on détruit deux siècles de psychiatrie.” Dr Hervé Bokobza en 2004 -, Nicolas Sarkozy annonçait la « sécurisation des hôpitaux psychiatriques », débloquant 70 millions d’euros pour installer vigiles, chambres d’isolement, caméras de surveillance. « Le lendemain de son
discours, j’avais honte devant mes patients », se souvient Hervé Bokobza. Avec des confrères, il a alors créé le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire, groupe de soignants à la proue de la mobilisation actuelle. « En revenant à une logique carcérale, on détruit deux siècles de travail, martèle-t-il. La psychiatrie est née avec la Révolution française. Avant, les fous étaient
brûlés comme des sorciers ou jetés en prison. »

Bises à tous,
Biétrix

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J’aurai pu aussi bien être morte

Hébriana, dans « Deprived of our humanity » (privés de notre humanité) dit «  j’aurai pu aussi bien être morte… »
J’aurai pu aussi bien être morte, aussi, quand tout nous demande de le faire, et de l’être…
Pas de vagues, pas de positionnement, pas de droits d’existence,
Pas, pas, pas, pas…nous sommes les poubelles de l’humanité souffrante de déshumanisation…

Comment entendre la différence de pensée, de sensibilité, de droits, quand tout se mélange dans une tête théorisant…
Devant celui qui devient soit égoïste, soit malade… soit ce que l’on veut bien s’arranger à faire de lui…

Les grandes causes, ne sont pas pour les gens de ce monde,… ni pour ceux qui se croient fous… tant ils sont seuls à avoir raison…
Quant à l’odeur de la liberté, elle ne reste qu’une odeur diffuse, et irréalisable…

Aujourd’hui j’ai arrêté de me sentir victime, et devant ça, aux yeux des autres je deviens un monstre sans foi ni loi qui écrase tout sur son passage, (ceux qui n’osent pas)…
Le droit de se taire, de paraitre « intelligent »… loin de l’habituel…

Il n’y a pas de pitié pour les bannis, pas d’oreille pour les égoïstes, pas d’humains, pour ceux qui n’ont plus de nom…
Se cacher derrière le silence, fuir devant le monstre égoïste que nous sommes, parler sous des travers de fausseté afin de ne pas déranger les biens pensants, ne se livrer que devant un thérapeute qui nous remettra dans le droit chemin, ou pleurer devant notre icône de victime malade pour quelques pitiés, voilà à quoi nous sommes réduits… voilà nos droits de perturbateurs… dans une société où il n’y a pas de caste pour les hors castes…

Impossible de choisir nos vies, impossible de prendre les armes quand logé à l’enseigne de victimes…« Garder le moral » voilà ce que l’on mange… tous les jours… et subir la tolérance… réduite en pitié…

Il n’y a pas de place pour une nouvelle vie, pas de place pour le choix de vivre, sinon bannis des terres connues… bannis des codes éthiques… bannis des morales… bannis des familles… bannis des scrupules…

Stéphanie Ollivier.

Publié dans Bienveillance et maltraitance, Cycle "espoir-crainte", Témoignages de vie | Laisser un commentaire

Lettre aux institutions psychiatriques

Il est 1h3O, je viens de me lever. J’arrive vraiment pas à me poser; je suis agité, je bois un café. 2 cafés.2 clopes. Je pense à la psychiatrie; Au papier positif que je dois faire sur la psychiatrie. ça va pas trop mais bon, j’ai l’habitude. Je sais que je vais avoir du mal à écrire ce papier mais je vais essayer.

Tout d’abord, je m’aperçois qu’aujourd’hui dans l’état actuel de ma santé mentale. Il m’est difficile d’écrire directement aux institutions. Alors je crois que je vais procéder ainsi. Je vais écrire ce que j’ai envie d’écrire, de peindre ou d’exprimer ce que j’ai envie avec mes tripes.

Tout d’abord dans l’état actuel des choses, il m’est difficile de critiquer les institutions psychiatriques tout en sachant que je suis actuellement dans leur mains un peu contre ma volonté profonde.

Tout d’abord, concernant la psychose, ça fait déjà pas mal de temps que j’ai compris que l’on pouvait en sortir par d’autres moyens que le traitement pharmaceutique ou alors à petite dose et en donnant plus d’attention et de respect aux malades et plus de liberté. On peut partir et revenir d’autre monde par d’autres moyens plus humains que le traitement chimique et l’enfermement.Il n’y a pas une mais plusieurs façons de partir et de revenir à la réalité. Mais est-ce la volonté de l’institution que beaucoup de malades guérissent de leur psychose ? L’institution crie qu’elle n’a pas les moyens que peuvent avoir d’autres mouvements ou autres structures extra-psychiatriques. Mais aujourd’hui, quand l’on voit ce que fait l’institution avec les moyens quand ils en on, cela m’effraie, ça me fait peur. Je suis catalogué schizophrène et quand je vois les structures ultra-moderne où l’on « met » les schizophrènes à l’heure actuelle, ça me fait peur, ça m’effraie. J’ai vraiment envie de fermer ma gueule et ne plus avoir les idées extrêmes que j’ai pu avoir par le passé. Pourtant, ça a été mon combat, de dénoncer les institutions depuis que j’ai 23 ans et que je suis allé en HP. Cette hospitalisation m’a dégouté, m’a traumatisé et m’a fait devenir un dénonciateur, un rebelle, un insoumis. Mais bon, aujourd’hui ma volonté première est de me reposer, de dormir un peu mieux, de travailler, de mener une vie équilibrée. Mais est-ce que ce n’est pas ce que j’ai eu envie depuis 15 ans; je ne demande que ça, d’être posé, équilibré, sain d’esprit; mais le problème, c’est que j’ai un produit dans le corps qui me change mon état de conscience et il m’est difficile d’être moi.

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Expérience, angoisse …et détente bien méritée

Bonjour, je m’appelle Aurélien, j’ai 30 ans et je souhaiterais partager mon expérience sur ce que j’ai vécu.
Après être tombé dans une angoisse proche du coma, je suis tombé par terre, je décidais quand même de rester dans mon appartement pour un temps. C’est là que plus tard je me réveillais la nuit tout en sueur et dans une panique totale, je dû donc réintégrer le domicile familial.
Une période de deux mois me conduisit à une HDT (Hospitalisation à la demande d’un tiers) puis à deux autres hôpitaux mi-séquestré, mi-libre, le tout ayant duré un an et demi.Mais les médecins me trouvèrent un traitement adapté à cette torture mentale, Tercian, Rivotril et Seroplex et je vis aujourd’hui normalement.
Ce fut ensuite une période nouvelle avec un appartement sympa où je vécu deux ans, mais je fut très vite confronté à des hallucinations auditives que j’entendais sur la musique, les dj’s me parlaient.
Les hallucinations s’amplifièrent de façon prononcées et ce fut à nouveau la torture mentale »je veux te tuer, tu finiras ta vie tout seul, tu n’es qu’une sous-merde », pour ne citer que quelques exemples.
Suite à un stage de PNL et grâce à l’aide de mon inconscient et de mon esprit, tout cela disparu pour faire place à une détente bien méritée.
C’est un cas isolé mais j’espère que ça pourra aider d’autres personnes.
big up
Aurélien

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